# Photoclimat > Photoclimat est une biennale de photographie sociale et environnementale, gratuite et en plein air, à Paris et en Île-de-France. Elle est produite par l'association Letourdunmonde. Son directeur artistique et fondateur est l'artiste photographe Nicolas Henry. ## Les biennales - 2021 : 1re édition, du 18 septembre au 17 octobre 2021, à Paris et en Île-de-France : 29 artistes et 31 expositions. - 2023 : 2e édition, du 14 septembre au 15 octobre 2023, à Paris et en Île-de-France : 38 artistes et 44 expositions. - 2025 : 3e édition, du 12 septembre au 12 octobre 2025 : 47 artistes et 35 expositions, place de la Concorde (17), sur les quais de Seine (8), à l’Académie du Climat (3), place Saint-Sulpice (1) et hors les murs. - 2027 : 4e édition, du 16 septembre au 17 octobre 2027. - Toutes les expositions sont en accès libre et gratuit. - Édition 2025 soutenue par le ministère de la Culture, le ministère de la Transition écologique, la Ville de Paris et la Région Île-de-France. ## Pages principales - [Le festival](https://photoclimat.com/a-propos/) : Photoclimat est une biennale environnementale et sociale, gratuite et en plein air, qui se déroule pendant un mois à Paris et dans son agglomération. - [Biennale 2025](https://photoclimat.com/biennale-2025/) : Photoclimat 2025, du 12 septembre au 12 octobre : expositions gratuites place de la Concorde, quais de Seine, Académie du Climat et place Saint-Sulpice. - [Les artistes 2025](https://photoclimat.com/biennale-2025/artistes/) : Les 47 artistes de Photoclimat 2025 et leurs 35 expositions. Ouvrez chaque fiche pour voir leurs photographies. - [Catalogue 2025](https://photoclimat.com/biennale-2025/catalogue/) : Les trente-cinq expositions de la 3e édition, leurs artistes et leurs lieux. Tournez les pages, ou téléchargez le PDF. - [Biennale 2023](https://photoclimat.com/biennale-2023/) : 2e édition de Photoclimat, en 2023 : 38 artistes et 44 expositions gratuites en plein air, à Paris et en Île-de-France. - [Les artistes 2023](https://photoclimat.com/biennale-2023/artistes/) : Les 38 artistes de Photoclimat 2023 et leurs 44 expositions, à Paris et en Île-de-France. 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Ouvrez chaque fiche pour voir leurs photographies. - [Agenda](https://photoclimat.com/actualites/) : Les rendez-vous de Photoclimat mois par mois : expositions photo en plein air, vernissages et rencontres, sur un calendrier et une carte. - [Partenaires](https://photoclimat.com/partenaires-photoclimat/) : Institutions, fondations, associations, médias et entreprises : ils rendent possible une biennale gratuite, en plein air, au cœur de Paris. - [Presse](https://photoclimat.com/presse/) : Le dossier de presse de la biennale Photoclimat 2023 : tournez les pages, ou téléchargez le PDF. - [Soutenir](https://photoclimat.com/soutenir/) : Gratuite et en plein air, Photoclimat existe grâce à ses bénévoles, à ses partenaires et aux dons. Quatre façons de faire vivre la biennale. - [Contact](https://photoclimat.com/contact/) : Pour toute demande de partenariat, mécénat, candidature spontanée ou question, écrivez-nous. ## Pour aller plus loin - [Qui sommes-nous ?](https://photoclimat.com/qui-sommes-nous/) : L'équipe de Photoclimat : Nicolas Henry, artiste photographe et fondateur de la biennale, et l'association Letourdunmonde. - [La carte du parcours](https://photoclimat.com/le-parcours/) : La carte du parcours de Photoclimat : tous les lieux d'exposition, à consulter en ligne ou à télécharger en PDF. - [Photoclimat × Académie du Climat](https://photoclimat.com/photoclimat-x-academie-du-climat/) : Depuis la première biennale, en 2021, la galerie Photoclimat est installée à l'Académie du Climat, à Paris. - [Exposition Une autre empreinte – Prix photo Dahinden](https://photoclimat.com/exposition-une-autre-empreinte-prix-photo-dahiden/) : Une autre empreinte, l'exposition du prix photo Dahinden sur les quais de Seine, du 18 septembre au 17 octobre 2021. - [Rapport d’activité](https://photoclimat.com/rapport-dactivite/) : Le rapport d'activité de la première biennale Photoclimat, en 2021 : 99 pages à télécharger en PDF. ## Actualités - [Prix photo Dahinden « Une Autre Empreinte » : les lauréats 2026](https://photoclimat.com/prix-photo-dahinden-2026/) : Le Prix photo Dahinden « Une Autre Empreinte » expose ses lauréats 2026 à l’Académie du Climat, à Paris, du 9 au 29 novembre. Vernissage le 18 novembre. - [Photographie sous-marine noir et blanc : Christian Vizl à Paris](https://photoclimat.com/christian-vizl-ocean-black-white/) : Christian Vizl expose « Ocean Black & White » aux Maisons du Voyage à Paris : la photographie sous-marine noir et blanc, des baleines aux requins. - [CABANES IMAGINAIRES de Nicolas Henry à la H Gallery](https://photoclimat.com/cabanesimaginaireshgallery/) : Cabanes imaginaires, l'exposition de Nicolas Henry à la H Gallery, 39 rue Chapon à Paris, du 15 octobre au 21 novembre 2026. - [SUBANTARCTICA en tournée avec Art Explora](https://photoclimat.com/subantarctica-artexplora/) : Subantarctica, l'exposition d'Under The Pole en tournée avec Art Explora, bassin Vauban à Saint-Malo, du 20 octobre au 1er novembre 2026. ## Réseaux - [Instagram](https://www.instagram.com/photoclimat_officiel/) - [Facebook](https://www.facebook.com/PHOTOCLIMAT/) - [LinkedIn](https://www.linkedin.com/company/biennale-photo-climat/) - [X](https://x.com/photoclimat) ## Plan du site - [Toutes les pages](https://photoclimat.com/sitemap_index.xml) - [Version complète, avec chaque artiste et ses photos](https://photoclimat.com/llms-full.txt) ## Les artistes ### Adrien Bitibaly, photographe documentaire Page : https://photoclimat.com/artistes/adrien-bitibaly/ Adrien Bitibaly est un photographe burkinabè. Autodidacte, il a d'abord couvert des événements pour des entreprises et des institutions, avant de se consacrer à la photographie documentaire. Il a suivi une résidence de recherche à l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Fondateur de PHOTOSA, la biennale photographique de Ouagadougou, il y anime aussi un programme de mentorat : c'est d'ailleurs sa rencontre qui a orienté Soum Éveline Bonkoungou vers la photographie d'auteur. À Photoclimat 2025, Adrien Bitibaly fait partie des quatre photographes réunis par l'ONG Solidarités International dans « Histoires de (sur)vie », exposition collective présentée place de la Concorde, côté Seine. Le parcours suit des femmes et des hommes qui vivent au plus près des conflits, par choix ou faute de choix, et rappelle le travail de l'ONG pour couvrir les besoins vitaux des populations touchées par les guerres, les épidémies et les catastrophes climatiques : boire, manger, s'abriter. - Photoclimat 2025 : exposition « Histoires de (sur)vie », Place de la Concorde. ### Alain Delorme, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/alain-delorme/ Le travail photographique d'Alain Delorme met en lumière la normalisation et la standardisation portées par notre société de consommation. Il pratique la photographie numérique et construit des univers graphiques entre réalisme et fiction : en détournant le réel, il pousse à regarder de plus près et à s'interroger sur notre époque. Lauréat en 2023 d'Une Autre Empreinte, prix photo Dahinden pour la photographie environnementale, consacré cette année-là à l'air, il a exposé sur les quais de Seine sa série « Murmurations ». Ce qui ressemble à des nuées d'étourneaux est en réalité fait de sacs plastique, photographiés puis assemblés par milliers, au-dessus de paysages industriels. Une image trompeuse et belle, qui parle de la pollution de l'air et de nos déchets. - Photoclimat 2023 : exposition « Murmurations », Quais de Seine. - Photo : Dans un ciel qui passe du bleu pâle au rose orangé, une gigantesque nuée tourbillonne et se replie sur elle-même, comme le ballet des étourneaux qu'on appelle murmuration. Vue de près, elle semble faite de fragments plutôt que d'oiseaux. En bas du cadre, une rangée d'éoliennes se découpe à contre-jour. Alain Delorme joue sur cette illusion pour parler de notre rapport à la nature et à nos déchets. Exposition présentée sur les quais de Seine à Photoclimat 2023. ### Alessandro Puccinelli, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/alessandro-puccinelli/ Photographe italien né en 1969, Alessandro Puccinelli vit au contact de la mer, entre la Toscane, Lisbonne et les grandes vagues du sud du Portugal. Très inspiré par la peinture de William Turner, il cherche à saisir la force, l'élégance et l'émerveillement que procure l'océan. L'intensité de ses images lui a valu plusieurs distinctions, dont les Hasselblad Masters. « Mare & Plastic » réunit deux ensembles. « Mare », commencé en 2006, est une quête de puissance, de chaos et de liberté dans un seul élément, la mer. « I Have Crossed the Seven Seas » met en scène des objets en plastique ramassés sur les plages de Toscane, photographiés comme des objets de luxe, pour souligner l'ironie de ces déchets. Photoclimat a présenté la série en 2021 place de la Bastille, avec Surfrider Foundation Europe, puis en 2023 à la piscine de Sucy-en-Brie. - Photoclimat 2023 : exposition « Mare & Plastic », Piscine de Sucy-en-Brie. - Photo : Plein cadre, une masse d'eau explose en gerbes d'écume, en volutes de vapeur et en rouleaux sombres, sans horizon ni repère. Les gris bleutés et les blancs éclatants donnent à la mer une puissance presque abstraite, entre le tableau et la sculpture. Alessandro Puccinelli confronte cette force de l'océan aux déchets plastiques qui l'envahissent. Série « Mare », exposée à la piscine de Sucy-en-Brie pour Photoclimat 2023. - Photo : Une vague se dresse et s'enroule devant un fond noir profond, le vent arrachant de sa crête une longue chevelure d'embruns. Le noir et blanc très contrasté isole le mouvement de l'eau et lui donne l'allure d'une créature. Avec la série « Mare », Alessandro Puccinelli célèbre la puissance de la mer, qu'il met ensuite en regard de la pollution plastique. Exposition « Mare & Plastic », piscine de Sucy-en-Brie, Photoclimat 2023. - Photo : Seule au centre d'un fond noir, une bouteille en plastique froissée, rayée et couverte de dépôts, se reflète sur une surface brillante parmi quelques grains de sable. Éclairée comme une pièce de musée, elle prend l'allure d'un fossile ou d'une pierre. Dans la série « Plastic », Alessandro Puccinelli photographie les déchets rejetés par la mer, en écho à ses vagues. Exposition « Mare & Plastic », piscine de Sucy-en-Brie, Photoclimat 2023. - Photo : Sur une pelouse verte, sous un ciel bleu à petits nuages, des montants de bois assemblés comme des échafaudages portent deux grands tirages de vagues en noir et blanc et plusieurs petits cadres, dont l'un montre un objet clair sur fond noir. Derrière, une haie dense et de hauts conifères. Les images de mer et de déchets d'Alessandro Puccinelli se découvrent ici en plein air. Vue de l'exposition à la piscine de Sucy-en-Brie, Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Mare and Plastic », Place de la Bastille, avec Surfrider Foundation Europe. - Photo : En noir et blanc très contrasté, une lourde vague se dresse et se brise, tandis que le vent soulève son écume en panaches blancs sur un ciel presque noir. La mer y paraît à la fois sublime et indomptable. Alessandro Puccinelli photographie l'océan dans toute sa puissance, et l'exposition « Mare and Plastic » le confronte à la pollution plastique, avec Surfrider Foundation Europe. Présentée place de la Bastille à Photoclimat 2021. - Photo : Sous les arbres de la place, sur un pavé mouillé, une vingtaine de cadres en bois s'empilent sur des chevalets et des piquets plantés de biais : grandes vagues déferlantes en noir et blanc, et petits cadres carrés montrant des objets isolés sur fond noir. L'accrochage, serré et volontairement brut, évoque une épave ou une barricade. Exposition « Mare and Plastic » d'Alessandro Puccinelli, place de la Bastille, Photoclimat 2021. ### Alice Pallot, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/alice-pallot/ Née en 1995, Alice Pallot vit et travaille entre Bruxelles et Paris. Diplômée en photographie de La Cambre en 2018, elle reçoit la même année le prix Roger De Conynck. Elle expose depuis en Europe, notamment au FOMU d'Anvers, et représente en 2023 la jeune photographie européenne au sein du réseau FUTURES. Autrice de plusieurs livres et cofondatrice du collectif De Anima, elle explore, au fil d'expéditions et de recherches, les liens entre les sciences et notre impact sur la nature. À la Maison des Arts et de la Culture de Créteil, Photoclimat 2023 a présenté « Algues maudites, a sea of tears », issue du Mentorat des Filles de la Photo. Développée lors de la Résidence 1+2 à Toulouse, la série s'intéresse aux algues toxiques qui envahissent le littoral breton. En pourrissant, elles libèrent un gaz mortel. Dans ces paysages figés, l'artiste fait sentir une menace invisible et le déclin de la biodiversité. - Photoclimat 2023 : exposition « Algues maudites », Maison des Arts et de la Culture de Créteil. - Photo : Au centre d'un fond noir parcouru de rayures, un cercle cerné d'un halo blanc bleuté contient une eau verte où flottent des filaments d'algues sombres. On dirait à la fois une planète vue de loin et un échantillon de laboratoire. Alice Pallot travaille sur la prolifération des algues vertes et la menace qu'elles font peser sur le littoral. Série « Algues maudites », présentée à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil pour Photoclimat 2023. - Photo : Sur un rivage de rochers sombres envahis d'algues vert fluo, trois silhouettes en combinaison de protection à capuche avancent vers une mer noyée dans la brume, sous un arc-en-ciel à peine visible. La scène, entre documentaire et science-fiction, évoque une zone contaminée. Alice Pallot montre ainsi le danger des marées d'algues vertes. Série « Algues maudites », exposée à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil pour Photoclimat 2023. - Photo : L'image, volontairement floue, montre deux visages côte à côte, l'un aux cheveux courts, l'autre aux cheveux longs, inondés d'une lumière vert vif. Au-dessus, un ciel gris laiteux. Ce vert étrange, presque toxique, semble contaminer les corps comme les algues envahissent le rivage. Alice Pallot mêle photographie et expérimentation pour rendre visible une menace écologique. Série « Algues maudites », Maison des Arts et de la Culture de Créteil, Photoclimat 2023. ### Anaïs Chevret, illustratrice Page : https://photoclimat.com/artistes/anais-chevret/ Illustratrice, Anaïs Chevret cherche à rendre visibles et compréhensibles les grands enjeux de notre époque grâce à un univers très coloré. À travers ses dessins, elle veut faire passer le respect de la nature, de la planète, de l'océan et des autres. Avec la Fondation Tara Océan, elle a illustré le parcours pédagogique sur l'océan de Photoclimat. En 2023, à la piscine Marcel-Dusmenil de Bonneuil-sur-Marne, le parcours expliquait six notions scientifiques clés : l'océan et l'homme liés l'un à l'autre, l'océan régulateur de la planète, source de vie, bâtisseur de cités sous-marines, acteur mais aussi victime, et encore largement inconnu. Il prolongeait les images de Christian Sardet et des Macronautes. En 2021, le parcours Océan était installé place de la Bastille, où il sensibilisait le jeune public à la pollution par les microplastiques. - Photoclimat 2023 : exposition « Parcours pédagogique sur l’Océan », Piscine Marcel-Dumesnil, Bonneuil-sur-Marne. - Photo : Panneau dessiné en coupe : sous la surface, un océan bleu turquoise où nagent une orque, des bancs de poissons, des méduses et des créatures lumineuses ; en surface, un chalutier et une ville. En haut, un texte rappelle que l'Océan couvre environ 71 % de la planète. Ce parcours pédagogique explique aux enfants comme aux adultes notre lien avec la mer. Exposition d'Anaïs Chevret à la piscine de Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Sur une pelouse haute, sous un ciel bleu sans nuage, plusieurs panneaux dessinés aux tons bleus et turquoise sont fixés sur des cadres de bois brut. Au premier plan, l'un est titré « L'Océan, acteur mais aussi victime » et parle de la hausse de la température de l'eau. Derrière, le bâtiment vitré de la piscine et trois tours d'habitation. Vue du parcours d'Anaïs Chevret à Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Parcours Océan », Place de la Bastille, avec Tara Océan. - Photo : Panneau pédagogique illustré, intitulé « L'Océan et l'homme sont connectés, ils se définissent l'un avec l'autre ». Sous une ligne de vagues, un monde bleu turquoise traversé de rayons de lumière : une orque, des bancs de poissons, des méduses et du plancton aux couleurs vives. En surface, un chalutier et une ville sous la pluie rappellent la pression humaine. Le texte rappelle que l'océan couvre environ 71 % de la planète. Un panneau du « Parcours Océan » d'Anaïs Chevret, place de la Bastille, Photoclimat 2021. - Photo : Deux grands panneaux en bois, encadrés de rideaux violets, reposent sur des fûts métalliques noirs ; l'un, intitulé « L'Océan, acteur mais aussi victime », montre une côte industrielle et des poissons parmi des déchets. Une passante à vélo s'arrête pour lire, sous les arbres. Derrière, d'autres tirages et la façade de l'Opéra Bastille. Le « Parcours Océan » d'Anaïs Chevret explique, en images, les liens entre l'océan et nos modes de vie. Place de la Bastille, Photoclimat 2021. ### Anush Babajanyan, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/anush-babajanyan/ Née en 1983 à Erevan, Anush Babajanyan est membre de l'agence VII Photo et National Geographic Explorer. Elle s'attache aux récits sociaux et aux histoires personnelles. Après un long travail dans le Caucase du Sud, elle photographie aussi l'Asie centrale et bien d'autres régions du monde. Lauréate de la première édition du Prix photo Terre Solidaire du CCFD-Terre Solidaire, présidé à titre d'honneur par Sebastião Salgado, elle a présenté à Photoclimat 2023, place du Palais-Royal, « Les oubliés de la rivière Kosi ». Ce reportage suit les habitants des rives de la Kosi, en Inde, confrontés à des difficultés environnementales et alimentaires, et met en lumière leurs conditions de vie comme leurs espoirs. Il dialogue avec le travail d'Emily Garthwaite sur le Tigre. La série « Battered Waters » a aussi été montrée à Marnes-la-Coquette. - Photoclimat 2023 : exposition « Les oubliés de la rivière Kosi · Battered Waters », Place du Palais-Royal. - Photo : Assise dans l'herbe au bord d'une large rivière, une femme drapée d'un voile rose et orange à motifs tient un petit garçon contre elle ; un autre enfant, assis sur une brique, regarde l'objectif. À gauche, une chèvre broute. La lumière pâle et le regard inquiet de la mère disent la précarité des familles vivant au rythme des crues. Série « Les oubliés de la rivière Kosi » d'Anush Babajanyan, place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Au milieu d'une plaine sèche et ocre, l'eau jaillit au sommet d'un rocher sombre en gradins et dévale en cascade dans une mare. Trois femmes s'y sont installées, l'une debout tend la main vers le jet, les autres assises sur la pierre. La lumière douce et les tons sable font de cette source un trésor dans un paysage assoiffé. Série « Battered Waters » d'Anush Babajanyan sur la ressource en eau, place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. ### Arthur Mamou-Mani, architecte Page : https://photoclimat.com/artistes/arthur-mamou-mani/ Installé à Londres, Arthur Mamou-Mani est un architecte et designer français. Diplômé de l'Architectural Association, où il enseigne, il fonde en 2011 son agence, qui associe impression 3D, conception paramétrique et matériaux écologiques pour créer des structures modulables. Il est connu pour Galaxia, temple principal du festival Burning Man en 2018, une grande spirale de bois. Il a aussi créé FabPub, un atelier de fabrication numérique ouvert au public. Pour Photoclimat 2025, qui célèbre les dix ans de l'accord de Paris, il signe « Concordia », structure monumentale installée place de la Concorde. Légère, en bois et en rotin, elle évoque un oiseau qui déploie ses ailes et a été construite collectivement. En son cœur, un cristal imprimé en 3D en sucre capte la lumière. Lieu de rencontre et de dialogue, la tour doit ensuite rejoindre la Tour du Valat, en Camargue, pour devenir un observatoire. - Photoclimat 2025 : exposition « Concordia », Place de la Concorde. - Photo : À la tombée de la nuit, une grande structure en bois aux courbes ajourées s'élève sur le sol sablé de la place de la Concorde, couverte de dizaines de fanions bleus et verts frappés d'une image de la Terre. L'obélisque de Louxor se découpe dans le ciel bleu sombre. Ce pavillon de l'architecte Arthur Mamou-Mani était le cœur de la biennale Photoclimat 2025. ### Aïda Muluneh, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/aida-muluneh/ Née en 1974, l'artiste et photographe éthiopienne Aïda Muluneh est diplômée en communication et cinéma de la Howard University, à Washington. Elle a commencé comme photojournaliste au Washington Post, a siégé dans des jurys comme celui du World Press Photo et a exposé au Museum of Modern Art de New York. Elle a fondé et dirige l'Addis Foto Fest, premier festival international de photographie d'Afrique de l'Est, et développe des projets culturels éducatifs. En 2021, place de l'Hôtel de Ville, Photoclimat a présenté « Water Life » avec l'ONG WaterAid. Réalisées à Dallol, dans la région d'Afar, l'un des lieux les plus secs de la planète, ces images afro-futuristes parlent du manque d'eau et de ses effets sur les femmes, la santé, l'hygiène et l'éducation. L'artiste y associe des références au patrimoine africain et des objets d'aujourd'hui, comme le jerrican jaune, pour proposer un autre regard sur l'Afrique face à la crise climatique. - Photoclimat 2021 : exposition « Water Life », Hôtel de Ville, avec WaterAid. - Photo : Sur un fond blanc, un dédale de tuyaux rayés noir et blanc aux raccords rouges, ponctué de deux robinets bleus, encadre une femme assise, en ample robe rouge, le visage peint en blanc et la bouche couverte d'un masque noir. Les aplats de couleurs franches et la mise en scène frontale sont la signature d'Aïda Muluneh. La série « Water Life », réalisée avec WaterAid, parle de l'accès à l'eau. Exposée devant l'Hôtel de Ville pendant Photoclimat 2021. - Photo : Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, une structure en bois aux formes ondulées sert à la fois de banc et de socle : au-dessus, un grand cube et une rangée de panneaux présentent les images aux couleurs vives d'Aïda Muluneh, dont la femme en robe rouge. Des passants s'assoient ou longent l'accrochage, au pied des lampadaires et de la façade sculptée. Plus loin, d'autres tirages se prolongent sur la place. Exposition « Water Life », Photoclimat 2021. ### Bertrand de Miollis, peintre Page : https://photoclimat.com/artistes/bertrand-de-miollis/ Bertrand de Miollis est un peintre contemporain, d'abord connu pour ses carnets de voyage. Sa peinture à l'huile, entre figuration et abstraction, cherche à dépasser le réel par des couleurs éclatantes : roses, bleus outremer, turquoises. Attaché à la nature, dont il mesure la fragilité, il peint sa beauté menacée. Il est Peintre officiel de la Marine et membre de la Fondation Taylor. Place de la Concorde, il présente à Photoclimat 2025 « Numérique et humanité », une résidence avec la Fondation Afnic, qui soutient un internet solidaire et inclusif. Il a traduit en peinture l'action de cinq associations aidées par la fondation, dont Silver Geek, Code Phenix et Pompiers sans Frontières. Ses toiles, joyeuses et un peu mystérieuses, multiplient les fenêtres, à la fois écrans et ouvertures vers un avenir meilleur, pour dire ce que l'accès au numérique apporte. - Photoclimat 2025 : exposition « Numérique et humanité », Place de la Concorde. - Photo : Dans une pièce aux murs bleus, un homme vêtu d'une longue tenue orange, en sandales, est assis devant un ordinateur, les doigts sur le clavier, le visage tourné vers l'écran noir ; sur le bureau, une feuille porte le pictogramme d'un globe. Le sol vert acide et la touche vive de la peinture à l'huile font vibrer la scène. Bertrand de Miollis peint la place du numérique dans des vies très différentes. Exposition « Numérique et humanité », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Debout au centre d'une chambre, une femme en robe bustier et jupon rose, la tête coiffée d'un turban rose, serre contre elle un ordinateur portable marqué d'un globe. À gauche, un lit défait et une paire de chaussures roses ; derrière elle, une fenêtre ouverte sur un paysage jaune et vert. Les couleurs franches et la touche rapide de Bertrand de Miollis donnent à l'objet numérique une place presque cérémonielle. Exposition « Numérique et humanité », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Assis dans un fauteuil rouge, un homme à barbe blanche, casque bleu sur les oreilles, tend les mains vers un grand écran qui montre une régate de voiliers sous un ciel rose ; une voile porte le pictogramme d'un globe. Au premier plan, une seconde silhouette, canne à la main, repose sur un tapis violet. Datée de 2024, la toile aux couleurs éclatantes évoque le voyage par écran interposé. Exposition « Numérique et humanité » de Bertrand de Miollis, place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Brent Stirton, photojournaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/brent-stirton/ Né au Cap, en Afrique du Sud, Brent Stirton a grandi à Johannesburg puis vécu à New York et à Los Angeles. Photographe de l'agence Getty Images, il travaille surtout pour National Geographic et Le Figaro Magazine, pour lesquels il a signé une trentaine de reportages sur la protection de la faune. Sa photo de gardes portant la dépouille d'un gorille dans le parc des Virunga, en 2008, a marqué les esprits. Il a reçu treize prix au World Press Photo. Il présente « Sauver de l'extinction » à deux reprises. En 2023, place Saint-Sulpice, avec le Jane Goodall Institute, Les Maisons du Voyage et Le Figaro Magazine : jaguars du Pantanal, gorilles de RDC, éléphants du Sri Lanka, et ceux qui luttent pour les sauver. En 2025, l'exposition est accueillie hors-les-murs par Grand Paris Sud Est Avenir, sous le commissariat de Cyril Drouhet. - Photoclimat 2025 : exposition « Sauver de l'extinction », Hors-les-murs. - Photo : Au premier plan, un nid de branches sèches et de laine où se serrent quatre jeunes faucons au duvet tacheté, veillés par leur mère au plumage brun. Derrière, la steppe de Mongolie centrale s'étend jusqu'aux montagnes sous un ciel chargé de nuages. Le faucon sacre est classé en danger par l'UICN : la capture pour la fauconnerie et l'électrocution sur les lignes électriques le menacent. Brent Stirton en témoigne dans « Sauver de l'extinction », exposition hors-les-murs de Photoclimat 2025. - Photo : Vue en plongée, une quinzaine d'hommes avancent dans un champ de maïs en portant, ligoté sur des perches de bois, le corps massif d'un grand gorille au dos argenté. En juillet 2007, dans le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo, quatre gorilles des montagnes ont été abattus, en représailles contre les rangers qui luttaient contre le trafic de charbon de bois. Image forte de Brent Stirton, exposition « Sauver de l'extinction », hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photo : Dans une herbe sèche dorée par le soleil, un rhinocéros au museau sans corne occupe le centre de l'image ; un ranger en uniforme kaki, fusil en main, s'accroupit contre son flanc, deux autres montent la garde. En 2011, à Ol Pejeta, au Kenya, ces équipes protégeaient jour et nuit quelques-uns des derniers rhinocéros blancs du Nord. Brent Stirton montre ce lien entre les hommes et l'animal menacé par le braconnage. Exposition « Sauver de l'extinction », hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « Sauver de l’extinction », Place Saint-Sulpice · Les Maisons du Voyage. - Photo : Vue d'en haut, une vingtaine d'hommes, gardes en uniforme et villageois, avancent dans un champ de maïs en portant sur leurs épaules un énorme gorille mort, ficelé sur un brancard de branches. L'image, prise en 2007 dans le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo, est devenue un symbole du braconnage des grands singes. Exposition « Sauver de l'extinction » de Brent Stirton, place Saint-Sulpice, Photoclimat 2023. - Photo : Dans la pénombre d'un abri en planches traversé de raies de lumière, un éléphanteau pose sa trompe sur le visage d'un homme en uniforme vert, assis dans la paille. Les tons chauds et la tendresse du geste disent le lien entre l'animal et ceux qui le recueillent et le protègent. Brent Stirton documente les espèces menacées et les personnes qui se battent pour elles. Exposition « Sauver de l'extinction », place Saint-Sulpice, Photoclimat 2023. - Photo : Un jaguar à la robe dorée et tachetée, posé sur les racines d'un arbre à l'écorce carbonisée, fixe l'objectif. Le contraste entre le pelage lumineux et le bois noirci, sous un ciel pâle, fait sentir la violence du feu qui a traversé son habitat. Brent Stirton montre la faune sauvage face aux destructions de son milieu. Exposition « Sauver de l'extinction », place Saint-Sulpice, Photoclimat 2023. ### Camille Gharbi, photographe plasticienne Page : https://photoclimat.com/artistes/camille-gharbi/ Camille Gharbi est une photographe plasticienne qui vit en région parisienne. Elle suit au long cours des questions sociales comme les violences de genre, la justice sociale, les migrations et le vivre-ensemble, et voit l'art comme un levier de transformation sociale. Nommée pour le Prix Elysée 2025, elle a été distinguée pour ses séries « Preuves d'amour » et « Lieux de vie », et a été lauréate du Mentorat des Filles de la Photo en 2020. En 2023, place de la Bastille, « Matres Mundi » rend hommage aux Mamas de Grigny, des femmes qui ont créé un service de traiteur solidaire : ses portraits reprennent les codes de la peinture classique européenne pour interroger l'histoire coloniale. En 2025, sur les quais de Seine, elle participe au prix Team up for climate de la Fondation Egis : elle imagine un univers onirique pour chaque projet lauréat d'adaptation au climat, sans se déplacer, par souci écologique. - Photoclimat 2025 : exposition « Prix Team up for climate », Quais de Seine. - Photo : Une allée bordée d'une rambarde, d'arbustes et d'arbres au feuillage rouge et vert est envahie par un grand halo lumineux et des voiles colorés, comme un éblouissement sur l'objectif. Le tirage, posé sur fond blanc, est accompagné de lignes manuscrites en haut et en bas de l'image. Camille Gharbi y mêle photographie et écriture pour interroger notre rapport à la ville et à la lumière. Œuvre présentée sur les quais de Seine dans le cadre du prix Team up for climate, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « Matres Mundi », Place de la Bastille. - Photo : De trois quarts, sur un fond sombre, une jeune femme au regard grave porte un foulard noué à larges rayures beige et brun et une robe verte à motifs. La lumière douce et la pose rappellent la peinture classique, et un cadre doré ornementé, imprimé autour de l'image, en fait un portrait d'apparat. Le titre latin « Matres Mundi », les mères du monde, donne à ces femmes une place d'honneur. Place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Sur fond noir, une femme en robe aux motifs géométriques multicolores croise contre sa joue ses mains couvertes de dessins sombres. Trois larges bracelets jaunes et un long collier de perles à franges jaunes accrochent la lumière. Le cadre doré qui entoure l'image donne au portrait la solennité d'un tableau. Camille Gharbi, exposition « Matres Mundi », place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Le visage levé, un léger sourire aux lèvres, une femme coiffée d'un turban jaune d'or serre contre sa poitrine un sac à main mauve. Sa robe aux imprimés rouges, orange et jaunes éclate sur le fond sombre, et un foulard noué orne son cou. Comme les autres portraits de « Matres Mundi », l'image est entourée d'un cadre doré qui la rapproche de la peinture d'apparat. Camille Gharbi, place de la Bastille, Photoclimat 2023. ### Camille Morelle, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/camille-morelle/ Camille Morelle a présenté son travail photographique à Photoclimat 2023 en Île-de-France. Les sources de la biennale ne décrivent pas son parcours. Sa série « Trait d'union » a été exposée à Épinay-sous-Sénart, du 26 juin au 20 octobre 2023, parmi les expositions de Photoclimat en Île-de-France. Dès 2021, Photoclimat évoquait un accompagnement, avec la Maison des Arts et de la Culture d'Épinay-sous-Sénart et des bailleurs sociaux, du relogement d'une partie des habitants de la ville. - Photoclimat 2023 : exposition « Trait d’union », Épinay-sous-Sénart. - Photo : Agenouillée sur un tapis rouge, une femme souriante en débardeur blanc et short en jean tient contre sa joue un petit chien blanc à poil long. Derrière eux, des tissus aux motifs de plumes, de fleurs et de dégradés forment un décor éclatant, et les bandes latérales répètent la tête du chien en motif. Ce portrait joyeux joue sur le lien entre la personne et son animal, comme le suggère le titre « Trait d'union ». Camille Morelle, Épinay-sous-Sénart, Photoclimat 2023. ### Charlotte Pargue, illustratrice Page : https://photoclimat.com/artistes/charlotte-pargue/ Installée à Marseille, Charlotte Pargue est diplômée de l'École de recherche graphique de Bruxelles. Elle a une pratique qui croise graphisme, illustration et photographie. Après plusieurs années entre imprimerie et agence, elle est partie voyager en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Asie du Sud-Est et en Colombie. Ces voyages nourrissent ses images, qui jouent sur les formes, les couleurs et les rythmes, entre rigueur et légèreté. Sur les quais de Seine, elle signe à Photoclimat 2025 « Au fil de l'eau », le parcours pédagogique de Voies navigables de France et de la Fondation Terres d'eau, aux côtés des photographies de Juliette Agnel. Ses illustrations célèbrent la vie autour des fleuves, rivières et canaux : l'eau en mouvement, la faune, la végétation, la présence humaine. Elles rappellent la place de l'eau douce dans nos territoires et l'importance de la gérer avec soin face au dérèglement climatique. - Photoclimat 2025 : exposition « Au fil de l'eau », Quais de Seine. - Photo : En aplats de verts, de jaunes et de bruns, de hauts troncs se penchent au-dessus d'une rivière bleu vif, tandis qu'un sentier beige serpente au premier plan. Le dessin, presque découpé comme un papier collé, célèbre des berges laissées à la végétation. Charlotte Pargue consacre cette image à la renaturation des berges de fleuves, un des thèmes de son exposition « Au fil de l'eau », présentée sur les quais de Seine lors de Photoclimat 2025. - Photo : Un martin-pêcheur au plumage bleu électrique et au poitrail orange vif se tient sur une branche, son long bec noir pointé vers la droite ; autour de lui, le feuillage forme une mosaïque de taches vertes et jaunes sur un ciel pâle. Ce dessin aux aplats de couleurs illustre la protection des espèces animales sur nos voies d'eau. Image de Charlotte Pargue, exposition « Au fil de l'eau », quais de Seine, Photoclimat 2025. - Photo : Le regard part du pied d'un arbre et remonte le long d'un tronc brun tacheté de lichens jaune vif jusqu'aux branches qui se déploient en étoile dans un feuillage vert profond, percé de ciel bleu pâle. Cette contre-plongée en aplats de couleurs donne à l'arbre une présence monumentale. Charlotte Pargue y aborde la préservation du patrimoine arboré, dans son exposition « Au fil de l'eau » sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Chow and Lin, duo d'artistes Page : https://photoclimat.com/artistes/chow-and-lin/ Chow and Lin est un duo d'artistes installé à Pékin, formé par le photographe Stefen Chow et l'économiste Hui-Yi Lin. Leurs projets visuels au long cours reposent sur un important travail de données et de recherche. En 2021, le duo figurait parmi les finalistes d'Une Autre Empreinte, prix photo Dahinden, consacré cette année-là à l'eau et présenté sur les quais de Seine. Leur projet sur l'empreinte écologique d'un poisson part du grand poisson jaune, très consommé en Chine. Avec des scientifiques et des spécialistes, ils ont calculé qu'il faut plus de 7 kg de petits poissons sauvages, de 39 espèces, pour élever un seul kilo de ce poisson d'élevage, et l'ont montré sous la forme d'une mosaïque de portraits de poissons. - Photoclimat 2021 : exposition « Équivalence – l’empreinte écologique d’un poisson », Quai de Seine, avec Prix photo Dahinden. - Photo : Vue d'ensemble, l'image ressemble à un circuit imprimé ou à un plan de ville vert ; de près, elle se compose de centaines de vignettes alignées comme des casiers, où apparaissent des poissons plus petits et des fragments. Au centre, trois poissons dorés attirent le regard. Le duo Chow and Lin rend visible tout ce que coûte, en ressources, un seul poisson dans notre assiette. Exposée sur les quais de Seine à Photoclimat 2021. ### Christian Sardet & Les Macronautes, collectif Page : https://photoclimat.com/artistes/christian-sardet-les-macronautes/ Christian Sardet et Les Macronautes (Noé Sardet et Sharif Mirshak) sillonnent les mers pour photographier le plancton et la vie marine. Leur aventure a commencé avec l'expédition Tara Oceans, qui a dressé un portrait de l'écosystème planctonique mondial, et s'est prolongée avec « Chroniques du plancton », un projet arts et sciences appuyé par Sorbonne Université, le CNRS et la station marine de Villefranche-sur-Mer. Leurs images sont publiées dans le livre « Plancton, aux origines du vivant » (Ulmer, 2013). Avec la Fondation Tara Océan, Photoclimat a présenté leurs images en 2021 place de la Bastille, puis en 2023 à la piscine Marcel-Dusmenil de Bonneuil-sur-Marne. Le plancton, peuple invisible de l'océan, représente l'essentiel de la biomasse marine. Il absorbe autant de CO2 que toutes les plantes terrestres et produit l'oxygène que nous respirons. Leurs photographies révèlent la beauté étrange de ces êtres minuscules dont dépend la vie sur Terre. - Photoclimat 2023 : exposition « Chroniques du plancton », Piscine Marcel-Dumesnil, Bonneuil-sur-Marne. - Photo : Sur un fond noir absolu, une minuscule méduse translucide déploie une ombrelle en forme de cloche, au centre de laquelle brille un estomac orange vif. Ses innombrables tentacules blancs, frisés et emmêlés, s'étalent comme une chevelure. Le biologiste Christian Sardet et Les Macronautes révèlent la beauté du plancton, à la base de la vie dans l'océan. Exposition « Chroniques du plancton », piscine de Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Sur fond noir, un animal du plancton au corps transparent et annelé dessine une spirale presque parfaite avant de s'étirer vers le haut de l'image. Chaque segment porte de fines soies et des points jaune pâle, et deux petites sphères rouges marquent l'extrémité enroulée. L'éclairage révèle la structure de ces êtres souvent trop petits pour être vus à l'œil nu. Christian Sardet & Les Macronautes, « Chroniques du plancton », Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Suspendu dans le noir, un cténophore, animal gélatineux qui ressemble à une méduse, montre son corps de verre aux deux grands lobes. Le long de ses côtes, des rangées de cils décomposent la lumière en reflets bleus, verts et rouges. Cette image des « Chroniques du plancton » de Christian Sardet & Les Macronautes rend visible la délicatesse d'une vie marine fragile. Exposition présentée à la piscine de Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Au centre d'un fond noir, quelques petites sphères brun doré se serrent les unes contre les autres, d'où partent des dizaines d'épines fines et lumineuses. L'organisme ressemble à une étoile qui explose ou à un feu d'artifice figé. Christian Sardet & Les Macronautes photographient ces formes de vie microscopiques pour faire découvrir le plancton au grand public. Exposition « Chroniques du plancton », Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Sur une pelouse verte, sous un ciel d'un bleu intense, deux grands tirages encadrés de noir sont dressés sur une structure en bois : l'un montre des organismes allongés et translucides, l'autre une forme ronde et bleutée. Derrière, la longue façade blanche et vitrée de la piscine et deux immeubles d'habitation. L'accrochage en plein air amène le plancton au cœur de la ville. Christian Sardet & Les Macronautes, Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Chroniques du plancton », Paris centre, avec Tara Océan. - Photo : Sur un fond noir absolu, un animal du plancton presque transparent s'enroule en spirale, son corps segmenté ponctué de petits points jaunes et terminé par deux taches rouge orangé. L'éclairage fait briller ses contours comme du verre. Christian Sardet et Les Macronautes révèlent la beauté de ces organismes minuscules, à la base de la vie dans les océans, issus des expéditions Tara. « Chroniques du plancton », centre de Paris, Photoclimat 2021. - Photo : À la nuit tombée, trois grands tirages encadrés de métal se détachent au premier plan : des organismes planctoniques blancs et translucides, comme des méduses, flottent sur fond noir. À gauche, sous les arbres éclairés, une série d'images très colorées est posée sur des chevalets de bois. L'éclairage nocturne prolonge la visite au-delà de la journée. Exposition « Chroniques du plancton » de Christian Sardet & Les Macronautes, Photoclimat 2021. ### Ciril Jazbec, photographe documentaire Page : https://photoclimat.com/artistes/ciril-jazbec/ Formé au London College of Communication, le Slovène Ciril Jazbec, né en 1987, est photographe documentaire et réalisateur. Il a suivi la montée des eaux à Kiribati, la fonte du permafrost en Alaska et le réchauffement au Groenland, auprès des Inuits. Son travail, souvent multimédia, cherche à faire connaître les communautés confrontées à la mondialisation et à la crise climatique. Il a reçu de nombreux prix, dont le World Press Photo en 2021. En 2021, l'Académie du Climat a accueilli « The Ice Stupas », avec l'institut SECMOL fondé par Sonam Wangchuk. Au Ladakh, en Inde, des villages manquent d'eau à mesure que les glaciers reculent. En 2015, l'ingénieur a inventé des glaciers artificiels en forme de stupas, qui retiennent l'eau de fonte de l'hiver pour la rendre au printemps. Pour lui, ce n'est pas une solution miracle mais une ultime parade : la vraie réponse dépend des gouvernements et des modes de vie urbains. - Photoclimat 2021 : exposition « The Ice Stupas », Académie du Climat, avec SECMOL. - Photo : Une tour de glace aux stalactites blanc bleuté occupe tout le côté gauche de l'image ; deux hommes y grimpent pour régler les tuyaux et les arroseurs qui la font grandir. Au fond, une chaîne de montagnes enneigée sous un ciel bleu nuageux. Selon la légende de l'image, il s'agit du stupa de Shara Phuktse, près de Leh, construit par les villageois pour stocker l'eau de l'hiver et irriguer leurs champs au printemps. Exposition de Ciril Jazbec à l'Académie du Climat, Photoclimat 2021. - Photo : Sur une façade de pierre aux fenêtres ouvragées, un grand tirage tendu montre un stupa de glace éclairé dans une vallée enneigée, sous un ciel bleu profond. Il est encadré de deux affiches bleues de Photoclimat annonçant l'exposition et la biennale, du 18 septembre au 17 octobre, et de deux vitrines de programmes. L'image de Ciril Jazbec, sur ces glaciers artificiels de l'Himalaya, s'offre ainsi aux passants. Académie du Climat, Photoclimat 2021. ### Claire Delfino, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/claire-delfino/ Photographe autrice depuis 2008, Claire Delfino s'intéresse à l'enfance, à l'adolescence et au soin psychique, entre documentaire et démarche artistique. Elle mène de longues immersions dans des institutions hospitalières pour montrer des réalités peu visibles. En 2022, elle a photographié de jeunes patients en pédopsychiatrie à Bordeaux pour la Grande Commande photographique de la BnF. Formée aux arts appliqués à Toulouse, elle a étudié la photographie aux Gobelins puis le cinéma à La Fémis. Lauréate du Mentorat #3 des Filles de la Photo, elle expose à Photoclimat 2025 dans « Les Expérimentales », à la galerie de l'Académie du Climat. Sa série « Archipel du soin », réalisée en 2024 auprès d'enfants suivis en soins ambulatoires dans les Hauts-de-Seine, place l'humain avant la maladie. Elle montre soignants et jeunes patients pendant les temps de thérapie, et l'enfance qui demeure malgré les difficultés : un regard rare sur la santé mentale des plus jeunes. - Photoclimat 2025 : exposition « Les expérimentales », Académie du Climat. - Photo : Dans une salle plongée dans le noir, une jeune femme lève une petite lampe au-dessus de son visage, qu'elle éclaire, tandis que d'autres participants tendent les mains : leurs ombres géantes se dessinent sur le mur bleuté. La légende de l'artiste situe la scène à l'hôpital de jour de Gennevilliers, le 21 mai 2024. Avec la série « Archipel du soin », Claire Delfino montre le soin comme une expérience partagée. Exposition « Les expérimentales », Académie du Climat, Photoclimat 2025. ### Climate Heroes, collectif Page : https://photoclimat.com/artistes/climate-heroes/ Climate Heroes est un projet fondé par le photographe Maxime Riché après la COP15 de Copenhague, en 2009. Depuis plus de dix ans, il part avec son équipe à la rencontre de citoyens ordinaires qui agissent pour réduire l'impact de nos activités sur l'environnement. Les histoires ont été choisies dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone selon le GIEC. Le projet a été présenté à Paris lors de la COP21, en 2015. En 2021, l'exposition collective réunissant Peter Caton, David Degner, Luke Duggleby et Maxime Riché a pris place au jardin de l'Hôtel de Sens, dans le quartier Saint-Paul. Elle racontait des initiatives qui en entraînent beaucoup d'autres : deux mille femmes formées au recyclage du plastique en Gambie, des centaines d'agriculteurs initiés à la permaculture à la ferme du Bec Hellouin, des moines protégeant arbre par arbre une forêt au Cambodge. Un message simple : chacun peut agir à son niveau. - Photoclimat 2021 : exposition « Exposition collective », Quartier Saint-Paul. - Photo : Une femme en robe bleu marine se tient bras écartés contre une rambarde, au bord d'un large fleuve ; sur l'autre rive s'alignent des maisons étroites et une tour. Au premier plan, de profil, un homme coiffé d'un chapeau conique en paille transporte des bocaux et des sachets. La lumière douce du soir unit les deux personnages. Climate Heroes fait le portrait de personnes qui agissent pour le climat. Exposition collective dans le quartier Saint-Paul, Photoclimat 2021. - Photo : Fixé sur une grille de jardin, un grand panneau blanc présente la photo d'une femme en tenue bleue et blanche, debout au milieu d'une montagne de déchets textiles et plastiques, un arbre isolé derrière elle. Le texte, intitulé « La reine du recyclage en Gambie », raconte son combat. Au fond, un toit à tourelles et des immeubles parisiens. L'exposition collective Climate Heroes, quartier Saint-Paul, Photoclimat 2021, met en avant des personnes qui agissent pour l'environnement. ### Daesung Lee, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/daesung-lee/ Photographe coréen, Daesung Lee s'intéresse aux effets du réchauffement climatique sur les territoires et ceux qui les habitent. Sa série consacrée à l'île de Ghoramara, en Inde, est présentée par la galerie Écho 119 comme le premier volet d'un ensemble en trois parties sur le sujet. En 2021, il comptait parmi les finalistes d'Une Autre Empreinte, prix photo Dahinden pour la photographie environnementale, consacré à l'eau et présenté sur les quais de Seine avec The SeaCleaners. Son travail « Sur le rivage » montre une île du delta du Gange grignotée par la montée de la mer : le rivage recule, la végétation disparaît, et les habitants doivent partir. Les images gardent la mémoire d'un lieu en train de s'effacer. - Photoclimat 2021 : exposition « Sur le rivage », Quai de Seine, avec Prix photo Dahinden · The SeaCleaners. - Photo : Au centre d'une étendue d'eau brune et calme qui se confond avec un ciel blanc laiteux, un homme torse nu, pagne à carreaux noué à la taille, se tient pieds nus sur une motte d'herbe à peine plus large que lui. La composition, d'une grande sobriété, dit à elle seule la terre qui disparaît. Daesung Lee a photographié l'île de Ghoramara, en Inde, grignotée par la montée des eaux et l'érosion. Exposée sur les quais de Seine à Photoclimat 2021. - Photo : Le long d'un mur de soutènement en pierre, envahi de lierre et tendu de filets, des cadres en bois sont fixés sur des piquets et des fûts rouillés, au-dessus d'une bande de pelouse. On reconnaît l'homme sur son îlot de Daesung Lee et la mosaïque verte de Chow and Lin, à côté d'un panneau rouge et vert intitulé « Une autre empreinte », qui présente aussi Elsa Leydier. Exposition sur les quais de Seine, Photoclimat 2021. ### David Muñoz, artiste plasticien Page : https://photoclimat.com/artistes/david-munoz/ Installé à Paris, David Muñoz est ingénieur chimiste de formation ; spécialiste d'astrophysique et passionné d'astronomie, il puise dans les méthodes et les outils scientifiques la matière de ses créations : photographie, installation multimédia, vidéo ou sculpture. Entre écologie et nouvelles technologies, ses récits en images bousculent nos certitudes et empruntent à la philosophie, à l'anthropologie ou à la psychologie. En 2020, il a reçu le Prix Expérimentation de La Diagonale Paris-Saclay. À Photoclimat 2021, il a présenté « Cosa Mentale ». Il y fait dialoguer des paysages sauvages photographiés en montagne et des mondes virtuels générés par ordinateur grâce aux fractales, ces motifs qui se répètent dans la nature. Le spectateur se projette dans un paysage idéal, construit par l'esprit, comme une tentative d'échapper à l'Anthropocène. L'œuvre rappelle que même les lieux les plus reculés portent la trace des activités humaines. - Photoclimat 2021 : exposition « Cosa Mentale », Centre horticole de Mandres-les-Roses. - Photo : En haut à gauche, une vue aérienne d'une mer de nuages percée de quelques sommets ; en dessous, sur un fond noir, une forme découpée aux bords déchiquetés, comme un morceau de roche ou de glacier arraché à l'image. Le jeu entre photographie et vide donne au paysage une allure de souvenir ou de construction mentale. Avec « Cosa Mentale », David Muñoz interroge notre façon de regarder la nature. Présentée au Centre horticole de Mandres-les-Roses, Photoclimat 2021. ### Denis Darzacq, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/denis-darzacq/ Photographe français né en 1961, Denis Darzacq est connu pour la série « La chute », où des danseurs et des athlètes semblent suspendus dans la ville. Ce travail lui a valu le premier prix du World Press Photo 2007, dans la catégorie Arts et spectacles. À l'église Saint-Merry, Photoclimat 2023 a présenté « ACT », fruit d'un long travail avec des personnes en situation de handicap. Acteurs, sportifs, danseurs ou non, chacun a choisi ses gestes, ses vêtements, son lieu, et s'est approprié l'espace commun pour affirmer une personnalité qui dépasse l'étiquette de « handicapé ». Sans nier la différence, les images laissent place à des univers intérieurs sensibles, entre mise en scène et spontanéité, souvent proches du rêve. Une exposition sur la place de chacun dans la société. - Photoclimat 2023 : exposition « ACT », Église Saint-Merry. - Photo : Sur un chemin d'herbe bordé de feuilles mortes et d'arbres dénudés, deux jeunes hommes vus de dos esquissent une danse : l'un, en pull bleu, enlace l'autre, qui ouvre grand les bras. Le ciel blanc d'automne et les tons sourds font ressortir l'élan des corps. Avec la série « ACT », Denis Darzacq photographie le corps en mouvement comme une affirmation de soi. Exposition présentée à l'église Saint-Merry, Paris, Photoclimat 2023. - Photo : Dans un espace dépouillé au sol blanc, une personne vêtue d'un pull noir et d'un pantalon de survêtement gris se renverse vers l'arrière, les mains ouvertes près du visage. Le grand mur de pierre beige, lisse et régulier, met en valeur ce geste à la fois fragile et libre. Denis Darzacq saisit dans « ACT » des corps qui s'expriment sans retenue. Exposition présentée à l'église Saint-Merry, Paris, Photoclimat 2023. - Photo : Au milieu d'une ruelle au bitume usé, entre deux murs de briques et des façades de maisons, une jeune femme rousse fléchit les jambes et soulève le bas de sa robe grise à motifs floraux, comme pour une révérence. Le ciel blanc et les tons gris font ressortir son geste. Dans la série « ACT », Denis Darzacq met en scène des corps qui occupent l'espace avec assurance. Église Saint-Merry, Paris, Photoclimat 2023. ### Diego Menjibar Reynés, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/diego-menjibar-reynes/ Diego Menjibar Reynés est photographe. Il a créé en 2017 From Inside, un projet de photographie participative mené dans des camps de réfugiés en Serbie et en Grèce, pour donner aux personnes migrantes un moyen de raconter elles-mêmes leur histoire. Il a aussi travaillé en Guinée équatoriale et à Majorque avec différents groupes. Pour Solidarités International, il a photographié au Mozambique des familles déplacées par le conflit du Cabo Delgado, qui tentent de reconstruire leur vie. À Photoclimat 2025, Diego Menjibar Reynés fait partie des quatre photographes réunis par l'ONG Solidarités International dans « Histoires de (sur)vie », exposition collective présentée place de la Concorde, côté Seine. Le parcours suit des femmes et des hommes qui vivent au plus près des conflits, par choix ou faute de choix, et rappelle le travail de l'ONG pour couvrir les besoins vitaux des populations touchées par les guerres, les épidémies et les catastrophes climatiques : boire, manger, s'abriter. - Photoclimat 2025 : exposition « Histoires de (sur)vie », Place de la Concorde. ### Elene Usdin, artiste Page : https://photoclimat.com/artistes/elene-usdin/ Elene Usdin est une artiste aux multiples pratiques : photographie, dessin, illustration et peinture. Sortie des Arts décoratifs de Paris en 1998, elle a travaillé comme peintre pour le cinéma, puis comme illustratrice pour la presse et l'édition, et a signé les affiches de l'Opéra national du Rhin de 2004 à 2009. Inspirée par l'enlèvement d'enfants autochtones au Canada, elle publie en 2021 son premier roman graphique, « René·e aux bois dormants », Grand Prix de la critique ACBD en 2022. En 2023, place de la Bastille, elle a présenté le fruit de sa résidence chez Re-Belle, avec la Fondation RAJA-Danièle Marcovici, dans le pôle Femmes. Installée à Aubervilliers, l'association crée des emplois d'insertion en transformant en confitures des fruits invendus des supermarchés. L'artiste a suivi le fil bleu des blouses des salariées pour « recoudre » ses fruits abîmés : une manière poétique de parler de gaspillage et de seconde chance. - Photoclimat 2023 : exposition « Re-Belle », Place de la Bastille. - Photo : À gauche, dans une cuisine professionnelle aux tons gris, une femme aux longues tresses est photographiée de dos dans une blouse de travail bleu vif. À droite, sur fond gris, une pile de fruits pourrissants est raccommodée au crochet avec le même fil bleu. Elene Usdin rapproche le geste de la réparation et ce qui se gâte, une manière poétique de parler du gaspillage. Exposition « Re-Belle », place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Posée sur un fond gris ardoise, une poire mûre à la peau jaune mouchetée de brun présente une partie flétrie, recouverte d'un fin travail de crochet bleu outremer dont pendent quelques fils. Le contraste des couleurs attire l'œil sur ce soin minutieux apporté à un fruit voué à la poubelle. Elene Usdin interroge ainsi le gaspillage et la valeur de ce que l'on jette. Exposition « Re-Belle », place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Vu d'en haut, sur un fond gris bleuté, un fruit orangé ratatiné et en partie moisi est enveloppé de boucles de fil bleu cousues sur sa peau, dont un long brin s'échappe. La texture granuleuse de la moisissure verte et l'orange intense répondent au bleu du fil. Par ce travail de reprise, Elene Usdin donne une seconde vie symbolique à ce qui se décompose, une réflexion sur le gaspillage. Exposition « Re-Belle », place de la Bastille, Photoclimat 2023. ### Elsa Leydier, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/elsa-leydier/ Née en 1988, formée à l'ENSP d'Arles (diplôme en 2015), Elsa Leydier vit entre la France et le Brésil. Elle travaille sur le pouvoir des images iconiques et la manière dont elles façonnent notre vision des lieux. Lauréate en 2019 du Prix de la Maison Ruinart et Paris Photo et du Prix Dior de la jeune photographie, elle fait partie en 2020 des lauréates du Mentorat des Filles de la Photo. À Photoclimat 2021, elle a présenté « La couleur de la baie de Rio » sur les quais de Seine, dans le cadre du prix photo Dahinden consacré à l'eau. Depuis un bateau touristique, elle photographie la baie de Guanabara et le Pain de Sucre, vue de carte postale de Rio, en y révélant la forte pollution que cette image fait oublier. La même année, elle exposait aussi dans « Homéostasie » à la Maison des Arts de Créteil. - Photoclimat 2021 : exposition « La couleur de la baie de Rio », Quai de Seine, avec Prix photo Dahinden. - Photo : Sur une mer verte et ocre, le Pain de Sucre et les collines de la baie de Rio se découpent dans un brouillard orangé ; l'image semble altérée, couverte de taches blanches, de voiles colorés et d'une large diagonale bleue. Le paysage de carte postale devient trouble et inquiétant. Elsa Leydier interroge l'état de la baie de Rio et ce que l'on fait de ses eaux. Exposée sur les quais de Seine à Photoclimat 2021. ### Emily Garthwaite, photojournaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/emily-garthwaite/ Née en 1993 en Grande-Bretagne et installée en Irak, Emily Garthwaite est photojournaliste et ambassadrice Leica. Elle s'attache aux sujets environnementaux et humanitaires, entre humanité partagée, déplacement et coexistence avec la nature. Elle a parcouru à pied plus de 1 500 km en Irak et suivi les nomades bakhtiaris dans les monts Zagros, en Iran. Publiée par le New York Times, TIME ou GEO, elle a été distinguée notamment par Forbes 30 Under 30 et Wildlife Photographer of the Year. Lauréate du Prix photo Terre Solidaire du CCFD-Terre Solidaire, elle a présenté à Photoclimat 2023, place du Palais-Royal, un portrait intime du Tigre. Elle a pris part à l'expédition Dijlah, 1 900 km le long du fleuve, de la Turquie à l'Irak en passant par la Syrie, pour montrer les effets du changement climatique sur les rives et sur ceux qui en vivent. La série « Light Between Mountains » a aussi été exposée à Marnes-la-Coquette. - Photoclimat 2023 : exposition « Les larmes du fleuve Tigre · Light Between Mountains », Place du Palais-Royal. - Photo : Dans l'obscurité, une femme coiffée d'un foulard à rayures beige, en haut à fleurs, se tient sous les palmes d'un palmier, baignée d'une lumière orangée. Les ombres des feuilles strient son visage souriant, et le décor se dissout dans le flou. Ce portrait intime appartient au travail d'Emily Garthwaite sur la vie au bord du fleuve Tigre. Exposition « Les larmes du fleuve Tigre », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Dans une lumière douce et dorée, deux femmes en tenue militaire kaki et gilet porte-chargeurs sont assises côte à côte sur un sol sec, un fusil d'assaut en travers des genoux. Derrière elles s'étend une pente d'herbes jaunies et de buissons. Leurs regards calmes et directs contrastent avec les armes qu'elles portent. Emily Garthwaite, série « Light Between Mountains », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. ### Fabeha Monir, photojournaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/fabeha-monir/ Fabeha Monir est une journaliste visuelle bangladaise installée à Dhaka. Elle travaille souvent pour de grands titres américains, dont le New York Times et le Washington Post. Son film « Le Goût du miel » a été primé comme meilleur documentaire au festival de Terni, en Italie, et elle est boursière du Global Press Journal. Place de la Concorde, elle présente à Photoclimat 2025 « Bangladesh : cultiver l'avenir face au changement climatique », une résidence avec Action contre la Faim. Dans le district côtier de Satkhira, les tempêtes ont salé les terres et les rizières ont laissé place à des bassins à poissons. Elle suit les habitants qui adaptent leurs pratiques, soutenus par l'ONG, et des femmes comme Anima et Tanzila, qui font face chaque jour à la crise climatique. - Photoclimat 2025 : exposition « Bangladesh : cultiver l'avenir », Place de la Concorde. - Photo : Seule sur une étroite levée de terre qui s'avance dans l'eau, une femme en sari rose regarde au loin ; autour d'elle, une étendue inondée sous un ciel laiteux, quelques arbres et de petites silhouettes dans l'eau. Riku Sana dirige un groupe communautaire à Satkhira, au Bangladesh, région côtière frappée par les inondations. Le flou de l'arrière-plan isole sa silhouette dans l'immensité. Fabeha Monir, exposition « Bangladesh : cultiver l'avenir », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Pieds nus sur un chemin de terre, un homme à longue barbe blanche se penche pour lancer un grand filet de pêche, qui se déploie en éventail devant lui ; derrière, une étendue d'eau calme et une ligne d'arbres sous un ciel bleu et blanc. Sur la côte de Satkhira, au Bangladesh, cyclones, tempêtes et inondations rythment la vie des plus pauvres. Photographie de Fabeha Monir pour Action contre la Faim, exposition « Bangladesh : cultiver l'avenir », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Vu d'un point haut, un petit village de maisons basses aux toits de tôle émerge d'une plaine noyée ; des bassins d'eau grise, des bandes d'herbe verte et une clôture de filet bleu découpent le premier plan. La lumière blanche et diffuse écrase les reliefs. Sur la côte de Satkhira, au Bangladesh, les inondations à répétition bouleversent l'agriculture et l'habitat. Photographie de Fabeha Monir, exposition « Bangladesh : cultiver l'avenir », place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Fabrice Monteiro, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/fabrice-monteiro/ Né en 1972 d'un père béninois et d'une mère belge, Fabrice Monteiro a grandi au Bénin avant de s'installer à Dakar, au Sénégal. C'est en 2007, aux côtés du photographe new-yorkais Alfonse Pagano, qu'il commence la photographie. Son travail se situe entre photojournalisme, photographie de mode et tableau vivant. Le portrait est son terrain de prédilection, et chaque série aborde, par le prisme de l'identité, un enjeu fort lié au continent africain. En 2021, le Domaine national de Saint-Cloud a accueilli « The Prophecy Project ». Né à Dakar en 2013, ce conte photographique associe animisme et écologie : des figures inspirées des mascarades d'Afrique de l'Ouest surgissent de nappes de pétrole, de décharges ou de terres desséchées pour avertir les hommes. L'artiste veut éveiller une conscience écologique, notamment chez les enfants, et étendre cette prophétie à toutes les cultures. L'exposition a ensuite voyagé à La Seyne-sur-Mer. - Photoclimat 2021 : exposition « The Prophecy Project », Île-de-France. - Photo : Au centre d'un bassin rond, dans un parc aux grands arbres d'automne, une structure de bois et de fines tiges métalliques porte sept tirages aux cadres rouges et bruns : des personnages costumés, faits de déchets ou de matériaux naturels, dans des paysages abîmés. L'eau immobile reflète l'ensemble. La série de Fabrice Monteiro met en scène des esprits qui alertent sur les désastres écologiques. Installation présentée en Île-de-France, Photoclimat 2021. ### Fighting Fear, collectif d'artistes Page : https://photoclimat.com/artistes/fighting-fear/ « Fighting Fear #whatshappeninginmyanmar » réunit onze artistes birmans : Kyaw Htoo Bala, Emily Phyo, Hkun Lat, 882021, Richie Htet, Raven, Bart Was Not Here, Baka, Ku Kue, Sawangwongse et Soe Yu Nwe. Photographes, musiciens, performeurs, illustrateurs ou graffeurs, ils répondent par la création au coup d'État militaire du 1er février 2021, dans un pays où la censure a longtemps poussé les artistes à s'exprimer par symboles. En 2021, Photoclimat a accueilli cette exposition place du Palais-Royal, avec Human Rights Watch, qui enquête depuis plus de trente ans sur les violations des droits humains en Birmanie. Organisée par les galeries Myanm/art et 16Albemarle, elle voulait alerter l'opinion internationale et tisser un réseau de soutien autour d'artistes qui, souvent jeunes, se tiennent en première ligne pour la liberté d'expression. Une performance des artistes, relayée par l'ONG, a été largement vue en ligne. - Photoclimat 2021 : exposition « Human Rights Watch », Paris centre, avec Human Rights Watch. - Photo : Peinte en aplats sur un fond rouge vif, une guerrière à la longue chevelure noire porte un casque doré ouvragé, une tunique bleue quadrillée et un collier de perles ; elle tient une lance et un bouclier décoré de motifs dorés. Son regard direct et sa posture assurée en font une figure de courage. L'exposition « Fighting Fear », avec Human Rights Watch, rend hommage à des personnes qui résistent à la peur. Centre de Paris, Photoclimat 2021. ### Florence Joubert, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/florence-joubert/ Diplômée de l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, Florence Joubert est une photographe française. Son terrain : l'architecture, le patrimoine et la science, avec une attention particulière portée aux gens de métier. En 2023, elle figurait parmi les lauréats d'Une Autre Empreinte, prix photo Dahinden pour la photographie environnementale, consacré cette année-là à l'air, et présenté sur les quais de Seine. Sa série « Gardiens du temps » est consacrée au météosite du mont Aigoual, dernier observatoire météorologique habité de France, au sommet des Cévennes, exposé à des phénomènes extrêmes liés à la rencontre du relief et des vents méditerranéens. - Photoclimat 2023 : exposition « Gardiens du temps », Quais de Seine. - Photo : Éclairé par une lumière latérale qui sculpte son visage et sa barbe blanche, un homme en gilet sans manches porte un seau noir d'où dépassent de longues pointes blanches et translucides, semblables à des stalactites de glace ; il en tient une autre à la main. Derrière lui, des étagères de bidons et de cartons se perdent dans l'ombre. Ce clair-obscur de tableau ancien en fait un gardien. Florence Joubert, « Gardiens du temps », quais de Seine, Photoclimat 2023. ### Florian Ledoux, photographe et cinéaste Page : https://photoclimat.com/artistes/florian-ledoux/ Florian Ledoux est photographe et cinéaste, reconnu pour ses compositions intimes et émouvantes nées de sa passion pour l'Arctique. Pour lui, la nature est la plus grande des artistes : il souhaite lui rendre sa place dans notre quotidien et faire entendre ceux qui ne peuvent pas parler. Il a travaillé comme cinéaste sur « Polar Bear » de Disneynature, ainsi que sur « Frozen Planet II » et « Mammals » pour la BBC. Hors-les-murs, avec Nikon, il présente à Photoclimat 2025 « Intimités de l'Arctique ». Depuis plusieurs années, il passe des mois chaque hiver et chaque printemps sur la banquise, à vivre au plus près des ours polaires, logé avec son équipe dans de petites capsules tirées par des motoneiges. Ses images, d'une grande proximité, rappellent combien ces espaces gelés et leur faune comptent pour l'équilibre de la planète. - Photoclimat 2025 : exposition « Intimités de l'Arctique », Hors-les-murs. - Photo : Cadrée de très près, la tête d'un ours polaire occupe la moitié gauche de l'image, de profil, l'œil brun et la truffe noire tournés vers la droite. Son pelage crème porte quelques cicatrices sombres. Le fond blanc bleuté, presque vide, met en valeur la texture de la fourrure. Florian Ledoux photographie l'ours polaire au plus près, pour faire sentir la présence d'une espèce menacée par la fonte de la banquise. Exposition « Intimités de l'Arctique », hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photo : Couché sur la neige, les pattes avant repliées, un ours polaire penche la tête vers une petite ouverture dans la glace où son visage se reflète dans l'eau sombre. La composition, presque toute blanche, crée un face-à-face entre l'animal et son double. Florian Ledoux saisit ces instants d'intimité de la faune arctique, de plus en plus fragile avec le réchauffement. Image de l'exposition « Intimités de l'Arctique », présentée hors-les-murs à Photoclimat 2025. - Photo : Le blanc domine tout le cadre : une plaine de neige et de glace, deux collines enneigées à l'horizon, un ciel pâle. Au centre, minuscule, une mère ourse polaire allaite ses deux oursons, couchés contre elle sur un bloc de glace. Florian Ledoux montre la fragilité de ces animaux dans l'immensité arctique, au Svalbard. Image de l'exposition « Intimités de l'Arctique », présentée hors-les-murs lors de la biennale Photoclimat 2025. ### Floriane de Lassée, photographe plasticienne Page : https://photoclimat.com/artistes/floriane-de-lassee/ Floriane de Lassée est photographe et artiste plasticienne, formée à Penninghen à Paris puis à l'International Center of Photography de New York. Son travail repose sur la mise en scène pour parler de la place des femmes dans la société : solitude urbaine, maternité, inégalités au travail, violences conjugales. Directrice artistique associée de Photoclimat, elle a conçu la biennale avec Nicolas Henry dès la première édition. Elle y expose à chaque édition. En 2021, à l'Hôtel de Ville, « How much can you carry » rend hommage aux porteurs croisés sur les routes, de l'Afrique de l'Est à l'Indonésie, avec Human Rights Watch. En 2023, place de la Bastille, « 3919 » met en scène des récits recueillis par les écoutantes de la ligne d'écoute Solidarité Femmes. En 2025, place de la Concorde, « Femmes et environnement » suit six projets dans quatre pays pour la Fondation RAJA-Danièle Marcovici. - Photoclimat 2025 : exposition « Femmes et environnement », Place de la Concorde. - Photo : Sur un canal aux eaux sombres bordé d'une végétation dense, une longue pirogue de bois est amarrée contre une palissade de bambous ; une enfant s'y tient debout et regarde l'objectif. Un éclairage d'appoint fait ressortir la barque et la clôture dans la lumière bleutée du soir. Floriane de Lassée met en scène les liens entre les femmes, les enfants et leur environnement, ici autour des rizières du Mékong. Exposition « Femmes et environnement », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Au bord d'une rizière vert tendre, une bâche bleue tendue entre deux perches de bambou forme un studio improvisé ; trois femmes en jupes noires et hauts colorés y posent sous des étoffes brodées suspendues. Derrière, des montagnes bleutées se perdent sous un ciel d'orage. Floriane de Lassée photographie des femmes qui agissent pour leur territoire, ici en lien avec l'ONG GRET. Exposition « Femmes et environnement », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Dans un quartier de briques et de tôle sous un ciel nuageux, une femme coiffée d'un chapeau pousse une charrette chargée de gros sacs blancs ; autour d'elle, le sol est jonché de débris blancs. À gauche, une fresque murale porte l'inscription « Siembra dignidad ». La scène évoque le travail de récupération des déchets et la dignité de celles qui le font. Floriane de Lassée, avec ENDA et WECF, exposition « Femmes et environnement », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « 3919 », Place de la Bastille. - Photo : Comme renversée dans le cadre, une femme aux longs cheveux châtains, en robe beige, tend les doigts vers son reflet dans un grand miroir au cadre de bois, qui lui répond du même geste. Autour, un plafond peint de feuillages et d'un oiseau donne à la scène une atmosphère de conte inquiétant. Le titre « 3919 » reprend le numéro d'écoute national destiné aux femmes victimes de violences. Floriane de Lassée, place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Dans une cage d'escalier étroite aux murs de planches, une femme en longue robe blanche est étendue à la renverse, les pieds sur les marches du haut, la tête et les cheveux blonds sur celles du bas. Une lumière rasante tombe sur le mur et laisse le reste dans l'ombre. La scène, d'une beauté inquiétante, évoque la chute et la violence subie à huis clos. Floriane de Lassée, exposition « 3919 », place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photo : Vue à travers les vitres d'une longue serre, une jeune femme aux cheveux roux, en salopette en jean, baisse les yeux et lève une main près de son visage. Au fond de l'allée, dans une brume légère, se dessine la silhouette sombre d'un homme. Les plantes, la lumière froide et les montants de la serre composent un huis clos où plane la menace. Floriane de Lassée, exposition « 3919 », place de la Bastille, Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « How much you carry », Hôtel de Ville, avec Human Rights Watch. - Photo : Devant une bâche bleue usée, un jeune garçon souriant, en veste de survêtement et tee-shirt jaune, porte sur la tête une énorme gerbe de bouteilles d'eau en plastique vides. Le bleu des bouchons répond à celui de la bâche et du vêtement. Selon la légende de l'artiste, la photo a été prise à Shashemene, en Éthiopie, où l'eau se fait rare et attise les conflits. Floriane de Lassée photographie ce que chacun porte. Exposée devant l'Hôtel de Ville, Photoclimat 2021. - Photo : Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, une yourte blanche est ceinturée de tirages en couleurs : des personnes posent, des objets en équilibre sur la tête. À côté, d'autres images sont présentées sur des chevalets de bois et des structures basses en lattes. Une passante traverse la place devant le grand portail sculpté. Exposition « How much you carry » de Floriane de Lassée, Hôtel de Ville, Photoclimat 2021. ### Frans Krajcberg, artiste plasticien Page : https://photoclimat.com/artistes/frans-krajcberg/ Né en Pologne en 1921 et mort au Brésil en 2017, Frans Krajcberg est considéré comme l'un des grands artistes brésiliens. Sculpteur, peintre et photographe, il a mis son art au service de la nature après avoir vu, dès 1955, la forêt du Paraná partir en fumée. Ses sculptures et assemblages, faits de bois rescapés des incendies d'Amazonie, de lianes ou de minerais, dénoncent le pillage des ressources tout en montrant la force de résilience du vivant. En 2021, Photoclimat a associé à son parcours l'Espace Frans Krajcberg, centre d'art contemporain consacré à l'art et à la nature, à Paris. Sa collection permanente réunit des œuvres, des archives et des films qui retracent la carrière artistique et militante de celui qui voyait dans la protection de la planète le grand combat du XXIe siècle. La même année, le lieu accueillait l'exposition « Blessure » de Sebastião Salgado. - Photoclimat 2021 : exposition « Exposition collective », Espace Frans Krajcberg. - Photo : Gros plan d'une œuvre en relief entièrement rouge, couverte de dizaines de formes rondes, froissées et creusées, qui évoquent des corolles, des coquillages ou des champignons serrés les uns contre les autres. Sous une lumière égale, la matière semble presque vivante. Frans Krajcberg, artiste installé au Brésil, a consacré son œuvre à la défense de la forêt amazonienne. Exposition collective à l'Espace Frans Krajcberg, Photoclimat 2021. ### Frédéric Barraja, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/frederic-barraja/ Frédéric Barraja est photographe et réalise aussi des films, avec un parcours ancré dans la musique, le cinéma et la publicité : pochettes d'albums, concerts, photographie de plateau, projets pour la télévision. Son écriture s'attache à la matière et à la lumière, et son travail sur le nu cherche à libérer le corps des regards normés et de la sexualisation. En 2025, Photoclimat accueille hors-les-murs une sélection imaginée par Les Mesnographies, festival gratuit de photographie d'auteur en plein air dans les Yvelines, en lien avec la Maison des arts et de la culture de Créteil. Frédéric Barraja y figure aux côtés de Hoda Afshar, Henrike Stahl et du duo Pierre & Florent. Le parcours aborde la quête d'identité, l'envie de franchir les frontières, la famille ou encore l'intelligence artificielle face au réchauffement climatique, avec un même souci d'inclusion et d'ouverture à l'autre. - Photoclimat 2025 : exposition « Festival Les Mesnographies », Hors-les-murs. - Photo : En noir et blanc, une femme aux cheveux ondulés, torse nu, est allongée contre une grande paroi de roche striée ; elle tient un crabe vivant à deux mains contre sa poitrine et regarde hors du cadre. Les veines claires et sombres du rocher occupent presque toute l'image et enveloppent le corps. La photographie dit un rapport intime, presque fusionnel, entre l'humain et le monde marin. Présentée dans le cadre du Festival Les Mesnographies, hors-les-murs, Photoclimat 2025. ### Gab Mejia, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/gab-mejia/ Gab Mejia est un photographe philippin, artiste pluridisciplinaire et ingénieur en environnement. Par la photographie, le cinéma, la poésie et la recherche participative, il aborde la crise climatique, la perte de biodiversité, les identités queer et les savoirs ancestraux. Explorateur National Geographic, il est aussi membre de l'International League of Conservation Photographers et de la Fondation Prince Albert II de Monaco. Ses images ont été publiées par National Geographic, la BBC ou CNN. Place de la Concorde, il présente à Photoclimat 2025 une série de portraits réalisée avec l'Alliance pour la préservation des forêts, collectif d'entreprises qui vise zéro déforestation dans ses approvisionnements. Il y montre des femmes et des hommes qui agissent, ici et ailleurs, pour protéger les forêts tropicales, essentielles au climat et à la biodiversité, et rappelle que chacun peut agir par ses choix de consommation. - Photoclimat 2025 : exposition « Les voix des forêts », Place de la Concorde. - Photo : En noir et blanc, une femme fixe l'objectif, coiffée d'une haute couronne de plumes, le visage orné de motifs en zigzag et d'un trait vertical sur le menton, plusieurs colliers de perles au cou. L'image mêle photographie et texture de dessin, et son nom est tracé à la main en bas à droite. Gab Mejia fait le portrait des gardiennes et gardiens autochtones des forêts. Exposition « Les voix des forêts », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Sur fond noir, une femme aux cheveux courts, en veste de cuisine sombre à col tricolore, sourit en tenant une petite tasse de métal. À gauche, un message écrit à la main : « Pour le climat revenons au bon sens paysan ! », et sa signature en bas à droite. Le portrait fait de chacun un porte-voix de la défense des forêts et du climat. Image de l'exposition « Les voix des forêts », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Sur fond noir, une femme aux longs cheveux bruns, en robe sombre à petites fleurs blanches, pose les mains sur les hanches et regarde l'objectif. En haut à gauche, une phrase écrite à la main, « Agissons ensemble pour sauver les forêts », et sa signature en bas. Ce portrait engagé fait partie de l'exposition « Les voix des forêts », qui donne la parole à celles et ceux qui défendent les forêts. Présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. ### Gabriel Barathieu, Kirstin Jones, Kathleen Ricker, photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/gabriel-barathieu-kirstin-jones-kathleen-ricker/ Gabriel Barathieu, Kirstin Jones et Kathleen Ricker sont présentés ensemble dans « Cohabiter », une exposition de photographie consacrée au vivant. Les sources de Photoclimat ne donnent pas d'éléments sur leurs parcours respectifs. En 2023, « Cohabiter » faisait partie des expositions associées à Photoclimat. Selon les informations publiques, cette exposition du Prix de la photographie environnementale de la Fondation Prince Albert II de Monaco était présentée avec la Fondation GoodPlanet au domaine de Longchamp, à Paris. Son parcours en trois temps, diversité, fragilité et raisons d'espérer, invitait à mesurer la beauté et la vulnérabilité du monde vivant, et à mieux cohabiter avec lui. - Photoclimat 2023 : exposition « Cohabiter », Expositions associées. - Photo : Des centaines de poissons aux rayures jaunes et bleutées se serrent les uns contre les autres en une masse presque sphérique, posée sur un fond sableux, tandis qu'au-dessus d'autres bancs se dispersent dans le bleu. Le titre « Unity is Strength », l'union fait la force, souligne cette stratégie collective face aux prédateurs. Gabriel Barathieu participe à l'exposition « Cohabiter », qui réunit des regards sur la faune sauvage, à Photoclimat 2023. - Photo : En noir et blanc, une immense étendue de neige occupe presque toute l'image ; trois manchots minuscules la traversent, ailerons écartés, devant une paroi rocheuse sombre qui disparaît dans le brouillard. L'échelle des animaux face au paysage dit leur endurance et la fragilité de leur milieu. Le titre « The Great Trek », le grand voyage, évoque leur long trajet. Kirstin Jones, exposition « Cohabiter », Photoclimat 2023. - Photo : Accroché à un talus couvert de mousse, un gorille au pelage noir et humide lève la tête vers la lumière, tandis qu'à droite une rivière claire court entre les pierres et les branches tombées. La végétation dense, aux verts profonds, enveloppe la scène. Kathleen Ricker montre l'animal dans son habitat forestier, un milieu menacé qu'il faut préserver. Photographie « Gorilla by the Water », exposition « Cohabiter », Photoclimat 2023. ### Guerchom Ndebo, photojournaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/guerchom-ndebo/ Guerchom Ndebo est un photojournaliste congolais, originaire de la région de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo. Après des études de communication, il a affiné son regard au sein du projet Congo in Conversation, porté par Finbarr O'Reilly et la Fondation Carmignac. Sa série sur la production de charbon de bois a été exposée à Paris. Il a travaillé pour Getty Images, puis pour l'AFP, et a reçu en 2021 le prix Avenir photo du prix Albert Kahn. À Photoclimat 2025, Guerchom Ndebo fait partie des quatre photographes réunis par l'ONG Solidarités International dans « Histoires de (sur)vie », exposition collective présentée place de la Concorde, côté Seine. Le parcours suit des femmes et des hommes qui vivent au plus près des conflits, par choix ou faute de choix, et rappelle le travail de l'ONG pour couvrir les besoins vitaux des populations touchées par les guerres, les épidémies et les catastrophes climatiques : boire, manger, s'abriter. - Photoclimat 2025 : exposition « Histoires de (sur)vie », Place de la Concorde. ### Henrike Stahl, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/henrike-stahl/ Henrike Stahl est une photographe allemande installée en France. Elle photographie souvent la Seine-Saint-Denis, où elle vit, et expérimente avec la peinture à l'huile ou en transformant ses images en tissus. En 2023, en résidence au château Palmer avec Leica, elle a suivi vignerons et jeunes saisonniers bordelais, et a fait vieillir ses tirages dans la terre. Ce travail a donné l'exposition et le livre « L'arc sera parmi les nuages ». En 2025, Photoclimat accueille hors-les-murs une sélection imaginée par Les Mesnographies, festival gratuit de photographie d'auteur en plein air dans les Yvelines, en lien avec la Maison des arts et de la culture de Créteil. Henrike Stahl y figure aux côtés de Hoda Afshar, Frédéric Barraja et du duo Pierre & Florent. Le parcours aborde la quête d'identité, l'envie de franchir les frontières, la famille ou encore l'intelligence artificielle face au réchauffement climatique, avec un même souci d'inclusion et d'ouverture à l'autre. - Photoclimat 2025 : exposition « Festival Les Mesnographies », Hors-les-murs. - Photo : Cadrage serré sur le bas d'un visage, un cou et une clavicule couverts de fines gouttes d'eau qui brillent au soleil ; une mèche de cheveux mouillés tombe sur un haut orange à liseré blanc, à côté d'un volant vert et bleu. L'arrière-plan flou laisse deviner un feuillage. L'image fait sentir la chaleur et la fraîcheur de l'eau sur la peau. Photographie d'Henrike Stahl, présentée dans le cadre du Festival Les Mesnographies, hors-les-murs, Photoclimat 2025. ### Hoda Afshar, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/hoda-afshar/ Hoda Afshar est une photographe née en Iran et installée en Australie, à Melbourne. Son travail interroge la façon dont on représente le genre, la marginalité et l'exil, en mêlant photographie documentaire, mise en scène et approche conceptuelle. Elle s'est notamment fait connaître par son portrait du journaliste kurde iranien Behrouz Boochani, réfugié détenu par l'Australie, et ses œuvres sont entrées dans des collections publiques comme la National Gallery of Victoria. En 2025, Photoclimat accueille hors-les-murs une sélection imaginée par Les Mesnographies, festival gratuit de photographie d'auteur en plein air dans les Yvelines, en lien avec la Maison des arts et de la culture de Créteil. Hoda Afshar y figure aux côtés de Frédéric Barraja, Henrike Stahl et du duo Pierre & Florent. Le parcours aborde la quête d'identité, l'envie de franchir les frontières, la famille ou encore l'intelligence artificielle face au réchauffement climatique, avec un même souci d'inclusion et d'ouverture à l'autre. - Photoclimat 2025 : exposition « Festival Les Mesnographies », Hors-les-murs. - Photo : Quatre femmes en vêtements noirs se tiennent serrées, de dos, face à un horizon gris et voilé ; l'une passe le bras autour de sa voisine. Le vent emmêle leurs longues chevelures brunes et leurs tresses, seules matières vivantes dans une palette sourde de noirs et de gris bleutés. L'image de Hoda Afshar dit la solidarité et la force du groupe face aux éléments. Présentée hors-les-murs, au festival Les Mesnographies, dans le cadre de Photoclimat 2025. ### Hélène Jayet, plasticienne et photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/helene-jayet/ Hélène Jayet est plasticienne et photographe, originaire du Mali. Formée aux Beaux-Arts de Montpellier puis au graphisme, à la photographie et au photojournalisme à Paris, elle réalise depuis une dizaine d'années portraits et reportages pour la presse et anime des ateliers, notamment à l'école Kourtrajmé. Ses images ont été montrées à La Gacilly, à la Fondation Zinsou au Bénin, aux biennales de Bamako et de Dakar ou à BOZAR à Bruxelles. Lauréate du Mentorat #3 des Filles de la Photo, elle expose à Photoclimat 2025 dans « Les Expérimentales », à la galerie de l'Académie du Climat. Sa série « Colored Only - Chin Up ! », commencée en 2009 dans le 10e arrondissement de Paris, s'intéresse au cheveu afro. À travers la coiffure, elle parle d'histoire, de mémoire, d'identité et de politique, et cherche à créer des images qui réparent et font relever la tête. - Photoclimat 2025 : exposition « Les expérimentales », Académie du Climat. - Photo : Sur un fond blanc lumineux, une jeune femme aux lèvres rouges baisse les yeux, la tête enveloppée d'un volumineux foulard aux motifs graphiques jaunes, verts, rouges et bleus. Son pull noir et écru, brodé de perles et de motifs géométriques, répond aux couleurs du tissu. Ce portrait d'Hélène Jayet, sobre et frontal, met en valeur le vêtement comme langage et comme héritage. Présenté dans l'exposition « Les expérimentales » à l'Académie du Climat, Photoclimat 2025. ### Instapades Studio, duo de photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/instapades-studio/ Instapades Studio réunit Charlotte Moutier et Benjamin Gremen. Le duo aborde la photographie comme un dialogue entre les images, qu'il veut cohérentes et capables de communiquer entre elles, et puise son inspiration dans les rencontres et les repérages faits sur le terrain. Sur les quais de Seine, il présente à Photoclimat 2025 « Les 60 ans des agences de l'eau », pour l'anniversaire de la loi de 1964 qui a créé les six agences de l'eau et posé l'idée de l'eau comme patrimoine commun. Le parcours s'organise autour de trois piliers : la beauté des paysages, la vie humaine et la biodiversité. Chaque image invite à réfléchir à la place de l'eau dans nos vies et à la nécessité de préserver cette ressource. - Photoclimat 2025 : exposition « Les 60 ans des agences de l'eau », Quais de Seine. - Photo : Sous un ciel criblé d'étoiles traversé par la Voie lactée, un petit lac de montagne sombre reflète la lumière entre des pentes herbeuses. Au loin, une mer de nuages s'étire au pied de sommets découpés, sur un horizon encore teinté d'orange. Instapades Studio montre ici le lac de Montagnon, dans le bassin Adour-Garonne, une eau d'altitude préservée. Exposition « Les 60 ans des agences de l'eau » présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. - Photo : Une rivière parfaitement lisse s'étend au premier plan et renvoie l'image d'un vieux pont de pierre à une seule arche, posé entre deux rives de rochers rosés et gris couverts de maquis. Par l'ouverture de l'arche, on aperçoit des montagnes lointaines sous un ciel bleu pâle. Instapades Studio célèbre la clarté d'un cours d'eau corse et le patrimoine qui l'accompagne. Exposition « Les 60 ans des agences de l'eau », quais de Seine, Photoclimat 2025. - Photo : Vu à la verticale, le lac déploie toutes les nuances du turquoise, du bleu profond aux hauts-fonds presque blancs où affleurent les herbiers. Une rive boisée et une roselière occupent l'angle supérieur, des lignes de bouées et deux petits pontons dessinent des courbes, et deux pagayeurs glissent au centre. Instapades Studio montre le lac d'Aiguebelette, dans le bassin Rhône-Méditerranée. Exposition « Les 60 ans des agences de l'eau », quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Irene Kung, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/irene-kung/ Née en Suisse, Irene Kung s'est d'abord formée à la peinture et s'est fait connaître par ses natures mortes, dont la technique s'inspire des fresques étrusques, romaines et de la Renaissance. Elle s'est ensuite tournée vers la photographie, avec des monuments d'architecture ou des fragments de bâtiments en Europe, et des végétaux venus d'ailleurs, qu'elle isole dans une lumière presque irréelle. Sa série « The Forest of the Soul » invite à entrer dans un jardin secret de quarante arbres, jeunes pousses ou arbres anciens, pins et oliviers, palmiers et saules réunis dans une forêt hors du temps. Présentée en 2023 au parc Dupeyroux de Créteil, dans le parcours de Grand Paris Sud Est Avenir, elle revient en 2025 hors-les-murs, au domaine national de Saint-Cloud. Une ode à la beauté des arbres et à leur valeur symbolique. - Photoclimat 2025 : exposition « The Forest of the Soul », Hors-les-murs. - Photo : Le tronc massif et creusé d'un chêne s'ouvre en larges branches tordues, couvertes d'un feuillage dont certaines touffes captent une lumière vert pâle. Tout le reste disparaît dans un noir profond, si bien que l'arbre semble flotter, isolé comme un portrait. Irene Kung photographie les arbres comme des êtres singuliers, pour en faire sentir la présence et l'âge. Série « The Forest of the Soul » présentée hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photo : Un tronc noueux et creusé, presque sculpté, s'élance en biais depuis l'angle inférieur gauche et porte une immense couronne de feuilles fines aux reflets argentés. Le fond noir absolu isole l'arbre et fait vibrer chaque feuille dans une lumière douce. Irene Kung fait de cet olivier séculaire une figure presque humaine, marquée par le temps. Série « The Forest of the Soul » présentée hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photo : Au sommet d'un tronc à peine visible, la couronne d'un saule se gonfle en une masse de fines branches emmêlées, comme une chevelure prise dans le vent. Les tons crème, vert tilleul et gris se fondent dans un fond uni et lumineux qui efface tout paysage. Irene Kung isole l'arbre pour en révéler le mouvement et la fragilité. Série « The Forest of the Soul » présentée hors-les-murs, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « The Forest of the Soul », Parc Dupeyroux, Créteil. - Photo : Le tronc massif et creusé d'un arbre ancien se divise en grosses branches qui s'élèvent comme des bras, sous un feuillage dense aux reflets vert tendre. Le fond plongé dans le noir détache l'arbre de tout contexte et lui donne la présence d'un portrait. Irene Kung photographie les arbres comme des êtres vivants dignes d'attention. Exposition « The Forest of the Soul », présentée au parc Dupeyroux à Créteil, Photoclimat 2023. - Photo : Isolé dans le noir, un conifère au tronc fin et tortueux monte en zigzag à travers des touffes d'aiguilles vert clair, que traversent quelques branches mortes rousses. Sans sol ni horizon, l'arbre semble flotter comme une apparition. Irene Kung isole les arbres pour révéler leur caractère et rappeler ce que chacun a d'unique. Exposition « The Forest of the Soul », parc Dupeyroux, Créteil, Photoclimat 2023. - Photo : Partant du coin inférieur gauche, un tronc torsadé, creusé par les années, porte une large couronne de petites feuilles vert argenté qui s'étale presque d'un bord à l'autre. Sur le fond noir, la lumière accroche chaque feuille comme une constellation. Irene Kung fait de l'arbre un monument du temps long, à contempler et à protéger. Exposition « The Forest of the Soul », présentée au parc Dupeyroux à Créteil, Photoclimat 2023. - Photo : Ici, l'arbre se détache sur un fond clair, couleur crème. Sa couronne, aux contours vaporeux et filamenteux, semble agitée par le vent ou en train de se dissoudre, au-dessus d'un tronc à peine visible. Le rendu, proche du dessin à la mine, donne à l'arbre une présence fragile et presque immatérielle. Irene Kung, exposition « The Forest of the Soul », parc Dupeyroux, Créteil, Photoclimat 2023. ### Irène Jonas, photographe et sociologue Page : https://photoclimat.com/artistes/irene-jonas/ Irène Jonas est photographe et sociologue. Elle partage sa vie entre Paris et Le Guilvinec, dans le Finistère, et s'est tournée vers la sociologie visuelle, en enrichissant ses enquêtes d'images documentaires. Sa photographie suit deux voies : un noir et blanc proche du reportage, et des photographies peintes qui explorent l'enfance, la famille et la mémoire. Elle est représentée par l'agence Révélateur. Elle est l'une des trois lauréates d'« Une autre empreinte », le prix pour la photographie environnementale du laboratoire Dahinden, dont l'édition 2025, « La mer est ton miroir », est exposée sur les quais de Seine. Sa série « Histoires sans paroles ou la montée des eaux » montre le recul du trait de côte dans le Finistère, où une quarantaine de communes font face à l'érosion et au risque de submersion lors des tempêtes. - Photoclimat 2025 : exposition « Prix Une autre empreinte », Quais de Seine. - Photo : Trois vues en bandes, comme des photogrammes, montrent une personne en manteau sombre au bord d'une digue de pierre, face à une mer blanche d'écume, puis disparaissant sous une vague qui se brise. Les couleurs passées, vert d'eau, bleu et jaune, et le grain marqué donnent à la scène l'allure d'un vieux film. Irène Jonas évoque la force de la mer et la vulnérabilité du littoral. Présentée sur les quais de Seine pour le Prix Une autre empreinte, Photoclimat 2025. ### James Mollison, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/james-mollison/ Né au Kenya et élevé en Angleterre, James Mollison a étudié le cinéma et la photographie à la Newport School of Art, puis rejoint en Italie Fabrica, le centre de création de Benetton. Il est installé à Venise. Ses projets appliquent des idées simples et fortes à des sujets de société : « Playground » sur les cours de récréation, « The Disciples » sur les fans de musique, ou « Where Children Sleep », dont les deux volumes sont parus en 2010 et 2023. Place de la Concorde, avec la Fondation GL Events, il présente à Photoclimat 2025 « Dans ma chambre ». Parti du souvenir de sa propre chambre d'enfant, il a photographié des enfants et l'endroit où ils dorment dans quarante pays. Ces images font réfléchir à la pauvreté et à la richesse, au changement climatique, aux inégalités, à l'éducation ou à l'exil, à travers des enfants qui n'ont pas choisi leur situation. - Photoclimat 2025 : exposition « Dans ma chambre », Place de la Concorde. - Photo : À gauche, le portrait frontal d'un jeune garçon aux cheveux bouclés, en tee-shirt orange, sur fond neutre. À droite, l'endroit où il dort : un canapé usé et taché, en plein air, devant une cabane de planches et de tôle où sèche du linge. La série associe chaque enfant à sa chambre et met en regard les inégalités de logement dans le monde. Présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : À gauche, sur fond gris clair, une fillette aux cheveux noirs ébouriffés, en chemise à carreaux roses, porte un lourd marteau sur l'épaule et fixe l'objectif. À droite, sa chambre : une pièce sombre au toit de chaume et de bambou, un lit couvert de tissus fleuris, des vêtements entassés sur des étagères et un rai de lumière. James Mollison met en regard les conditions de vie des enfants du monde. Présenté place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : À gauche, une petite fille blonde et souriante, maquillée, en béret et costume de scène jaune à rayures noires. À droite, sa chambre aux murs roses : un lit en forme de carrosse, un lustre à figurines, des dizaines d'écharpes et de trophées, et un sol jonché de diadèmes argentés. Ce contraste, dans la série de James Mollison, interroge l'enfance et la consommation. Présenté place de la Concorde lors de la biennale Photoclimat 2025. ### Jean-Baptiste Sénégas et Hervé Bourmaud, photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/jean-baptiste-senegas-et-herve-bourmaud/ « En pêche » est né de la rencontre de deux photographes qui connaissent la mer de l'intérieur. Révélation du festival Photomed, inscrit maritime, Jean-Baptiste Sénégas est aussi responsable de Cest-Med, qui soigne les tortues marines au Grau-du-Roi. Ses portraits en ambrotype, sur plaque de verre, captent la force des regards. Hervé Bourmaud a été marin pêcheur pendant quinze ans et capitaine de la goélette Tara pendant six ans ; redevenu patron de pêche, il photographie sur le vif le travail à bord. En 2023, sur les quais de Seine, Photoclimat a présenté douze diptyques extraits de leur projet, qui doit couvrir l'ensemble de la pêche française. Du pêcheur artisanal solitaire aux équipages du large, en Atlantique comme en Méditerranée, les images racontent une vie rythmée par les départs et les retours, la dureté du travail, et un métier ancestral aujourd'hui bouleversé. - Photoclimat 2023 : exposition « En pêche », Quais de Seine. - Photo : À gauche, le portrait frontal d'un homme aux cheveux bouclés, présenté par le cartel comme Yann, patron pêcheur. À droite, une main trie une prise mêlée de poissons, d'étoiles de mer et d'une coquille Saint-Jacques. Sous les images, son témoignage évoque la pêche traditionnelle et le plastique que mangent les poissons. Jean-Baptiste Sénégas et Hervé Bourmaud donnent la parole aux pêcheurs, exposition « En pêche », quais de Seine, Photoclimat 2023. - Photo : À gauche, le portrait d'un jeune homme en veste, présenté par le cartel comme Manuel, élève au lycée de la mer. À droite, une salle aux postes informatiques et aux cabines vitrées où s'exercent des élèves. Le texte qui accompagne les images rapporte sa vision du métier et de l'avenir. Jean-Baptiste Sénégas et Hervé Bourmaud dressent le portrait d'une génération de marins, exposition « En pêche », quais de Seine, Photoclimat 2023. - Photo : À gauche, le portrait d'un homme en salopette de ciré, présenté par le cartel comme Salif, matelot. À droite, un marin à contre-jour démêle des filets à l'arrière d'un bateau, sur une mer scintillante. Le texte raconte son arrivée en France et son entrée dans le métier de la pêche. Jean-Baptiste Sénégas et Hervé Bourmaud recueillent la parole de ceux qui vivent de la mer, exposition « En pêche », quais de Seine, Photoclimat 2023. ### Jennifer Dewavrin, artiste Page : https://photoclimat.com/artistes/jennifer-dewavrin/ Jennifer Dewavrin se présente comme créatrice et artiste. Depuis l'enfance, elle danse : sa grand-mère mettait de la musique et l'encourageait à se laisser porter par le son et par ce que son corps ressentait. De cette expérience est né un projet de vie, honorer le mouvement de la vie et la beauté qui s'en dégage, et le transmettre aux autres. Place de la Concorde, elle présente à Photoclimat 2025 « Je danse la vie », avec le fonds de dotation Dewavrin Healthcare et l'association RoseUp, qui accompagne depuis 2011 les femmes touchées par le cancer. Après les séances photo, elle a prolongé ses images à la main : des fils d'or pour dire la lumière, de l'encre pour l'ancrage dans la matière. Une œuvre sur la grâce, la vulnérabilité et la force de vivre. - Photoclimat 2025 : exposition « Je danse la vie », Place de la Concorde. - Photo : Une danseuse, tête rejetée en arrière, déploie les immenses manches de sa robe crème, ornées de fleurs orange et de brins de muguet. Autour d'elle, des massifs bleu profond et des fils tendus donnent à l'image une texture de tapisserie, entre photographie, peinture et broderie. Jennifer Dewavrin fait du mouvement dansé un élan vital mêlé au végétal. Exposition « Je danse la vie » présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Saisi en noir et blanc, un danseur s'étire à l'horizontale, bras tendus vers l'avant, comme s'il plongeait. L'image est recouverte de lavis ocre et bleu ciel, de rosaces de fils tendus et de petites fleurs colorées qui transforment la photographie en œuvre textile. Jennifer Dewavrin mêle le corps en mouvement et les formes de la nature. Exposition « Je danse la vie » présentée place de la Concorde lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Allongée sur le côté, le dos nu, une personne se replie sur elle-même, enveloppée d'un tissu clair peint de fleurs, de soleils et de cœurs rouges. Le décor alterne un sol et un ciel à motif léopard doré, une bande de nuit traversée de fils, deux grandes fleurs blanches et des brins de fleurs séchées. Jennifer Dewavrin compose une image intime et protectrice, entre repos et renaissance. Présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Johnson Sabin, photojournaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/johnson-sabin/ Johnson Sabin est photojournaliste. D'après le quotidien haïtien Le Nouvelliste, il raconte Haïti à travers la vie quotidienne, les croyances, les mouvements sociaux et la violence, et son parcours a commencé par le théâtre. À Photoclimat 2025, Johnson Sabin fait partie des quatre photographes réunis par l'ONG Solidarités International dans « Histoires de (sur)vie », exposition collective présentée place de la Concorde, côté Seine. Le parcours suit des femmes et des hommes qui vivent au plus près des conflits, par choix ou faute de choix, et rappelle le travail de l'ONG pour couvrir les besoins vitaux des populations touchées par les guerres, les épidémies et les catastrophes climatiques : boire, manger, s'abriter. - Photoclimat 2025 : exposition « Histoires de (sur)vie », Place de la Concorde. ### Jojakim Cortis et Adrian Sonderegger, duo de photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/jojakim-cortis-et-adrian-sonderegger/ Jojakim Cortis, né en Allemagne, et Adrian Sonderegger, né en Suisse, travaillent ensemble depuis leurs études à la Haute École d'art de Zurich, en 2006. Leurs photographies ont été montrées dans de nombreux lieux, dont le Metropolitan Museum de New York, le musée Folkwang d'Essen, la Fondation suisse pour la photographie et le C/O Berlin. Leur livre « Double Take » est paru en 2018 chez plusieurs éditeurs, en Grande-Bretagne, en Suisse et au Japon. Place de la Concorde, côté Seine, ils présentent à Photoclimat 2025 la série « Icons ». Depuis 2013, le duo reconstruit en studio, sous forme de maquettes en trois dimensions, des images célèbres de l'histoire de la photographie, puis les photographie en laissant voir le décor. Entre hommage et clin d'œil, ce travail invite à regarder autrement les images qui ont forgé notre mémoire collective, et à se demander comment elles sont fabriquées. - Photoclimat 2025 : exposition « Icons », Place de la Concorde. - Photo : Devant un fond bleu ciel, une tour en carton surmontée d'un nuage de coton gris et un petit avion suspendu reconstituent une image célèbre de l'attaque du World Trade Center. Le cadre large dévoile les coulisses : pieds de projecteurs, flash, bac de rangement, bombe de peinture et chutes de coton au sol. Cortis et Sonderegger rejouent les photographies iconiques pour interroger la fabrication des images. Série « Icons », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Sur le haut d'un grand panneau noir, des figurines de soldats casqués et chargés de paquetages se découpent en contre-jour, sous des nuages de coton éclairés par derrière. Autour, le studio reste visible : pieds d'éclairage, rubans adhésifs, ciseaux, coton éparpillé et une main tenant un appareil. Cortis et Sonderegger reconstruisent une image de guerre célèbre pour montrer comment se fabrique la mémoire visuelle. Série « Icons », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Au centre d'une table d'atelier, une piscine miniature aux eaux bleues, avec chaise longue et palmiers, est sur le point d'être submergée par une vague de coton qui déferle depuis la mer. Tout autour traînent pinces, pots, chutes de matériaux et pieds de fixation, sous un fond de ciel peint. Cortis et Sonderegger rejouent une catastrophe en maquette pour questionner notre rapport aux images d'actualité. Série « Icons », place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Juliette Agnel, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/juliette-agnel/ Photographe passée par les Beaux-Arts de Paris et l'université Paris 1, Juliette Agnel explore depuis plus de vingt ans les liens entre les êtres humains, la nature et le cosmos, en Afrique comme au Groenland, des déserts espagnols aux grottes d'Arcy-sur-Cure. Ses séries parlent de mémoire, d'invisible et de forces géologiques. Elle a reçu le prix Niépce en 2023 et son travail a été montré aux Rencontres d'Arles comme au Louvre. Pour Photoclimat 2025, sur les quais de Seine, elle présente « Les souffles nocturnes du canal », issu d'une résidence embarquée sur le canal du Midi au printemps 2025, avec Voies navigables de France. Ses images, souvent prises de nuit, cherchent ce qui se tient entre les choses : le vent, la mémoire des arbres, malades ou replantés, la présence des étoiles. Une manière sensible de rappeler que l'eau douce et ses berges sont un patrimoine vivant à protéger face au dérèglement climatique. - Photoclimat 2025 : exposition « Les souffles nocturnes du canal », Quais de Seine. - Photo : Dans l'obscurité totale, une touffe d'herbes hautes est éclairée d'un rouge intense ; un halo flou, comme une flamme ou une respiration, s'élève au-dessus d'elle. Le sol d'herbes sèches s'embrase dans la même lumière, puis se perd dans le noir. Juliette Agnel révèle le vivant de la nuit, entre l'apparition et le mystère. Exposition « Les souffles nocturnes du canal » présentée sur les quais de Seine lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Photographié en pose longue, un arbre isolé au feuillage vert se dédouble dans une eau parfaitement calme, entre des rives de roseaux et de broussailles. Le ciel nuageux prend des teintes rosées et orangées, la lumière de la ville au loin. Juliette Agnel explore la nature la nuit, entre le visible et l'invisible. Exposition présentée sur les quais de Seine. - Photo : Depuis le cœur d'un tunnel en pierre plongé dans l'ombre, le regard suit l'eau du canal, qui brille d'éclats argentés, jusqu'à l'arche lumineuse de la sortie où apparaît une végétation verte. À gauche, un garde-corps longe l'étroit chemin de halage. Juliette Agnel fait de ce passage souterrain un seuil entre la nuit et le jour. Exposition « Les souffles nocturnes du canal » présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Juliette-Andréa Élie, artiste plasticienne Page : https://photoclimat.com/artistes/juliette-andrea-elie/ Originaire de la région des volcans d'Auvergne, Juliette-Andréa Élie s'est formée aux Beaux-Arts de Nantes puis à l'université Concordia de Montréal. Son univers, entre photographie et dessin, questionne le paysage contemporain et nos liens avec les autres êtres vivants, souvent aux côtés de chercheurs. Elle crée des images-objets gravées à la pointe sèche, en superposant des tirages sur papier translucide, miroir ou organza. L'historien Michel Poivert a évoqué sa pratique dans un essai paru en 2024, et elle a reçu la bourse Ronan Guillou 2025. En 2023, lauréate du prix Une autre empreinte du laboratoire Dahinden, consacré cette année-là à l'air, elle expose « Mysterious Mist » sur les quais de Seine. En 2025, place de la Concorde, « Les mains qui obliquent » naît d'une résidence nomade avec la Fondation Avril, auprès de projets agricoles innovants en France et au Togo : glanage solidaire, élevage, paysannes et semences anciennes, pour une alimentation plus juste. - Photoclimat 2025 : exposition « Les mains qui obliquent », Place de la Concorde. - Photo : Dans une atmosphère bleu violet, un grand poisson aux écailles sombres et aux nageoires translucides traverse l'image, mêlé à un réseau de fines racines blanches et à des bulles d'eau. Au premier plan, des tiges d'herbes vertes et quelques boutons jaunes se superposent. Juliette-Andréa Élie superpose les couches pour faire dialoguer l'eau, le végétal et l'animal. Exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Plusieurs personnes, courbées vers le sol, récoltent dans un champ à perte de vue, sous un ciel pâle. Des bandes verticales bleutées, une énorme fraise rouge, des lignes de fils colorés et des silhouettes d'animaux se superposent à la scène. Juliette-Andréa Élie rend hommage au travail des mains dans les champs et à ce que la terre nourrit. Exposition « Les mains qui obliquent » présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Sur un fond de tons sable et orangés, plusieurs scènes se fondent : une femme rit en levant les mains, une autre s'accoude, d'autres remuent du grain dans une grande bassine, devant une case et des palmiers. Des fleurs roses et des silhouettes en ombre relient les images. Juliette-Andréa Élie célèbre le travail et la force des femmes rencontrées au Togo. Exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « Mysterious Mist », Quais de Seine. - Photo : Au premier plan, un champ de colza d'un jaune intense s'étend sous un ciel gris bleu chargé de nuages. Au-dessus des fleurs flotte une longue traînée de boucles blanches et jaunes, comme une brume ou un souffle rendu visible. L'artiste intervient sur l'image pour faire apparaître ce qui, dans le paysage, échappe au regard. Juliette-Andréa Élie, exposition « Mysterious Mist », quais de Seine, Photoclimat 2023. ### Jérémy Gobé, artiste plasticien Page : https://photoclimat.com/artistes/jeremy-gobe/ Né en 1986, Jérémy Gobé défend un art ancré dans la vie, qui va à la rencontre des savoir-faire oubliés, des matières délaissées et des objets sans usage. Exposé en France, au Palais de Tokyo ou au CENTQUATRE-Paris, comme à l'étranger, il puise dans les techniques anciennes pour imaginer des réponses aux problèmes d'aujourd'hui. Depuis 2017, il mène Corail Artefact, un projet qui associe art, science, industrie et éducation pour sauver les récifs coralliens. Pour Photoclimat 2021, place de la Bastille, il a tricoté avec l'atelier maille Emma un corail monumental, le « Cerveau de Neptune ». Faite de fibres presque sans polyamide, de bois et de pneus recyclés, l'œuvre montre qu'une installation géante peut respecter la nature. Elle relie aussi la disparition du tissu corallien à celle du tissu industriel textile français. L'installation a ensuite voyagé au congrès de l'UICN à Marseille et à La Seyne-sur-Mer. - Photoclimat 2021 : exposition « Cerveau de Neptune », Place de la Bastille. - Photo : Sous un ciel lourd de nuages gris, une immense sculpture jaune aux formes molles et alvéolées, comme un corail ou une éponge géante, repose sur un socle noir. Contre elle s'alignent des tirages de plancton sur fond noir. Jérémy Gobé mêle art et science pour alerter sur la disparition des coraux. Œuvre « Cerveau de Neptune », présentée à Photoclimat 2021. ### Laetitia Ky, artiste Page : https://photoclimat.com/artistes/laetitia-ky/ Née en 1996 à Abidjan, Laetitia Ky est une artiste et activiste ivoirienne. Après des études de commerce qu'elle abandonne vite, elle se passionne pour les coiffures des femmes africaines d'avant la colonisation. Ses cheveux deviennent son langage : elle les sculpte pour parler d'amour de soi, d'égalité entre femmes et hommes et d'acceptation des différences. Une série où ses cheveux prennent la forme de mains l'a fait connaître bien au-delà de la Côte d'Ivoire. Elle s'intéresse aussi au cinéma, à la mode et à la peinture. En 2023, place de la Bastille, Photoclimat a présenté « Love and Justice », du nom de son livre, au sein du pôle Femmes. Chaque sculpture capillaire porte son propre message ; ensemble, elles abordent l'égalité des sexes et célèbrent le cheveu noir. Ses œuvres répondaient aux résidences d'artistes femmes menées avec la Fondation RAJA-Danièle Marcovici. - Photoclimat 2023 : exposition « Love and Justice », Place de la Bastille. - Photo : Devant un mur jaune pâle, une jeune femme en tee-shirt blanc et short de boxe rouge et noir regarde sur le côté ; ses tresses, sculptées et rigidifiées, dessinent deux bras qui frappent avec des gants de boxe. L'artiste ivoirienne Laetitia Ky fait des cheveux une matière de sculpture pour parler de la force des femmes et de leurs droits. Œuvre exposée place de la Bastille lors de Photoclimat 2023. - Photo : Sur un fond blanc, une jeune femme au regard frontal lève les deux bras au-dessus de la tête. Ses tresses, enroulées autour de ses poignets, se terminent par des maillons de chaîne qui viennent de se rompre. Avec ce seul geste et cette coiffure sculptée, Laetitia Ky compose une image d'émancipation, simple et directe, en orange et noir. Présentée place de la Bastille dans l'exposition « Love and Justice », à Photoclimat 2023. - Photo : Cadrée en buste sur un fond ocre jaune, une jeune femme fixe l'objectif ; au-dessus de sa tête, ses cheveux tressés forment le fléau et les deux plateaux d'une balance. Dans l'un se tient le symbole masculin, dans l'autre le symbole féminin. Laetitia Ky interroge ainsi l'égalité entre les femmes et les hommes, au cœur de l'exposition « Love and Justice », présentée place de la Bastille à Photoclimat 2023. ### Leila Alaoui, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/leila-alaoui/ Photographe et vidéaste, Leila Alaoui (1982-2016) a construit une œuvre à la frontière du documentaire et des arts plastiques, consacrée à l'identité, aux diversités culturelles et aux migrations autour de la Méditerranée. Elle a aussi travaillé pour des ONG comme le Danish Refugee Council. En janvier 2016, alors qu'elle réalisait pour Amnesty International un travail sur les droits des femmes au Burkina Faso, elle a été tuée lors des attentats de Ouagadougou. Sa fondation, créée la même année, conserve et fait vivre son œuvre. En 2021, Photoclimat a présenté « Les Marocains » à l'église Saint-Merry, avec la Fondation Leila Alaoui. Ces portraits grandeur nature, réalisés dans un studio mobile au fil d'un voyage dans le Maroc rural, montrent des femmes et des hommes berbères et arabes avec dignité et élégance, loin des clichés exotiques. La série garde la trace de traditions menacées par la mondialisation. - Photoclimat 2021 : exposition « Les Marocains », Paris, avec Fondation Leila Alaoui. - Photo : Sur un fond noir de studio, une femme pose de face, le regard droit, la tête couverte d'un foulard bleu et d'un bandeau brodé ; elle porte un collier de grosses perles dorées, une cape tissée à rayures et une ceinture de pompons verts. La lumière précise fait ressortir chaque texture. Leila Alaoui a photographié les habitants du Maroc avec un studio mobile, pour garder trace de leurs costumes et de leur dignité. « Les Marocains », Paris, Photoclimat 2021. - Photo : Le long du flanc d'une église gothique, sous les remplages des fenêtres, de très grands tirages verticaux présentent les portraits en pied de Leila Alaoui, aux costumes colorés sur fond noir. En contrebas, des jeunes sont assis sur les marches et discutent. Le dialogue entre ces visages et la pierre ancienne donne à l'exposition une force particulière. « Les Marocains », Paris, Photoclimat 2021. ### Les Filles de la Photo, association Page : https://photoclimat.com/artistes/les-filles-de-la-photo/ Fondée en 2017 par Marion Hislen, Chantal Nedjib et Florence Moll, l'association Les Filles de la Photo réunit des professionnelles de nombreux métiers de la photographie. Elle défend la photographie et les photographes, et a créé l'Observatoire de la mixité femme-homme dans la photographie. En mai 2020, elle a lancé le Mentorat, un programme qui accompagne pendant quinze mois cinq lauréates, chacune suivie par un binôme de marraines. En 2021, Photoclimat a présenté le travail de lauréates du Mentorat à la Maison des Arts de Créteil, avec l'exposition « Homéostasie » réunissant Amélie Chassary, Juliette-Andréa Elie et Elsa Leydier. Pensé comme un parcours de soin par l'image et le son, il cherchait à apaiser le rapport souvent conflictuel entre l'humain et son environnement. En 2023, Sarah Braeck et Alice Pallot, issues du Mentorat, ont exposé à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil. - Photoclimat 2021 : exposition « Mentorat », Île-de-France. - Photo : Dans un grand espace intérieur aux murs de béton, deux niveaux d'accrochage : en haut, une rangée de petits cadres ; en bas, trois grands tirages aux couleurs vives, faits de tissus et de vêtements entassés, puis une phrase peinte en capitales, « Tu ne seras jamais libre si tu as des esclaves », et « We are all fashion victims ». L'ensemble interroge le prix humain et écologique de la mode. Exposition des Filles de la Photo, Photoclimat 2021. ### Lucas Foglia, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/lucas-foglia/ Né en 1983 aux États-Unis, Lucas Foglia étudie les rencontres entre les humains et les espaces sauvages. Son livre et son exposition itinérante « Human Nature » s'intéressent aux personnes qui prennent soin de la nature au temps du changement climatique. Ses œuvres sont exposées dans de nombreux pays et entrent dans des collections comme celles de l'International Center of Photography et du Musée d'art moderne de San Francisco. En 2021, place du Palais-Royal, Photoclimat a présenté « Human Nature » avec le Sierra Club, grande ONG environnementale américaine. Chaque histoire a pour décor un milieu particulier : la ville, la forêt, la ferme, le désert, la banquise, l'océan ou le volcan. Les images rappellent à quel point nous avons besoin du dehors pour notre santé, alors même que tempêtes et sécheresses s'intensifient, et que certains espaces sauvages sont eux-mêmes fabriqués par l'homme. - Photoclimat 2021 : exposition « Human Nature », Paris centre, avec Sierra Club. - Photo : Vue d'en haut, une personne repose sur le dos dans une flaque de boue liquide, le corps et le visage recouverts d'une même couche brune, la bouche ouverte. Le monochrome terreux fond la silhouette dans le sol. Avec « Human Nature », Lucas Foglia explore notre besoin de nature et la façon dont nous cherchons à renouer avec elle. Exposition présentée avec le Sierra Club dans le centre de Paris, Photoclimat 2021. ### Lydia Saidi, photographe et iconographe Page : https://photoclimat.com/artistes/lydia-saidi/ Née à Alger, Lydia Saidi est photographe et iconographe. Ses travaux portent sur les libertés, les contraintes sociales et la mémoire, à travers des sujets photographiés en Algérie : les manifestations du Hirak, l'histoire de l'esclavage ou les questions féministes. Lauréate du Mentorat #3 des Filles de la Photo, elle expose à Photoclimat 2025 dans « Les Expérimentales », à la galerie de l'Académie du Climat. « Les autres filles du raï », son premier projet en France, part des pochettes de disques de raï des années 1970, où le visage des chanteuses était souvent remplacé par des mannequins occidentales. Que sont-elles devenues, et comment se montrent les nouvelles voix du raï ? Elle explore l'entre-deux culturel de ces femmes, dont elle fait partie. - Photoclimat 2025 : exposition « Les expérimentales », Académie du Climat. - Photo : Une femme aux cheveux bruns, les mains jointes sur les genoux, pose calmement au centre d'un canapé d'angle en cuir brun, devant de lourds rideaux vert d'eau. Son haut noir bordé d'or porte l'image imprimée d'un visage, qui fait écho à son propre portrait. La lumière douce d'une fenêtre installe un moment d'intimité domestique. Lydia Saidi présente ce travail dans « Les expérimentales » à l'Académie du Climat, Photoclimat 2025. ### Mandy Barker, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/mandy-barker/ Diplômée d'un master d'art en photographie de la De Montfort University, en Angleterre, Mandy Barker consacre son travail à la pollution des océans par le plastique et les microplastiques. Elle collabore avec des scientifiques lors d'expéditions de recherche, comme la mission Beluga II menée dans les Hébrides intérieures, en Écosse, pour une commande de Greenpeace en 2017. Son travail, souvent récompensé, a été publié dans plus de cinquante pays. « SOUP » rappelle que plus de huit millions de tonnes de plastique gagnent chaque année les océans, menaçant la vie marine et, par ricochet, notre santé et le climat. Photoclimat a présenté la série en 2021 place de la Bastille avec Surfrider Foundation Europe, puis en 2023 à la piscine Marcel-Dusmenil de Bonneuil-sur-Marne, dans le parcours du Grand Paris Sud Est Avenir. Pour l'artiste, attirer le regard sur ces déchets est une façon d'inviter chacun à agir. - Photoclimat 2023 : exposition « SOUP », Piscine Marcel-Dumesnil, Bonneuil-sur-Marne. - Photo : Sur un fond noir profond, des centaines de fragments de plastique, pelotes de filets et cordages de pêche, bleus, orange et rouges, semblent flotter comme des méduses ou des étoiles. Mandy Barker photographie des déchets ramassés en mer et sur les plages pour montrer l'ampleur de la pollution plastique des océans. Exposition présentée en Île-de-France lors de la biennale 2023. - Photo : Sur un fond noir, des centaines d'objets en plastique ramassés en mer, bouchons, roues, jouets, éclats roses, bleus et jaunes, s'organisent en cercle comme un iris ou une explosion figée autour d'un trou sombre. Mandy Barker transforme ces déchets en images presque séduisantes pour montrer l'ampleur de la pollution plastique des océans. Série « SOUP » exposée à la piscine Marcel-Dumesnil de Bonneuil-sur-Marne, Photoclimat 2023. - Photo : Isolée au centre d'un fond noir, une pelote de fibres effilochées, bleu turquoise et orange, déploie ses filaments comme une méduse ou une anémone. Ces restes de cordages, Mandy Barker les photographie pour rendre visibles les déchets plastiques qui dérivent dans les océans et finissent par ressembler au vivant. Série « SOUP » présentée à la piscine Marcel-Dumesnil de Bonneuil-sur-Marne pour Photoclimat 2023. - Photo : Sous un ciel bleu sans nuage, trois grands panneaux noirs montés sur des structures en bois se dressent au milieu des herbes hautes, entourés de branchages. Le plus visible montre un disque de débris plastiques colorés, les autres des compositions plus sombres. À l'arrière, la façade vitrée de la piscine Marcel-Dumesnil de Bonneuil-sur-Marne, qui accueillait en plein air la série « SOUP » de Mandy Barker pendant Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « SOUP », Paris, avec Surfrider Foundation Europe. - Photo : Sur un fond noir, des centaines d'objets en plastique, bouchons, pailles, peignes, jouets, briquets et fragments, forment un grand disque dont les pièces rayonnent vers un centre noir, comme un œil ou un tourbillon. Selon la légende de l'artiste, l'image représente plus de 500 morceaux de plastique retrouvés dans l'estomac d'un poussin d'albatros mort, dans le gyre du Pacifique Nord. Série « SOUP » de Mandy Barker, Paris, Photoclimat 2021. - Photo : Sur un large trottoir mouillé, bordé d'arbres et d'immeubles haussmanniens, une double rangée de tirages sur fond noir s'adosse à une énorme sculpture jaune alvéolée. On y voit les disques de déchets plastiques colorés de Mandy Barker et des organismes du plancton. L'accrochage réunit les beautés de l'océan et ce qui le menace. Vue de l'exposition « SOUP », Paris, Photoclimat 2021. ### Manon Lanjouère, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/manon-lanjouere/ Photographe française née en 1993, Manon Lanjouère construit ses œuvres au croisement de la science et de l'art. Elle mêle photographie, sculpture et lumière pour donner forme à des phénomènes invisibles à l'œil nu. À l'Académie du Climat, Photoclimat 2023 a présenté « P·O·E·M », avec la Fondation Tara Océan, dans le pôle Femmes. Le titre reprend les initiales d'un modèle scientifique de particules de polyéthylène utilisé pour étudier les micro et nanoplastiques. Chaque année, des millions de tonnes de plastique gagnent l'océan et s'y fragmentent en particules minuscules. L'installation, qui associe sculpture, lumière et la série photographique « Les particules », transforme ces plastiques en nouvelles formes de plancton, en molécules, en spirales d'ADN : une façon de dire que cette pollution modifie l'océan jusque dans son essence. - Photoclimat 2023 : exposition « P·O·E·M », Académie du Climat. - Photo : Sur un fond bleu profond, des cotons-tiges d'un vert lumineux s'assemblent en étoiles, à la manière d'une colonie de plancton vue au microscope. Une étiquette calligraphiée donne le nom savant de l'espèce imitée et celui de l'objet utilisé. Manon Lanjouère reprend l'esthétique des planches naturalistes anciennes pour montrer le plastique qui se substitue au vivant dans les océans. Exposition « P·O·E·M », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Au centre d'un fond bleu nuit, une sphère vert d'eau, assemblée avec des passoires de douche en plastique, reproduit la carapace de plaques d'Emiliania huxleyi, une algue microscopique du plancton. L'étiquette calligraphiée, en bas, associe ce nom savant à l'objet du quotidien. Manon Lanjouère imagine un plancton fait de nos déchets pour alerter sur la pollution plastique des mers. Exposition « P·O·E·M », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Dans un bleu profond traversé de volutes plus claires, comme des courants sous-marins, des pailles pour boire se dressent en bouquet, leurs extrémités découpées en franges. L'ensemble imite Tubularia indivisa, un petit animal marin fixé aux fonds, que nomme l'étiquette du bas. Avec ces faux spécimens, Manon Lanjouère rend sensible l'invasion du plastique dans la vie marine. Exposition « P·O·E·M », Académie du Climat, Photoclimat 2023. ### Marco Zorzanello, photographe documentaire Page : https://photoclimat.com/artistes/marco-zorzanello/ Né en 1979, Marco Zorzanello est un photographe italien qui pratique la photographie documentaire, l'architecture et le photojournalisme. Ses reportages ont été publiés par de grands journaux dans le monde entier. En 2023, la tour Saint-Jacques a accueilli « Tourisme et changement climatique », dans le pôle Conflit, climat, résilience. Le photographe observe comment le tourisme, qui pèse environ un dixième du PIB mondial, réagit au réchauffement. Des Dolomites privées de neige à la mer Morte qui recule, des plages des Maldives rongées par les vagues aux glaces du Groenland qui fondent, les visiteurs continuent d'affluer. Derrière l'humour et l'absurde de ces images se cache une réalité grave : celle d'une humanité qui préfère ne pas voir pour ne rien changer. - Photoclimat 2023 : exposition « Tourisme et changement climatique », Tour Saint-Jacques. - Photo : Vu d'une hauteur, un terrain de football d'un vert artificiel tranche sur une côte de toundra brune, face à une mer calme où flottent de nombreux icebergs sous un ciel couvert. Le contraste entre l'équipement standardisé et le paysage polaire résume le regard de Marco Zorzanello sur un tourisme confronté au réchauffement. Image présentée à la tour Saint-Jacques dans l'exposition « Tourisme et changement climatique », Photoclimat 2023. - Photo : Vue en plongée, une calèche tirée par deux chevaux bruns remorque une longue file d'enfants et d'adultes à skis, en combinaisons colorées, sur un ruban de neige qui serpente entre la terre nue et les broussailles. Tout autour, la montagne est sèche. Marco Zorzanello montre ici des stations qui maintiennent les sports d'hiver malgré le manque de neige. Exposition « Tourisme et changement climatique », tour Saint-Jacques, Photoclimat 2023. - Photo : Au bord d'une terrasse en bois, une piscine à débordement d'un bleu turquoise s'ouvre sur un immense cirque désertique aux teintes ocre, sous un ciel voilé. Une baigneuse en maillot rouge, seule, contemple le panorama. L'image interroge le luxe de l'eau dans un milieu aride et le tourisme qui s'y installe, au cœur du travail de Marco Zorzanello. Exposition « Tourisme et changement climatique », tour Saint-Jacques, Photoclimat 2023. - Photo : Sous une eau claire, une construction vitrée posée sur un récif abrite une silhouette qui observe les poissons argentés et rayés passant devant elle. Les coraux occupent tout le premier plan. Marco Zorzanello saisit ces aménagements touristiques qui font du milieu marin un spectacle, alors même que les récifs sont menacés par le réchauffement des océans. Exposition « Tourisme et changement climatique », tour Saint-Jacques, Photoclimat 2023. ### Masoumeh Bahrami, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/masoumeh-bahrami/ Masoumeh Bahrami est une photographe iranienne, originaire des rives sud de la mer Caspienne. Son regard se tourne vers les paysages de son enfance, où l'eau a longtemps été synonyme de vie et où la sécheresse fait désormais partie du quotidien. Elle est l'une des trois lauréates d'« Une autre empreinte », le prix pour la photographie environnementale du laboratoire Dahinden, dont l'édition 2025, « La mer est ton miroir », est exposée sur les quais de Seine. Sa série « The Tears of Motherland » montre l'assèchement de la zone humide de Miankaleh, réserve de biosphère de l'Unesco et refuge d'oiseaux migrateurs, dont près d'un tiers aurait déjà disparu. Elle rappelle que l'avenir de la Caspienne, partagée par plusieurs pays, est une responsabilité commune. - Photoclimat 2025 : exposition « Prix Une autre empreinte », Quais de Seine. - Photo : Dans une plaine d'herbes basses, un garçon en pull gris tient à bout de bras une cage blanche où se devinent des oiseaux, et la regarde de près. Un peu plus loin, une fillette au foulard rose et aux mains jointes l'observe. Le ciel rose et orangé du soir et les lumières d'une ville au loin donnent à la scène une douceur mélancolique. Série « The Tears of Motherland » de Masoumeh Bahrami, Prix Une autre empreinte, quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Mathilde Fanet, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/mathilde-fanet/ Formée aux Gobelins, Mathilde Fanet est aussi diplômée d'un DNSEP en arts plastiques. Son travail se tient à la frontière du réel et de la fiction : décors sculptés, jeux de rôles et faux-semblants composent un univers acidulé, teinté d'humour noir. Elle aime détourner la culture populaire et les images de l'enfance pour en montrer l'envers, et invite chacun à regarder autrement son propre quotidien. Sur les quais de Seine, elle participe à Photoclimat 2025 à l'exposition du prix Team up for climate, avec la Fondation Egis, aux côtés de Camille Gharbi et Nicolas Henry. Sa série de six autoportraits mis en scène raconte les effondrements provoqués par l'activité humaine et leurs effets sur les corps, les territoires et les équilibres vitaux. Sans dénoncer de front, elle transforme la colère et le deuil en images poétiques. - Photoclimat 2025 : exposition « Prix Team up for climate », Quais de Seine. - Photo : Vue d'en haut, une personne aux yeux fermés repose sur un sol blanc de givre et de terre, parsemé de petites fleurs blanches. Sa peau est couverte d'une fine couche de terre, ses tresses blondes s'étalent autour d'elle et un collier de cordes enserre son cou ; un papillon orangé s'est posé sur sa poitrine. Mathilde Fanet compose une image entre sommeil et fusion avec la nature. Présentée sur les quais de Seine pour le Prix Team up for climate, Photoclimat 2025. ### Mohamed Alfaraj, artiste pluridisciplinaire Page : https://photoclimat.com/artistes/mohamed-alfaraj/ Mohamed Alfaraj est un artiste qui passe du film à l'installation, de la sculpture à l'écriture et à la photographie. Né à AlHasa, oasis du désert saoudien, il s'appuie sur ce territoire pour penser la relation entre l'homme et la nature, avec des matériaux locaux comme la terre, les feuilles de palmier ou les dattes, et des récits transmis à l'oral. Ingénieur de formation, il a montré son travail en Arabie saoudite, à Dubaï et à la Biennale de Lyon, et a reçu en 2025 le prix Art Basel Emerging Artist. Il est représenté par les galeries Mennour et ATHR. À Photoclimat 2025, son travail est présenté dans le cadre d'un partenariat avec l'Institut du monde arabe et la galerie saoudienne ATHR, sous le commissariat de Quentin Richard, attaché culturel de l'ambassade de France à Djeddah. Ses œuvres, poétiques et engagées, parlent de survie et de déclin, de tradition et de modernité, et de régénération écologique et culturelle. - Photoclimat 2025 : exposition « Institut du Monde arabe », Hors-les-murs. - Photo : Un homme aux cheveux bouclés se tient de dos, les bras croisés de sorte que ses mains, couvertes d'un pigment rouge sombre, s'ouvrent sur ses omoplates. Des traînées de la même couleur coulent le long de sa colonne et dessinent des cercles sur sa peau. Derrière lui, des palmes et un feuillage vert. Mohamed Alfaraj interroge le lien du corps à la terre et à la palmeraie. Œuvre présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025. - Photo : Cadrées de près, deux mains se présentent paumes ouvertes vers l'objectif, la peau noircie jusqu'aux poignets d'une matière sombre, des anneaux aux doigts et un bracelet de montre au poignet. Derrière elles, un bloc de pierre ou de terre claire et des plastiques froissés, noirs et blancs. Mohamed Alfaraj fait des mains le témoin du travail et de la trace laissée par la matière. Présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025. - Photo : Sur le sol sableux d'une palmeraie, des dizaines de bases de palmes séchées, plantées côte à côte, dessinent une grande spirale qui s'enroule vers le fond de l'image. La lumière filtrée par les palmiers pose des taches claires sur le sable, devant des clôtures de tôle. Mohamed Alfaraj crée avec les rebuts du palmier une œuvre de land art qui rend hommage à cet arbre nourricier. Présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025. ### NILS-UDO, artiste plasticien Page : https://photoclimat.com/artistes/nils-udo/ Artiste plasticien allemand, NILS-UDO a d'abord été peintre avant de découvrir, en 1972, la nature comme lieu de création. Jugeant la peinture trop artificielle pour parler du vivant, il choisit de travailler à la source : neige, fleurs, feuilles, baies, eau, pierres ou sable deviennent ses matériaux. Il compose des œuvres éphémères, au fil de l'eau ou en plein désert, qu'il photographie. Soumises aux lois de la nature, elles naissent, grandissent, vieillissent et disparaissent. En 2023, l'église Saint-Eustache a accueilli son travail dans le pôle Biodiversité, avec le Forest Stewardship Council (FSC), qui promeut une gestion responsable des forêts. NILS-UDO y montrait ses « habitats » : un nid de troncs de bouleau, de terre et de pierres, une maison d'eau monumentale bâtie en mer du Nord avec des troncs d'épicéa et des branchages. Une œuvre lente, en dialogue constant avec l'environnement. - Photoclimat 2023 : exposition « In Nature », Église Saint-Eustache. - Photo : Sur un sable clair strié par le vent, une trentaine de pétales d'un rose vif, chacun planté sur une brindille, forment une petite île de couleur ; le soleil rasant projette leurs ombres et celles des herbes de la dune. Pionnier du land art, NILS-UDO compose avec les matériaux trouvés sur place des œuvres éphémères qu'il photographie avant leur disparition. Exposition « In Nature », église Saint-Eustache, Photoclimat 2023. - Photo : Dans un jardin aux talus d'herbe verte, de longues tiges de bambou couchées ou dressées au-dessus d'une eau immobile portent de grands plumets blancs, semblables à ceux de l'herbe de la pampa. Le ciel gris se reflète à la surface et double toute la composition. NILS-UDO dessine ici avec les plantes un paysage à la fois naturel et construit. Exposition « In Nature », église Saint-Eustache, Photoclimat 2023. - Photo : Au cœur d'une forêt de conifères, un nid démesuré, fait de centaines de branches entrecroisées sur un épais socle de rameaux, s'ouvre comme pour accueillir un oiseau géant ou un être humain. La lumière douce et les verts profonds de la mousse enveloppent la sculpture. Le nid, motif cher à NILS-UDO, dit à la fois l'abri et la fragilité du vivant. Exposition « In Nature », église Saint-Eustache, Photoclimat 2023. - Photo : Sur une étendue de neige immaculée, cinq boules roses se serrent dans un creux qui se colore autour d'elles, comme un fruit dont le jus aurait coulé. De fines tiges aux feuilles vertes et un jeune tronc encadrent la scène. NILS-UDO joue du contraste entre le blanc, le rose et le vert pour composer une œuvre fragile, promise à la fonte. Exposition « In Nature », église Saint-Eustache, Photoclimat 2023. - Photo : Sur une lave sombre aux plis cordés, une longue file de fleurs en épis, rouge vif à la pointe et jaune à la base, épouse une fissure et traverse l'image en diagonale. Le contraste entre la roche et ces couleurs ardentes évoque une coulée de feu redevenue végétale. NILS-UDO compose ici avec la matière du volcan une œuvre éphémère, vouée à disparaître. Exposition « In Nature », église Saint-Eustache, Photoclimat 2023. ### Namsa Leuba, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/namsa-leuba/ Diplômée de l'ECAL, la Suisso-Guinéenne Namsa Leuba, née en 1982, est photographe et directrice artistique. Elle navigue entre photographie d'art et photographie de mode. Elle a exposé notamment dans « African State of Mind » au New Art Exchange de Nottingham en 2018 et à Art Basel en 2019, et réalise des campagnes pour des marques comme Dior, Christian Lacroix ou Nike. En 2021, le centre de production horticole de Mandres-les-Roses, avec le Grand Paris Sud Est Avenir, a accueilli « Regards croisés ». Namsa Leuba y mêle documentaire et mises en scène inspirées des séances de mode, une « docu-fiction » qui fait apparaître des réalités devenues invisibles sous un regard occidental. Son approche lumineuse raconte des histoires d'itinérance, de conflits, mais aussi d'acceptation par les familles et les cultures. - Photoclimat 2021 : exposition « Regards croisés », Île-de-France. - Photo : Sous la verrière d'une serre, entre des fougères arborescentes, des palmiers et des plantes en pots, deux tirages montés sur panneaux de bois : le portrait d'une jeune femme drapée de feuilles, un collier de fleurs rouges au cou, et une composition de fleurs aux tons rouges et blancs sur fond sombre. Les plantes vivantes prolongent les images. Exposition « Regards croisés » de Namsa Leuba, Photoclimat 2021. ### Newsha Tavakolian, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/newsha-tavakolian/ Née en 1981, l'artiste iranienne Newsha Tavakolian a commencé à seize ans dans la presse de son pays, couvrant les guerres en Irak et de nombreuses questions sociales en Iran. Elle s'est ensuite tournée vers une photographie plus artistique, consacrée aux expériences sociales et aux conflits humains. Elle a photographié des combattantes au Kurdistan irakien, en Syrie et en Colombie, des chanteuses interdites en Iran et la vie sous sanctions. Elle est membre de l'agence Magnum Photos depuis 2019. En 2023, place de la Bastille, au sein du pôle Femmes, Photoclimat a présenté « Listen ». Newsha Tavakolian y imagine des pochettes d'albums pour six chanteuses iraniennes qui n'ont pas le droit d'enregistrer ni de chanter seules en public. Les boîtiers de CD restent vides, à l'image de leur silence imposé. Pour la photographe, faire taire la voix des femmes déséquilibre toute une société. - Photoclimat 2023 : exposition « Listen », Place de la Bastille. - Photo : Plantée sur la ligne blanche d'une large avenue déserte, une jeune femme vêtue de noir, la tête couverte, fixe l'objectif, des gants de boxe rouges au bout des bras. Derrière elle, les immeubles de la ville baignent dans une lumière dorée. Avec la série « Listen », la photographe iranienne Newsha Tavakolian donne une image aux chanteuses de son pays, privées de scène en solo. Exposition présentée place de la Bastille à Photoclimat 2023. - Photo : Devant un rideau de paillettes qui scintille dans le noir, une femme au voile noir chante les yeux fermés, les mains jointes contre la poitrine, le visage éclairé d'une lumière douce. Newsha Tavakolian a photographié des chanteuses iraniennes qui n'ont pas le droit de se produire seules en public. Une image de voix empêchée, exposée place de la Bastille dans l'exposition « Listen », Photoclimat 2023. ### Nick Brandt, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/nick-brandt/ Photographe anglais né en 1964, Nick Brandt consacre une grande part de son travail à l'Afrique. Ses projets montrent les dégâts que les êtres humains infligent à la nature, et à eux-mêmes. Photoclimat 2023 a présenté sur les quais de Seine « The Day May Break », dans le pôle Biodiversité. La série réunit dans une même image des personnes et des animaux frappés par la dégradation de l'environnement. Le premier chapitre a été réalisé au Zimbabwe et au Kenya en 2020, le second en Bolivie en 2022. Les personnes ont perdu leur maison ou leurs moyens de vivre à cause de sécheresses ou d'inondations ; les animaux, recueillis de longue date dans des sanctuaires, ne pourront jamais retourner à la vie sauvage. Le brouillard, produit sur place, évoque un monde naturel qui s'efface et la fumée des incendies. Mais tous sont des survivants, et l'espoir demeure. - Photoclimat 2023 : exposition « The Day May Break », Quais de Seine. - Photo : Dans une lumière grise et une brume épaisse, une girafe se dresse à côté d'une femme coiffée d'un bonnet, assise sur une haute chaise à barreaux, les mains jointes. Les deux silhouettes se partagent le cadre vertical, sur un sol de savane sèche. Dans « The Day May Break », Nick Brandt réunit des personnes touchées par la dégradation de l'environnement et des animaux recueillis dans des sanctuaires. Exposition présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2023. - Photo : Dans une brume de poussière, un grand éléphant aux défenses claires se tient immobile derrière un couple : une femme assise, coiffée d'un foulard, pose la main sur l'épaule d'un homme allongé contre ses genoux. Le noir et blanc adoucit la scène, entre tendresse et épuisement. Photographiée au Kenya pour « The Day May Break », l'image de Nick Brandt relie le sort des humains et des animaux face au climat. Quais de Seine, Photoclimat 2023. - Photo : Parmi des arbres dénudés noyés de brume, une femme enveloppée d'un grand drap sombre serre un jeune enfant contre elle, un homme debout derrière son épaule. À gauche, deux rhinocéros émergent du brouillard, tandis qu'une ampoule allumée pend au-dessus des personnages. Dans « The Day May Break », Nick Brandt photographie des familles touchées par les crises climatiques aux côtés d'animaux rescapés. Quais de Seine, Photoclimat 2023. ### Nicolas Henry, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/nicolas-henry/ Artiste photographe, plasticien et metteur en scène, Nicolas Henry est diplômé des Beaux-Arts de Paris. Après une carrière d'éclairagiste et de scénographe, il a été réalisateur pour « 6 milliards d'autres » de Yann Arthus-Bertrand. Ses livres, dont « Les cabanes de nos grands-parents », réunissent des mises en scène créées avec des communautés entières. En 2021, il fonde Photoclimat, dont il est le directeur artistique. Il expose à chaque édition. En 2021 : « Les cabanes du sensible » à Saint-Denis avec le Parti Poétique, « Badjinès, les esprits de la nature » avec Up2green et « Le tour de France des ONG ». En 2023, place du Palais-Royal, « Les arbres de vie » célèbre les arbres du Tchad et du Sénégal. En 2025, « Arbres de vie » se tourne vers la Méditerranée avec Nexira, et « Le tour de France des ONG » s'achève avec la Fondation Lemarchand. - Photoclimat 2025 : exposition « Arbres de vie · Le tour de France des ONG · Prix Team up for climate », Place de la Concorde. - Photo : Au milieu d'une terre sèche semée de touffes d'herbes, un grand cactus aux raquettes vert pâle, garnies de fruits orangés, ressort en pleine lumière. Derrière lui, des pins sombres se détachent sur un ciel d'orage gris bleu. Nicolas Henry, connu pour ses mises en scène photographiques, fait de cette plante adaptée à la sécheresse un véritable portrait. Présentée place de la Concorde lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Sous un ciel d'orage, dans un paysage sec planté d'oliviers et d'un pin, une femme vêtue de couleurs vives est assise près de paniers, d'une caisse de pommes de terre et de rouleaux dorés. Derrière elle, un arbuste est entouré d'une arche de disques de verre qui scintillent. Nicolas Henry met en scène des habitants dans des décors construits avec eux, pour raconter leur lien à la terre. Place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Au crépuscule, trois femmes coiffées de foulards sont assises avec des paniers devant un abri tendu de voile blanc et couronné de branchages secs. L'eau sombre d'un bassin reflète la scène, tandis que des terrasses et des arbres se devinent sur la pente. Nicolas Henry compose avec les habitants des tableaux vivants qui parlent de l'eau, du travail et de la vie collective. Présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Dans un sous-bois nocturne, de grandes fougères vertes encadrent une construction de tiges végétales courbées en cercles qui s'emboîtent. Au cœur de cette sculpture, une personne se tient debout, éclairée, les bras légèrement ouverts. Nicolas Henry bâtit avec les participants des décors en matériaux naturels, pour mettre en scène leur rapport à la forêt. Exposition présentée place de la Concorde lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Dans un décor de théâtre monté en plein air, une femme coiffée de fleurs jaunes plante sa pelle dans un tas de terre, entourée d'une échelle, d'une brouette, d'arrosoirs et d'un panier. Des feuilles jaunes pendent d'une structure de tuyaux et une rangée de bottes en caoutchouc colorées borde le premier plan. Nicolas Henry célèbre le jardinage et le travail de la terre. Présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Vue d'en haut, à la nuit tombée, une grande bâche noire est couverte de plats, de bols, de pains et de légumes, autour d'un homme allongé les bras ouverts. Un tracteur bleu, une serre et une femme en robe blanche assise à l'écart complètent la mise en scène. Le titre de l'image renvoie à Emmaüs Le Maquis : Nicolas Henry fait du partage de nourriture un tableau collectif. Présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Sous un plafond de filets de pêche tendus entre des perches, une barque jaune semble flotter sur une mer de moustiquaires bleues, entourée de nasses en osier posées sur des nattes à carreaux. Une femme coiffée d'un chapeau conique y tient des lanternes, une autre est assise près d'elle. Nicolas Henry construit avec les habitants ces théâtres faits de leurs objets du quotidien. Présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photoclimat 2023 : exposition « Les arbres de vie · Le tour de France des ONG · Badjinès, les esprits de la nature · Trait d’union », Place du Palais-Royal. - Photo : Photographiée en plongée, une personne vêtue de bleu et de blanc repose au milieu d'un grand décor posé à même le sol noir : rosaces de cosses et de fibres, étoiles de brindilles, graines alignées en chapelets. Les tons bruns et dorés des matériaux naturels encadrent la tache bleue du vêtement. Nicolas Henry met en scène l'humain et la nature dans un même tableau. Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Vue d'en haut, une toile noire posée au sol porte une usine dessinée en blanc, dont les cheminées crachent des fumées de tissu rouge et orange. En bas, deux personnes en blanc sont allongées l'une contre l'autre. Tout autour, des affiches de la classification périodique des éléments forment un cadre rose. Nicolas Henry met en scène l'industrie et ses effets sur les vies humaines. Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Dans un sous-bois sombre, un rai de soleil éclaire une mare tapissée de lentilles d'eau d'un vert vif. Au centre, un grand cercle de branches et de feuilles sèches entoure une femme en robe claire, allongée comme au fond d'un nid. Cette lumière de théâtre et cet abri végétal disent le lien fragile entre l'humain et le milieu naturel. Présentée place du Palais-Royal à Photoclimat 2023, et à Saint-Denis lors de l'édition 2021. - Photo : Photographié d'en haut sur un sol noir, un homme en longue tunique claire et coiffe brodée est étendu, les mains croisées, à côté d'un grand tapis végétal : graines rouges et brunes, pétales blancs, feuilles vertes et fleurs violettes forment un quadrillage précis, centré sur un cercle. Les couleurs vives éclatent dans l'obscurité. Une image de Nicolas Henry sur le lien entre les humains et la terre. Exposition « Les arbres de vie », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Sous un ciel bleu nuit, un baobab aux branches nues domine la scène, entouré d'arbres plus bas éclairés de vert. À son pied, dans une flaque de lumière, un petit groupe en vêtements rose, jaune, bleu et blanc pose, certains tenant de longs bâtons. L'éclairage artificiel transforme le paysage en décor de conte. Nicolas Henry fait de l'arbre le cœur de la communauté dans « Les arbres de vie ». Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Vu en plongée, un grand bouquetin aux cornes recourbées, fait de matériaux bruns et blancs, se détache sur une bâche noire semée de pétales clairs. Un muret de pierres, des rochers blancs et une fumée qui monte du sous-bois complètent le décor ; à droite, une personne costumée est assise, un bâton à la main. Pour « Le tour de France des ONG », Nicolas Henry met en images des associations et les milieux qu'elles défendent. Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Depuis le plafond, on découvre une pièce aux boiseries claires et au parquet en chevrons : sur la grande table ovale, une composition noire et blanche d'arbres, de flocons et de silhouettes en papier découpé ; autour, des dizaines de feuilles volent dans l'air. Une personne est assise à la table. Nicolas Henry transforme ce lieu de réunion en scène de conte. Exposition « Le tour de France des ONG », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Au fond d'une forêt de grands troncs droits, baignée d'une lumière rasante, une femme en robe rose se tient immobile. Le premier plan forme un décor de théâtre : piliers couverts de champignons et d'écorces, branches liées par des cordelettes, petites pommes de pin alignées au sol. Nicolas Henry construit ces encadrements avec les matériaux de la forêt pour faire apparaître les esprits de la nature. Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Sur un sol noir semé de poussière claire, une silhouette vêtue de bleu est étendue au centre d'une grande composition végétale : fleurs géantes faites de cosses, soleils de fibres rayonnantes, graines brunes posées en chapelets. Vue d'en haut, la scène ressemble à un tapis ou à un ciel étoilé. Nicolas Henry y fait apparaître les esprits de la nature avec de simples matériaux naturels. Place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Dans un cadre décoré de motifs rose vif, un montage photographique superpose un quartier de logements collectifs et de maisons, un ciel d'orage et des éclairs roses. Deux jeunes femmes y portent à bout de bras des tours fantastiques hérissées d'étoiles, comme des phares bricolés. Nicolas Henry transforme le décor du quotidien en image de conte. Exposition « Trait d'union », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Sous la toiture blanche d'une serre, un grand tirage bordé de tissu brun et rouge est suspendu au-dessus des plantes : il montre un oiseau aux ailes déployées, qui semble composé de plumes, de graines et de fibres sur un fond sombre. Au premier plan, les larges feuilles de bananiers et des palmes encadrent l'œuvre. Cette vue d'accrochage montre l'œuvre dans un décor végétal pendant Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Les cabanes du sensible · Badjinès, les esprits de la nature · Le tour de France des ONG », Saint-Denis, avec Le Parti Poétique · Up2green · Fondation Lemarchand. - Photo : Au pied d'un arbre immense aux racines puissantes, une cabane en forme d'anneau, tressée de grandes feuilles vertes et de fleurs orange, rouges et violettes, encadre une femme en chemisier clair et jupe sombre. La lumière du flash détache la scène de la pénombre de la forêt. Nicolas Henry construit avec les habitants des décors éphémères qui racontent leur lien à la nature. Exposition « Les cabanes du sensible », présentée à Saint-Denis pendant Photoclimat 2021. - Photo : Dans un sous-bois sombre, un rai de soleil éclaire une mare tapissée de lentilles d'eau d'un vert vif. Au centre, un grand cercle de branches et de feuilles sèches entoure une femme en robe claire, allongée comme au fond d'un nid. Cette lumière de théâtre et cet abri végétal disent le lien fragile entre l'humain et le milieu naturel. Présentée place du Palais-Royal à Photoclimat 2023, et à Saint-Denis lors de l'édition 2021. - Photo : Au milieu d'un jardin de ville, entre une tour et un immeuble, une structure de bois couronnée de soleils de paille et de fleurs séchées entoure une personne assise, vêtue de bleu. Des lanternes orange semblent flotter dans l'air sous un ciel noir d'orage. Nicolas Henry a mis en scène l'association Multi'Colors, qui crée des jardins en permaculture en milieu urbain. Exposition « Le tour de France des ONG », présentée sur les quais de Seine à Photoclimat 2021. - Photo : Sur une pelouse ensoleillée, une charpente de bois brut aux poutres croisées soutient un grand tirage encadré et un plus petit, à côté d'un voile clair tendu. En fond, des arbres, une haie grillagée couverte de lierre et une tour d'habitation. L'accrochage, bricolé comme une cabane, prolonge l'univers de Nicolas Henry. Vue de l'exposition présentée en plein air à Saint-Denis pendant la biennale Photoclimat 2021. - Photo : Dans les arcs des fenêtres basses de l'église Saint-Eustache, quatre grands tirages aux tons bruns, verts et dorés sont suspendus sous des lambrequins, comme des tableaux. La pierre claire de la façade, ses chapiteaux sculptés et ses vitraux dominent la scène ; en bas, des passants longent le mur et un homme est assis près de ses affaires. Une vue de l'accrochage en plein cœur de Paris pendant la biennale Photoclimat 2021. - Photo : Vue en plongée sur les quais bas de la Seine : une longue rangée de tirages dans des cadres de bois est accrochée au mur de pierre, entre des lierres et des plantes grimpantes. Au premier plan, joggeurs, cyclistes et familles passent devant des tables de pique-nique et un totem coloré de la biennale. L'exposition s'offre ici à tous, en plein air et gratuitement, pendant Photoclimat 2021. ### Nicolas Reynard, photographe reporter Page : https://photoclimat.com/artistes/nicolas-reynard/ Nicolas Reynard était un photographe reporter passionné par l'Amazonie. Pour les grands magazines, dont National Geographic, Le Figaro Magazine, Paris Match ou Géo, il est allé à la rencontre de peuples restés à l'écart du monde moderne, des Gabras du Kenya aux Mokens de Thaïlande. Il a participé à des expéditions avec le ministère brésilien des Affaires indiennes pour protéger le territoire de tribus isolées. Il est mort en reportage en 2004, dans un accident d'hydravion près de Manaus. Place Saint-Sulpice, Les Maisons du Voyage et Le Figaro Magazine présentent à Photoclimat 2025 « Amazonie : nids ethniques », sous le commissariat de Cyril Drouhet. Ces images, jamais montrées depuis sa disparition, rendent hommage aux peuples autochtones, comme les Matis. En noir et blanc, il utilisait le Polaroïd et laissait le tirage aux personnes photographiées. Une exposition qui alerte sur les menaces pesant sur ces peuples : orpaillage, déforestation agricole, maladies. - Photoclimat 2025 : exposition « Amazonie : nids ethniques », Place Saint-Sulpice. - Photo : Agenouillée face à l'objectif, une jeune femme porte de longs colliers de perles croisés sur le buste et des traits noirs peints sur les joues. Le tirage sépia, piqué de taches et de rayures comme une plaque ancienne, rappelle les débuts de la photographie. Nicolas Reynard fait le portrait des peuples d'Amazonie et de leurs parures. Exposition présentée place Saint-Sulpice lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Un homme souriant pose de face, coiffé d'une haute couronne de plumes blanches et noires, le visage strié de peinture sombre, des colliers de perles et un brassard tressé sur l'épaule. Les bords abîmés et les taches du tirage donnent au portrait l'allure d'un document ancien. Nicolas Reynard montre la dignité et les parures des peuples d'Amazonie. Exposé place Saint-Sulpice à Photoclimat 2025. - Photo : Une jeune femme aux longs cheveux noirs regarde l'objectif en allaitant son enfant, qui pose sa main sur son sein. Derrière eux, un plancher de bois et un hamac suggèrent l'intérieur d'une maison. Le tirage sépia, constellé de taches et de griffures, donne à cette scène intime une présence intemporelle. Nicolas Reynard photographie la vie des peuples d'Amazonie. Exposition présentée place Saint-Sulpice à Photoclimat 2025. ### Omeostasie, exposition collective Page : https://photoclimat.com/artistes/omeostasie/ « Homéostasie » est l'exposition de trois lauréates de la première édition du Mentorat des Filles de la Photo : Amélie Chassary, Juliette-Andréa Elie et Elsa Leydier. Amélie Chassary, installée en Bourgogne, observe la nature à travers des natures mortes. Juliette-Andréa Elie retravaille ses photographies à la main par gaufrage, autour de l'anthropocène. Elsa Leydier interroge le pouvoir des images iconiques, entre la France et le Brésil. En 2021, la Maison des Arts de Créteil a accueilli l'exposition dans le cadre de Photoclimat. Le texte de Lié Mafouta compare la Terre et le vivant à un corps souffrant d'inflammations chroniques, causées par la pollution et nos modes de vie. Le parcours, conçu comme une cure par l'image et le son, cherche à apaiser ce rapport de force avec notre environnement et à retrouver cet état d'équilibre que l'on nomme homéostasie. - Photoclimat 2021 : exposition « Exposition collective », Île-de-France. - Photo : Un grand arbre mort, aux branches nues, se dresse seul sur une plaine baignée d'une lumière rouge orangé, devant une ligne de bosquets. Toute la partie haute de l'image est couverte de petits traits et de boucles blancs, comme gravés ou dessinés sur le tirage, qui évoquent un souffle ou une nuée. Cette intervention sur la photographie interroge un paysage asséché. Œuvre d'Omeostasie présentée dans l'exposition collective de Photoclimat 2021 en Île-de-France. ### Parcours Tortues marines, parcours pédagogique Page : https://photoclimat.com/artistes/parcours-tortues-marines/ Le parcours Tortues marines est un parcours pédagogique créé par Photoclimat pour soutenir le CESTMed, avec le Fonds HLD pour la Méditerranée. Le CESTMed est un centre de soins unique consacré aux tortues marines : chaque animal y est soigné seul dans un bassin, avec un suivi individuel, en lien avec la Clinique vétérinaire de Camargue. Une fois rétablies, les tortues rejoignent un centre de réhabilitation à La Grande-Motte avant d'être relâchées en mer. En 2023, le parcours a pris place sur les quais de Seine, au sein du pôle Biodiversité et de son volet Océan. Il faisait découvrir au grand public les tortues marines de Méditerranée et le travail de soin mené pour elles. Il dialoguait avec l'exposition « En pêche » de Jean-Baptiste Sénégas, lui-même responsable de l'association Cest-Med, et avec les panneaux de plaidoyer de Wild Legal et de Planète Mer sur la protection de l'eau et de la vie marine. - Photoclimat 2023 : exposition « Exposition collective », Quais de Seine. - Photo : Sur un fond vert d'eau dégradé, ce panneau illustré présente les sept espèces de tortues marines du monde, puis les trois que l'on croise en Méditerranée : la tortue verte, la caouanne et la tortue luth, grande silhouette sombre tachetée de blanc au centre. Chaque espèce est accompagnée de sa taille et de son poids moyens. Un parcours pédagogique sur la vie marine, présenté sur les quais de Seine pendant Photoclimat 2023. ### Pete West, photographe sous-marin Page : https://photoclimat.com/artistes/pete-west/ Pete West a fondé en 2016, avec Louise Polain et Daniel Stoupin, les Studios BioQuest, basés à Port Douglas, en Australie, face à la Grande Barrière de corail. Le studio s'est spécialisé dans les images de coraux, dont il révèle les détails et les couleurs grâce à une technologie développée sur place. En 2017, Pete West a rejoint la Fondation Tara comme directeur de la photographie sous-marine de l'expédition Tara Pacific. « Au cœur du corail » a été présenté à Photoclimat en 2021 place de la Bastille, puis en 2023 à la piscine de Sucy-en-Brie, avec la Fondation Tara Océan. Les récifs couvrent moins de 0,2 % des océans mais abritent près d'un tiers de la biodiversité marine, et des centaines de millions de personnes en dépendent. Blanchissement, acidification, cyclones : ces géants fragiles sont menacés. Les images donnent envie de les protéger. - Photoclimat 2023 : exposition « Au cœur du corail », Piscine de Sucy-en-Brie. - Photo : Vu de très près, le centre d'un corail se déploie comme une fleur : des dizaines de tentacules vert acide, à l'extrémité bleutée, rayonnent autour d'une bouche striée, sur un fond violet profond. Ces couleurs presque irréelles rappellent que les récifs, aujourd'hui menacés par le réchauffement des océans, abritent une vie d'une richesse inouïe. Pete West a présenté ces portraits de coraux à la piscine de Sucy-en-Brie lors de Photoclimat 2023. - Photo : Cadrage serré sur un corail dont les replis épais forment des boucles autour de creux sombres. Chaque crête est couverte de petites perles brillantes, vertes et bleues, sur un dégradé qui va de l'orange incandescent au violet. Pete West photographie les coraux comme des paysages abstraits, pour faire voir la beauté d'un monde que le réchauffement des mers met en danger. Exposition « Au cœur du corail », piscine de Sucy-en-Brie, Photoclimat 2023. - Photo : Une colonie de polypes s'épanouit dans l'obscurité, chacun formant une étoile aux tentacules jaunes et verts autour d'un cœur rouge vif. La lumière fait ressortir leurs pointes translucides, comme des fleurs sous l'eau. Par ces gros plans, Pete West rappelle que le corail est un animal vivant, et fragile face au réchauffement des océans. Photographies exposées à la piscine de Sucy-en-Brie pendant Photoclimat 2023. - Photo : Sur une pelouse jaunie par l'été, un châssis en bois brut présente côte à côte deux tirages de coraux aux couleurs vives, violet, vert et rose. Au-dessus, des arceaux métalliques portent des fanions et des silhouettes découpées qui flottent au vent. À l'arrière-plan, les transats alignés au bord du bassin et une rangée d'arbres. L'exposition de Pete West installait les récifs coralliens au bord de la piscine de Sucy-en-Brie pour Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Bioquest Studios », Place de la Bastille, avec Tara Océan. - Photo : Cadrage très serré sur un corail vivant : des bourrelets violets, couverts de petites perles aux reflets verts, s'enroulent autour d'une cavité sombre, soulignés par une ligne orange lumineuse. Les couleurs fluorescentes, presque irréelles, révèlent la beauté d'un être vivant menacé par le réchauffement des océans. Image de Pete West et BioQuest Studios, présentée place de la Bastille avec Tara Océan à Photoclimat 2021. - Photo : Sur le pavé de la place, des chevalets de bois de différentes hauteurs portent une vingtaine de tirages encadrés de coraux en gros plan, rouges, violets, verts et turquoise. Les montants dressés vers le ciel forment une sorte de forêt devant les arbres et les immeubles ; un promeneur s'est assis à côté. Vue de l'accrochage des images de BioQuest Studios, présenté place de la Bastille avec Tara Océan pendant Photoclimat 2021. ### Pierre Vanneste, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/pierre-vanneste/ Pierre Vanneste est un photographe belge. Son travail part de longues rencontres sur le terrain, en embarquant avec celles et ceux qu'il photographie pour recueillir leurs témoignages. Il est l'un des trois lauréats d'« Une autre empreinte », le prix pour la photographie environnementale du laboratoire Dahinden, dont l'édition 2025, « La mer est ton miroir », est exposée sur les quais de Seine. Pour sa série « Dremmwel », il a passé quatre années à rencontrer des marins sur plusieurs zones de pêche, dans l'Atlantique Est et en Méditerranée. Il dresse le portrait d'un monde qui, selon lui, résume notre rapport à l'environnement, à l'heure où la pêche industrielle pèse sur la chaîne alimentaire marine. - Photoclimat 2025 : exposition « Prix Une autre empreinte », Quais de Seine. - Photo : Dans la coque d'une grande pirogue en bois, des hommes torse nu ou en maillot se tiennent au milieu d'une pêche abondante de petits poissons argentés, qui accrochent un éclat de soleil. Le noir et blanc contrasté, cadré au grand angle, met en valeur l'effort physique et la richesse fragile de la pêche artisanale. Image de Pierre Vanneste, présentée sur les quais de Seine dans le cadre du Prix Une autre empreinte, Photoclimat 2025. ### Pierre et Florent, duo de photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/pierre-et-florent/ Pierre et Florent forment un duo de photographes qui travaille ensemble depuis 2010. Leurs images se situent entre performance et documentation, et abordent l'identité, l'émotion et la mémoire, jusqu'à des installations textiles et des objets. Une résidence menée à Hiroshima en 2023 a donné lieu à une monographie, « It's a very beautiful day », qui associe vues du ciel et broderies cousues à la main sur des tissus teints à l'indigo. En 2025, Photoclimat accueille hors-les-murs une sélection imaginée par Les Mesnographies, festival gratuit de photographie d'auteur en plein air dans les Yvelines, en lien avec la Maison des arts et de la culture de Créteil. Le duo y figure aux côtés de Hoda Afshar, Frédéric Barraja et Henrike Stahl. Le parcours aborde la quête d'identité, l'envie de franchir les frontières, la famille ou encore l'intelligence artificielle face au réchauffement climatique, avec un même souci d'inclusion et d'ouverture à l'autre. - Photoclimat 2025 : exposition « Festival Les Mesnographies », Hors-les-murs. - Photo : Dans un champ de chaume sous un ciel nuageux, un homme barbu torse nu domine une pile de vestes, de manteaux, de chemises à carreaux et de jeans, plus haute qu'un homme. Les couleurs sourdes, kaki, bleu marine et gris, répondent à la paille dorée. L'image interroge la surconsommation de vêtements et le poids de nos déchets textiles. Œuvre du duo Pierre et Florent, présentée hors les murs avec le festival Les Mesnographies, Photoclimat 2025. ### Pierre-Emmanuel Testard Page : https://photoclimat.com/artistes/pierre-emmanuel-testard/ Le nom de Pierre-Emmanuel Testard apparaît dans le dossier de presse de Photoclimat 2023 comme auteur de l'image illustrant le projet Pangea × ADEME. Les sources de la biennale ne décrivent pas son parcours. En 2023, à l'Académie du Climat, Photoclimat s'est associé à l'ADEME, l'Agence de la transition écologique, et à Pangea, duo formé par la peintre et céramiste Laëtitia Rouget et la styliste Colombine Jubert, pour créer des panneaux pédagogiques sur la transition écologique. Six questions y étaient posées : pourquoi la biodiversité compte, comment préserver les forêts, quelle agriculture durable, pourquoi la nature en ville, pourquoi le social est lié à l'environnement, et vers quels métiers de la transition s'orienter. - Photoclimat 2023 : exposition « Pangea × ADEME », Académie du Climat. - Photo : Sur une plage baignée de soleil, quatre silhouettes de dos se drapent de la tête aux pieds dans de larges tissus rose saumon, vert et rayés, cousus de formes noires, d'étoiles et de signes. La mer et un ciel sans nuage ferment l'horizon. Le titre, Pangea, évoque le supercontinent originel, un monde d'avant les frontières. Une image de Pierre-Emmanuel Testard présentée à l'Académie du Climat pour Photoclimat 2023. - Photo : Le vent soulève de grands étendards en tissu appliqué, rouge, vert et crème, que des femmes pieds nus tiennent à bout de bras sur une plage de sable clair. Les drapés, les cheveux roux au premier plan et la lumière dorée donnent à la scène l'élan d'une procession ou d'une danse. Une image de la série « Pangea × ADEME » de Pierre-Emmanuel Testard, exposée à l'Académie du Climat lors de Photoclimat 2023. - Photo : Vu en contre-plongée, un petit groupe se tient au sommet d'un amas de rochers gris et dresse des drapeaux rouges, verts, beiges et turquoise sur de longues perches. Le ciel uni occupe toute la moitié haute de l'image, comme une page blanche. La scène fait penser à la fondation d'un territoire nouveau. Pierre-Emmanuel Testard, « Pangea × ADEME », exposition présentée à l'Académie du Climat pendant Photoclimat 2023. - Photo : Quatre femmes posent serrées les unes contre les autres, maquillées de couleurs vives, en blanc, beige, vert ou corset rouge et violet, coiffées de calots et de bandeaux. Derrière elles, des étendards rose, rouge et turquoise, parsemés de nuages et de lettres, claquent dans le ciel. La mer et les rochers clairs ferment le décor. Une image de Pierre-Emmanuel Testard pour « Pangea × ADEME », à l'Académie du Climat pendant Photoclimat 2023. ### Prince Gyasi, artiste visuel Page : https://photoclimat.com/artistes/prince-gyasi/ Né à Accra, au Ghana, Prince Gyasi est un artiste visuel autodidacte qui a fait ses premières photos avec un smartphone, à 16 ans. Ses images aux couleurs saturées, marquées par sa synesthésie, qui lui fait associer des couleurs aux mots, évoquent de loin des peintures. Il propose un autre récit que les représentations occidentales de l'Afrique. En 2023, il a été le premier photographe noir choisi pour le calendrier Pirelli, et le magazine Time l'a cité parmi les « Next Generation Leaders ». Place de la Concorde, il présente à Photoclimat 2025 « My Psalms », avec la Maat Gallery, sous le commissariat de Séverine Morelle et Rodolphe Blavy. Ses photographies célèbrent l'élégance, l'énergie et la force de sa génération au Ghana. Pour lui, l'artiste peut changer l'image de l'Afrique en montrant sa beauté, plutôt que les seuls aspects négatifs qui la définissent trop souvent. - Photoclimat 2025 : exposition « My Psalms », Place de la Concorde. - Photo : Sur un fond entièrement bleu outremer, une fillette en robe blanche, de dos, se hisse sur un cube pour tracer à la craie un électrocardiogramme qui s'emballe ; elle tient un flacon dans sa main gauche. L'image, aux couleurs franches et saturées propres à Prince Gyasi, fait du battement de cœur un signal d'alerte. Exposée place de la Concorde pendant la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Sur un ciel rose corail, un homme en short bleu électrique, vu de dos, porte une longue perche bleue à laquelle sont suspendus huit bidons jaunes, face à une mer turquoise où passe un navire violet. Les couleurs franches et saturées propres à Prince Gyasi rendent visible la corvée d'eau et la précarité de l'accès à cette ressource. Exposée place de la Concorde pendant la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Au centre d'une cible posée sur un sol rose vif, une femme en robe blanche bande son arc vers le ciel, entourée de flèches plantées autour d'elle. Derrière, des herbes dorées et des collines vertes s'étendent sous un ciel turquoise. Les couleurs irréelles de Prince Gyasi font de cette scène une allégorie de la trahison et de la vulnérabilité. Exposée place de la Concorde à Photoclimat 2025. ### Priscilla Telmon, artiste Page : https://photoclimat.com/artistes/priscilla-telmon/ Priscilla Telmon est artiste visuelle, cinéaste, photographe et autrice, membre de la Société des explorateurs français. Ses expéditions l'ont menée vers les derniers peuples nomades, les rituels sacrés et le chamanisme. Elle a coécrit avec Sylvain Tesson « La chevauchée des steppes » et réalisé le film « Voyage au Tibet interdit ». Elle travaille aussi en duo avec Vincent Moon, dont le label Petites Planètes réalise des films ethnographiques et expérimentaux. En 2023, elle a présenté « Le Consulat de la Fougère » au Consulat Voltaire, à Paris, avec Petites Planètes et NatureRights, parmi les expositions associées à Photoclimat. - Photoclimat 2023 : exposition « Le Consulat de la Fougère », Le Consulat Voltaire, avec Petites Planètes · NatureRights. - Photo : Dans un coin aux murs vert d'eau peints de grandes herbes, des fougères, une broméliacée et des plantes grimpantes s'étagent en pots devant une affiche qui présente le projet, sous une assiette ornée de lézards stylisés. L'installation de Priscilla Telmon imagine une représentation consulaire du règne végétal, au croisement de l'art, des sciences et des droits de la nature. - Photo : Plusieurs frondes de fougère retombent en diagonale dans l'obscurité, éclairées d'une lumière rasante qui fait passer leurs folioles du vert vif au jaune doré. Le fond entièrement noir isole la plante comme on le ferait pour un portrait. Avec « Le Consulat de la Fougère », Priscilla Telmon imagine une représentation du règne végétal, en lien avec les droits de la nature. Présenté au Consulat Voltaire pendant Photoclimat 2023. ### Richard Mosse, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/richard-mosse/ Né en 1980, l'artiste irlandais Richard Mosse explore la photographie documentaire entre enregistrement du réel et création artistique. Avec des caméras conçues pour la science ou l'armée, il traite des destructions de la nature, du climat et des réfugiés, en cherchant à garder vivants des récits que l'attention des médias laisse s'éteindre. Son installation vidéo « Incoming » a reçu le Prix Pictet en 2017. À Photoclimat 2023, place du Palais-Royal, il a exposé avec Human Rights Watch des images issues de plusieurs séries : « Heat Maps », qui suit la crise migratoire grâce à une caméra infrarouge capable de détecter la chaleur des corps ; « Infra », tournée sur une pellicule infrarouge Kodak pour montrer le conflit en République démocratique du Congo ; et le film « Broken Spectre », sur la destruction de l'Amazonie. « Lost Fun Zone », image de 2012 tirée d'« Infra », montre un camp de déplacés du Nord-Kivu. - Photoclimat 2023 : exposition « Lost Fun Zone », Place du Palais-Royal. - Photo : Au premier plan, des dizaines d'enfants se pressent face à l'objectif, certains flous en mouvement ; derrière eux s'étend un camp de tentes et de bâches bleues, au pied de collines. Le film infrarouge transforme l'herbe et les arbres en un décor rose et rouge, beau et dérangeant à la fois. Richard Mosse a utilisé ce procédé pour rendre visibles les conflits oubliés de l'est du Congo. Exposition « Lost Fun Zone », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Deux combattants en uniforme kaki et casquette, armes à la main, se tiennent dans un fourré qui leur arrive à la taille. Toute la végétation a viré au rose fuchsia et au rouge, effet d'un film infrarouge conçu à l'origine pour repérer les camouflages militaires. Richard Mosse détourne ce procédé pour photographier la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo. Exposition « Lost Fun Zone », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Des collines herbeuses s'étendent jusqu'à un horizon brumeux, rose vif sous l'effet du film infrarouge, tandis qu'une rivière gris argent serpente au fond de la vallée. Un arbre isolé, rouge, se dresse à droite. Sous cette beauté irréelle, Richard Mosse invite à regarder autrement des régions marquées par les conflits. Exposition « Lost Fun Zone », présentée place du Palais-Royal pendant la biennale Photoclimat 2023. - Photo : En noir et blanc, deux femmes au visage peint se tiennent contre un mur de planches, l'une serrant un bébé contre elle, une troisième silhouette coupée par le bord droit. Selon la légende de l'image, elles s'abritent de la pluie devant le centre de santé de Palimiu, en territoire yanomami, dans l'État de Roraima au Brésil. Richard Mosse a aussi documenté les atteintes portées à l'Amazonie et à ses peuples. Exposition « Lost Fun Zone », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : Des formes anguleuses, comme des plaques de pierre ou de terre craquelée, se juxtaposent en couleurs artificielles : bleu nuit moucheté d'or, bords rouge rouille, interstices d'un turquoise lumineux. L'échelle est impossible à deviner, entre la vue rapprochée et la vue aérienne. Richard Mosse emploie des procédés d'imagerie scientifique pour montrer ce que l'œil ne voit pas. Exposition « Lost Fun Zone », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. ### Rijasolo et Emre Sari, photographe et journaliste Page : https://photoclimat.com/artistes/rijasolo-et-emre-sari/ Le photographe Rijasolo et le journaliste Emre Sari ont réalisé ensemble, à quatre mains, un carnet de voyage photographique et journalistique pour Action contre la Faim. Les images de Rijasolo sont accompagnées des récits d'Emre Sari. Les sources de la biennale ne détaillent pas davantage leurs parcours. En 2023, place du Palais-Royal, Photoclimat a présenté ce « Reportage à Madagascar », dans le pôle Conflit, climat, résilience. Action contre la Faim, partenaire de la biennale pour la deuxième fois, souhaitait montrer tous ses niveaux d'action, de l'urgence à la résilience et à l'accompagnement au long cours. Les prises de vue ont été faites à Madagascar, où la population est très exposée au dérèglement climatique, pour révéler la vie des habitants face aux urgences sociales et environnementales. - Photoclimat 2023 : exposition « Reportage à Madagascar », Place du Palais-Royal. - Photo : Dans une lumière rasante, une femme en jupe à fleurs se tient contre le mur de terre rouge d'une petite maison, le regard tourné vers la droite. Sur le toit de chaume, des centaines de racines ou tubercules orangés sèchent au soleil, tandis que l'ombre d'une silhouette se projette sur la façade. Le reportage de Rijasolo et Emre Sari raconte la vie quotidienne à Madagascar. Présenté place du Palais-Royal pendant Photoclimat 2023. - Photo : Contre un mur de terre clair, une femme, un enfant noué dans le dos, tend le bras vers une porte en bois peinte en vert, pendant qu'un homme en casquette bleue se penche à côté d'elle. À droite, des pommes de terre s'entassent dans une bassine rose sur un étal, et une autre femme se tient dans l'encadrement d'une boutique. Le contraste entre ombre et soleil découpe la scène. Rijasolo et Emre Sari, « Reportage à Madagascar », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. ### Robert et Shana ParkeHarrison, duo d'artistes photographes Page : https://photoclimat.com/artistes/robert-et-shana-parkeharrison/ Robert et Shana ParkeHarrison construisent des images mises en scène, comme des performances, dans de vastes paysages et des décors faits d'objets trouvés. Leur collaboration s'est construite sur une trentaine d'années, et ils signent ensemble leurs images depuis 2000. Leurs œuvres sont entrées dans de grandes collections, comme le Whitney Museum, le San Francisco Museum of Modern Art ou le Mudam Luxembourg, et ont été montrées dans plus de quarante-cinq expositions personnelles. À l'Académie du Climat, ils présentent à Photoclimat 2025 « Mending the Earth ». Leurs photographies sont des poèmes visuels sur la perte et la lutte humaine, dans des paysages abîmés par la technologie et la surexploitation. Gestes laborieux, rituels étranges et machines rudimentaires y racontent la responsabilité de l'humanité à réparer la Terre. Le spectateur est invité à compléter l'histoire, car l'espoir tient peut-être à notre capacité d'imaginer. - Photoclimat 2025 : exposition « Mending the Earth », Académie du Climat. - Photo : Dans un tirage aux tons sépia, un homme en costume sombre, vu de dos, avance sur une terre brûlée vers une ligne de feu qui embrase l'horizon. Son vêtement est couvert de dizaines de gouttes transparentes, comme s'il portait sur lui l'eau qui manque. Robert et Shana ParkeHarrison mettent en scène un homme seul qui tente de réparer une nature blessée. Exposition présentée à l'Académie du Climat, Photoclimat 2025. - Photo : Sur une colline herbeuse, un homme en costume, un genou à terre, tire de toutes ses forces sur une corde attachée à un gros nuage gris ; deux autres nuages, plus loin, sont arrimés au sol par des filins. L'image sépia, au ciel laiteux, a la douceur d'un rêve et la tension d'un combat. Robert et Shana ParkeHarrison imaginent un homme qui tente de retenir le climat. Exposition présentée à l'Académie du Climat, Photoclimat 2025. - Photo : Au milieu d'une allée de terre bordée de murs de troncs coupés, un homme en costume s'est installé à un petit bureau, d'où partent des fils qui serpentent parmi les branches. Le tirage sépia, sous un ciel pâle, donne à la scène l'allure d'un vieux document. Robert et Shana ParkeHarrison évoquent la déforestation et l'impuissance de l'homme face à ce qu'il a détruit. Exposition présentée à l'Académie du Climat, Photoclimat 2025. ### Sacha Goldberger, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sacha-goldberger/ Sacha Goldberger est photographe depuis plus de vingt ans. Il mêle patrimoine, modernité et culture populaire, avec humour et un goût assumé pour l'impertinence. Révélé par « Mamika », série décalée consacrée à sa grand-mère, il a enchaîné des projets inspirés de l'histoire de l'art et du cinéma, comme « Super Flemish », qui mobilisent parfois des dizaines de personnes. Ambassadeur Leica, il a fondé en 2024 le Studio Goldberger, atelier de création pour les marques et les institutions. Place de la Concorde, il présente à Photoclimat 2025 « Solitude augmentée », créé pour les Petits Frères des Pauvres. Huit grandes images montrent des personnes âgées seules dans leur quotidien. Vues à travers un smartphone, elles s'enrichissent en réalité augmentée de mondes imaginés par l'intelligence artificielle à partir des paroles des personnes interrogées. Une façon de poser la question : le virtuel peut-il remplacer les liens humains ? L'exposition rappelle aussi le besoin de bénévoles. - Photoclimat 2025 : exposition « Solitude augmentée », Place de la Concorde. - Photo : Assise seule devant une nappe imprimée de fleurs rouges, une femme aux cheveux gris, lunettes, foulard bleu et chemisier à pois, tient une tasse de porcelaine près d'un sucrier. Une orchidée blanche, une pendule et un tableau complètent ce décor domestique baigné d'une lumière douce. Sacha Goldberger fait le portrait de personnes isolées et rend visible la solitude du quotidien. Présenté place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : Un homme aux cheveux blancs, lunettes et chemise noire, est assis seul au bout d'un long banc métallique, devant une haie taillée et un grillage. La lumière rasante du soir sculpte sa silhouette sous un ciel bleu presque vide. Sacha Goldberger photographie des personnes isolées dans leur environnement familier, pour faire voir une solitude qui passe souvent inaperçue. Présenté place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : Sur un trottoir étroit, entre une haie et une rue résidentielle, une femme souriante en fauteuil roulant porte une longue robe turquoise brodée d'or et un turban assorti. La lumière de fin de journée découpe les ombres sur le bitume. Sacha Goldberger montre des personnes que l'isolement ou le handicap éloignent de la vie collective, et leur rend une présence. Présenté place de la Concorde à Photoclimat 2025. ### Safia Delta, artiste visuelle Page : https://photoclimat.com/artistes/safia-delta/ Safia Delta est une artiste visuelle qui travaille sur le silence des images. À partir de documents imprimés qu'elle manipule, nourrie de recherches théoriques et d'expériences plastiques, elle compose de nouvelles mémoires et aborde la réparation et la réconciliation d'identités multiples. Engagée depuis 2021 auprès de femmes photographes de la diaspora nord-africaine, elle a exposé au CNAC Le Magasin à Grenoble, au Photoforum Pasquart à Bienne, au Centre Photo Marseille et à La Chambre à Strasbourg. Lauréate du Mentorat #3 des Filles de la Photo, elle expose à Photoclimat 2025 dans « Les Expérimentales », à la galerie de l'Académie du Climat. Sa série « La Réplique » revisite l'histoire franco-algérienne à partir de cartes postales, de négatifs et de photographies retravaillés. Elle met au jour les silences laissés par la colonisation et propose un contre-récit où les personnes effacées des représentations officielles retrouvent une place. - Photoclimat 2025 : exposition « Les expérimentales », Académie du Climat. - Photo : Sur un fond blanc uniforme, une main ouverte, recouverte d'une couche de peinture blanche craquelée, se fond presque dans le mur ; seul le poignet, resté nu, marque la limite entre le corps et la surface. L'image, très épurée et lumineuse, joue sur la disparition et l'empreinte. Œuvre de Safia Delta, présentée à l'Académie du Climat dans l'exposition « Les expérimentales », Photoclimat 2025. ### Sandra Reinflet, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sandra-reinflet/ Sandra Reinflet se définit comme une « inventeuse d'histoires vraies » : sa photographie se tient à la lisière du documentaire et de la fiction. Sa série « VoiE.X », sur les artistes empêchés, a reçu en 2020 le Prix Roger Pic de la SCAM, et « Qui a tué Jacques Prévert ? » a été distinguée par la Bourse du Talent reportage. Pour la Grande commande photographique de la BnF, elle a documenté le projet de stockage nucléaire de Bure ; elle a aussi publié quatre livres. En 2023, place de la Bastille, elle a présenté « Les Reines », fruit de sa résidence chez Ikambere, association qui accompagne des femmes en précarité vivant avec une maladie chronique, avec la Fondation RAJA-Danièle Marcovici. Trente-deux reines de France reposent à la basilique de Saint-Denis. L'artiste projette les vitraux de la basilique sur le corps de femmes d'aujourd'hui, qui portent leur famille et leur quartier, pour les couronner. - Photoclimat 2023 : exposition « Les Reines », Place de la Bastille. - Photo : Dans le noir, une femme croise les bras devant elle, le regard droit vers l'objectif. Sur sa peau et ses vêtements se projettent les losanges bleus et rouges d'un vitrail et de petites figures couronnées, comme si elle portait sur elle l'histoire d'un lieu. Avec « Les Reines », Sandra Reinflet projette sur des femmes d'aujourd'hui les figures couronnées des vitraux anciens. Exposition présentée place de la Bastille pour Photoclimat 2023. - Photo : De profil, une femme aux cheveux bouclés relevés se tient immobile dans l'obscurité. La lumière d'un vitrail l'habille entièrement : une rosace sur la joue, des bandeaux colorés sur la tête et, sur le buste, la figure d'une reine couronnée en manteau rouge. Le corps devient le support de l'image et de la mémoire. Une photographie de Sandra Reinflet pour la série « Les Reines », exposée place de la Bastille lors de Photoclimat 2023. ### Sandrine Elberg, photographe et plasticienne Page : https://photoclimat.com/artistes/sandrine-elberg/ Sandrine Elberg est photographe et plasticienne, diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille en argentique et de façon expérimentale, autour de la mémoire, du cosmos et des paysages en transformation. Son œuvre, nourrie d'un héritage scientifique, a été montrée dans plus d'une centaine de lieux, dont la BnF et le Grand Palais. Lauréate de plusieurs prix, elle a publié « M.O.O.N » et « JÖKULL, la mémoire des glaciers », qui interrogent les liens entre science, imaginaire et écologie. Pour Photoclimat 2025, place de la Concorde, elle signe « Zones sensibles », une carte blanche avec Médecins du Monde sur la santé face aux environnements nocifs. L'ONG agit depuis trente ans contre les inégalités environnementales de santé : logements insalubres et conditions de travail dangereuses touchent d'abord les plus précaires, qui ont aussi plus de mal à se soigner. À partir de ses propres recherches de matières, l'artiste rend visibles ces réalités trop souvent ignorées. - Photoclimat 2025 : exposition « Zones sensibles », Place de la Concorde. - Photo : Une matière grise et poreuse, semée de cavités noires, occupe la moitié gauche de l'image et s'effrite vers un fond noir moucheté comme un ciel étoilé. On hésite entre un minerai vu au microscope et une côte vue du ciel. Sandrine Elberg relie ici l'extraction des minerais et les déchets électroniques qu'ils deviennent. Exposition présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photo : Une mer d'immeubles s'étend jusqu'à l'horizon, où les tours se fondent dans un ciel noir semé d'étoiles. Une fine ligne blanche, tracée comme un itinéraire, zigzague à travers les toits. Le noir et blanc très contrasté de Sandrine Elberg fait de la ville un labyrinthe sans fin et interroge notre place dans l'urbanisation galopante. Exposition présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : En contre-jour, des fleurs sauvages et de hautes herbes se découpent en noir sur un ciel nuageux, traversé par un nuage de gouttelettes scintillantes qui retombe sur la végétation. La beauté de l'image cache une menace : Sandrine Elberg évoque la pulvérisation de pesticides dans les champs et ses effets sur le vivant. Exposition « Zones sensibles » présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Sanja Marusic, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sanja-marusic/ Sanja Marusic est une artiste néerlando-croate installée à Amsterdam, diplômée de l'Académie royale des beaux-arts de La Haye. Ses images, comme venues d'ailleurs, mêlent photographie, peinture et collage : paysages surréels, figures mystérieuses aux gestes mis en scène, couleurs vives. Inspirée par l'art populaire et naïf, elle a réalisé plus de quinze séries et exposé en Europe et aux États-Unis, notamment au musée Van Gogh et au Mauritshuis. Place de la Concorde, elle présente à Photoclimat 2025 « Il suffit d'un lien », une résidence avec l'association Entourage et la Ville de Paris. Barbara, Chantal, Elina, Mariam, Mike et Perrine y racontent des rencontres hautes en couleur. Depuis 2014, Entourage recrée du lien social entre les personnes isolées en situation de précarité et leurs voisins. Un travail intime et plein d'espoir sur la force des liens. - Photoclimat 2025 : exposition « Il suffit d'un lien », Place de la Concorde. - Photo : Au centre d'un jardin aux buis taillés en boules, une personne en pull rouge et une autre aux manches jaunes s'étreignent par-dessus un buisson magenta, comme pour l'embrasser. Les couleurs inversées, bleu nuit, rose et jaune, transforment le parc en paysage de rêve. Sanja Marusic célèbre les liens entre les êtres et avec la nature. Exposition présentée place de la Concorde lors de la biennale Photoclimat 2025. - Photo : Deux silhouettes vues de dos se serrent l'une contre l'autre, leurs bras entrelacés sur des chemises et des jupes aux motifs floraux bleus, jaunes et rouges. Autour d'elles, une végétation aux teintes irréelles, magenta, rouge et or, se détache sur un fond sombre. Sanja Marusic joue de couleurs saturées pour raconter la tendresse et le lien qui unit les êtres. Exposition présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : Adossés à un mur peint de bandes crème, bleue et d'une grille orange et jaune, une femme en pull rouge et un homme en pull à losanges écartent les bras jusqu'à se toucher la main. Le trottoir jaune et la chaussée bleue prolongent ce jeu de couleurs franches. Sanja Marusic met en scène un simple contact comme le début d'un lien. Exposition présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. ### Sarah Anne Johnson, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sarah-anne-johnson/ Sarah Anne Johnson est née à Winnipeg, au Manitoba, où elle vit aujourd'hui. Diplômée en beaux-arts de l'université du Manitoba puis de la Yale School of Art, elle a exposé seule ou en groupe dans de nombreux pays et ses œuvres figurent dans plusieurs collections importantes. Elle est représentée par les galeries Yossi Milo à New York, Stephen Bulger à Toronto et Division à Montréal. Sur les quais de Seine, avec l'association Planète Mer, elle présente à Photoclimat 2025 « Arctic wonderlands ». En 2009, elle a passé trois semaines au-delà du cercle polaire avec des artistes, des militants et des scientifiques. Elle a ensuite retravaillé ses photographies par la gravure, la peinture, le ponçage et le dessin, pour créer des scènes de fête qui contrastent avec la désolation des paysages. Une façon de souligner leur beauté et les menaces du réchauffement. - Photoclimat 2025 : exposition « Arctic wonderlands », Quais de Seine. - Photo : Sous un ciel blanc et bas, un bloc noir gigantesque aux bords arrondis se dresse sur une plaine rocailleuse couverte de neige, tandis qu'une file de petites silhouettes chemine vers les montagnes. Le contraste entre ce volume opaque et l'immensité blanche crée un malaise. Sarah Anne Johnson questionne la présence humaine et le tourisme dans l'Arctique. Exposition présentée sur les quais de Seine à Photoclimat 2025. - Photo : Sur une photographie d'un fjord arctique gris, avec un bloc de glace flottant et un sommet enneigé, l'artiste a peint directement un nuage foisonnant de couleurs, comme un feu d'artifice dont les coulures tombent dans l'eau. Cette intervention sur le tirage confronte le merveilleux du paysage polaire au tourisme et à la fonte des glaces. - Photo : Dans une vallée grise et enneigée, entourée de montagnes aux flancs striés, une longue canalisation sur pilotis serpente vers le fond, recouverte d'une couche de confettis et de paillettes colorés, comme au lendemain d'une fête. Ces débris joyeux sur un décor polaire évoquent les traces que laisse l'activité humaine. Œuvre de Sarah Anne Johnson présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Sarah Braeck, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sarah-braeck/ Née en 1986, Sarah Braeck se décrit comme une photographe « photo-sensible ». Son regard délicat, pictural et teinté de nostalgie se pose avec tendresse sur le vivant, pour saisir ce qui se murmure derrière une présence. Elle fait partie du programme de Mentorat des Filles de la Photo, qui accompagne des femmes photographes dans leurs projets. À Photoclimat 2023, la Maison des Arts et de la Culture de Créteil a accueilli « Les courants de lumière ». Alors que les forêts terrestres brûlent, Sarah Braeck s'intéresse aux forêts d'algues, capables de stocker autant de carbone qu'une surface équivalente de forêt et de protéger les écosystèmes marins. En lien avec les scientifiques de la station de Roscoff, elle confronte des photographies d'incendies, travaillées au bois carbonisé ou à la flamme, à des images d'algues qui semblent irradier : sous l'eau, des forêts échappent au feu. - Photoclimat 2023 : exposition « Les courants de lumière », Maison des Arts et de la Culture de Créteil. - Photo : Sur un fond noir, une touffe d'algues se dresse comme un petit arbre, ses ramures orange et vert pâle piquées de bulles d'air argentées. La matière semble à la fois photographiée et dissoute, avec des zones grises et granuleuses qui évoquent l'eau en mouvement. Avec « Les courants de lumière », Sarah Braeck explore le monde marin entre image et matière. Exposition présentée à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil pour Photoclimat 2023. - Photo : Un enchevêtrement d'algues aux teintes ocre, olive et brun rouge remplit tout le cadre, comme vu à travers une eau trouble. Une fine poussière claire recouvre l'image par endroits et efface en partie les formes, au point que la photographie paraît se décomposer. Ce grain et ces voiles évoquent l'altération du milieu marin. Sarah Braeck, « Les courants de lumière », Maison des Arts et de la Culture de Créteil, Photoclimat 2023. - Photo : Plus de sujet reconnaissable ici : des plages ocre, dorées et rose gris se chevauchent comme des sédiments ou des couches de pigment, piquées de petites bulles. Au centre, une forme noire aux bords nets ouvre une sorte de faille. L'image, proche de la peinture, prolonge la recherche de Sarah Braeck sur la lumière et la matière. Exposition « Les courants de lumière », Maison des Arts et de la Culture de Créteil, Photoclimat 2023. ### Sebastião Salgado, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/sebastiao-salgado/ Né en 1944 au Brésil, économiste de formation, Sebastião Salgado devient photographe professionnel à Paris en 1973. Avec sa femme, Lélia Wanick Salgado, il fonde en 1994 le studio Amazonas Images, puis en 1998 l'Instituto Terra, consacré à la reforestation et à l'éducation à l'environnement. Ses projets l'ont mené dans plus de cent pays. En Amazonie, il photographie la forêt et les peuples autochtones face à l'orpaillage, aux barrages et au changement climatique. En 2021, l'Espace Frans Krajcberg a présenté « Blessure », dans le cadre des programmes associés de Photoclimat. Neuf photographies inédites, prises en survolant l'Amazonie, montrent les immenses incendies allumés par l'homme, plaies ouvertes dans la forêt. Pour le photographe, une blessure que l'on soigne peut guérir : la forêt, indispensable à l'équilibre de la planète, survivra si nous prenons conscience des menaces qui pèsent sur elle. - Photoclimat 2021 : exposition « Blessure », Île-de-France. - Photo : Vue d'en haut, une forêt épaisse s'étend jusqu'à l'horizon sous un ciel chargé ; des colonnes de fumée noire et blanche montent de plusieurs foyers. Au premier plan, une piste claire entaille les arbres et mène à une petite construction, au bord d'une zone défrichée. Dans le noir et blanc dramatique qui fait sa signature, le photographe brésilien Sebastião Salgado montre la blessure infligée à la forêt. Exposition « Blessure », Photoclimat 2021. ### Servane Beghin, graphiste Page : https://photoclimat.com/artistes/servane-beghin/ Graphiste nomade originaire de Belgique, Servane Beghin met son savoir-faire au service de projets qui ont du sens. Diplômée en communication graphique et publicitaire de la Haute École Albert Jacquard, elle a d'abord œuvré dans un centre de formation espagnol, puis rejoint Action contre la Faim à Paris. Aujourd'hui en freelance, elle continue de concevoir des supports ludiques pensés pour faire évoluer les comportements. Pour Photoclimat 2021, elle a mis en forme « Tomate Impact », le parcours pédagogique d'Action contre la Faim installé à l'Académie du Climat. À partir d'un geste simple, l'achat d'une tomate, l'exposition interactive montre comment l'origine, la saison et le mode de production d'un aliment pèsent sur le climat et sur la faim dans le monde. Le visiteur rencontre ensuite des personnes touchées par le dérèglement climatique, et repart avec des pistes pour agir à son échelle. - Photoclimat 2021 : exposition « Tomate Impact », Académie du Climat, avec Action contre la Faim. - Photo : Panneau dessiné aux couleurs chaudes : à gauche, un homme en veste kaki tient une chèvre blanche ; derrière lui s'étend une terre ocre craquelée, aux arbres secs, avec des os au sol et deux femmes portant de l'eau au loin. Le titre cite son témoignage sur une sécheresse jamais vue. Le texte présente Yared, éleveur à Tessi Qelo, dans la région de Borena, au sud de l'Éthiopie. Exposition « Tomate Impact », à l'Académie du Climat pour Photoclimat 2021. - Photo : Dans une cour pavée entourée de façades en pierre aux grandes fenêtres cintrées, des panneaux dessinés montés sur des cadres de bois brut entourent une table et ses bancs. Au premier plan, l'un montre des cases au toit de chaume sous le titre « Éthiopie », l'autre une mère et ses enfants. L'exposition d'Action contre la Faim raconte en dessins la faim et le dérèglement du climat. Vue de « Tomate Impact » à l'Académie du Climat, Photoclimat 2021. ### Souffrances climatiques, ONG Page : https://photoclimat.com/artistes/souffrances-climatiques/ « Souffrances climatiques » est une exposition de l'ONG Solidarités International. Depuis 1980, ses équipes humanitaires viennent en aide aux personnes frappées par les conflits, les épidémies, les catastrophes naturelles et climatiques ou les crises économiques, en couvrant leurs besoins vitaux : boire, manger et s'abriter. Présentée en 2023 place du Palais-Royal, dans le pôle Conflit, climat, résilience, l'exposition montre ce que le changement climatique ajoute à la vie de populations déjà touchées par des crises humanitaires : manque d'eau, vagues de chaleur, tempêtes de poussière, sécheresses, inondations, maladies liées à l'eau comme le choléra. Elle rappelle une injustice : ceux qui contribuent le moins au réchauffement en subissent les pires effets. L'exposition invite à entrer dans leur quotidien. - Photoclimat 2023 : exposition « Afghanistan, Soudan du Sud, Mali », Place du Palais-Royal. - Photo : Au milieu de jeunes arbres fruitiers, un homme en tenue claire s'est accroupi sur un sol nu, fendu de larges craquelures, le visage enfoui dans ses mains. La lumière crue et les montagnes pelées à l'arrière-plan accentuent l'aridité. L'image dit le désarroi face à la sécheresse qui frappe les cultures en Afghanistan. Elle faisait partie de l'exposition « Souffrances climatiques », présentée place du Palais-Royal pendant Photoclimat 2023. - Photo : Au premier plan, un jeune homme en tee-shirt orange avance en portant sur l'épaule un sac de toile, au milieu de longues pirogues de bois échouées dans les hautes herbes. Autour de lui, d'autres personnes déchargent ballots et bidons sous un ciel chargé de nuages blancs. La scène évoque les déplacements et l'aide nécessaires quand le climat bouleverse la vie au Soudan du Sud. Exposition « Souffrances climatiques », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. - Photo : De dos, une femme drapée d'un voile brun et deux enfants marchent sur une étendue de sable nu en portant ensemble un seau bleu et blanc. Au loin, un château d'eau rouge sur pylône métallique se détache d'un ciel gris, et des animaux paissent à l'horizon. L'image évoque l'accès à l'eau dans une région frappée par la sécheresse, au Mali. Exposition « Souffrances climatiques », place du Palais-Royal, Photoclimat 2023. ### Soum Éveline Bonkoungou, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/soum-eveline-bonkoungou/ Née à Ouagadougou, Soum Éveline Bonkoungou a commencé comme assistante de photographes d'événements, puis s'est tournée vers la photographie d'auteur après sa rencontre avec Adrien Bitibaly. Passée par le mentorat de PHOTOSA, la biennale de Ouagadougou, elle travaille sur la mémoire, le corps et l'identité, dans une démarche intime. Ses projets l'ont menée en résidence au Togo et en France, à Angoulême et à Arles, et sa série ZIKR a été montrée au musée Paul Ahyi de Lomé. Lauréate du Mentorat #3 des Filles de la Photo, programme d'accompagnement des femmes photographes, elle expose à Photoclimat 2025 dans « Les Expérimentales », à la galerie de l'Académie du Climat. Sa série « Mes frères et sœurs » part à la rencontre des Burkinabè installés en France, de Nîmes à Marseille, de Dreux à Bordeaux. Par des portraits intimes, elle montre une fraternité choisie, qui dépasse les liens du sang et se construit dans l'exil et le partage. - Photoclimat 2025 : exposition « Les expérimentales », Académie du Climat. - Photo : Photographiée d'en haut, à travers l'ouverture d'un escalier aux volutes de fer forgé, une personne vêtue d'une longue tenue blanche, les mains dans le dos, traverse un sol carrelé gris. Le cadrage serré et la lumière rasante isolent la silhouette dans un espace silencieux. Image de Soum Éveline Bonkoungou, présentée à l'Académie du Climat dans l'exposition « Les expérimentales », Photoclimat 2025. ### Stephan Gladieu, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/stephan-gladieu/ Installé à Paris, Stephan Gladieu a d'abord couvert l'actualité et de nombreux conflits, de la chute de Ceausescu à La Nouvelle-Orléans après l'ouragan Katrina, puis il s'est tourné vers le portrait. Il crée des images très lumineuses, iconiques et décalées, qui brouillent la frontière entre fiction et réalité. À l'Académie du Climat, Photoclimat 2023 a présenté « Homo Detritus », avec Gestes Propres et Emmaüs. À Kinshasa, les bidonvilles sont souvent bâtis sur des terrains remblayés de déchets. Des artistes réunis dans le collectif « Ndaku, la vie est belle » y portent des masques intégraux faits de ces détritus pour dénoncer la société de consommation et réclamer le droit de vivre, et non plus de survivre, au milieu des ordures. Une série qui parle de nos déchets et de l'injustice qu'ils produisent. - Photoclimat 2023 : exposition « Homo Detritus », Académie du Climat. - Photo : Devant la façade bleue d'une petite épicerie, « Mini alimentation chez Katy », se dresse une silhouette humaine faite de centaines de gobelets, flacons et bidons en plastique de toutes les couleurs, appuyée sur une pile de bouteilles de soda. Le décor peint, une tête de vache et une ardoise de produits, ancre la scène dans la rue. Stephan Gladieu a photographié à Kinshasa des artistes vêtus des déchets de la ville. « Homo Detritus », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Devant le mur jaune décrépi d'un magasin de pièces auto, une figure humaine disparaît sous un costume de lanières de caoutchouc noir, un pneu sous le bras. À droite, une haute pile de pneus usés fait écho au personnage. Stephan Gladieu fait de ces costumes de déchets un portrait de la surconsommation et de ce qu'elle laisse derrière elle. Série « Homo Detritus », présentée à l'Académie du Climat pendant Photoclimat 2023. - Photo : Les bras écartés, une silhouette gonflée de centaines de bouteilles d'eau en plastique transparent et bleuté se dresse devant une buvette aux enseignes peintes à la main, où s'alignent des bouteilles de jus colorées. Le costume reprend ce que vend la boutique, une fois jeté. Stephan Gladieu montre ainsi l'invasion du plastique à usage unique dans la ville. Série « Homo Detritus », présentée à l'Académie du Climat pendant Photoclimat 2023. ### Steve Fiehl, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/steve-fiehl/ Par le portrait, le photographe français Steve Fiehl s'attache à la fragilité et à la résilience. Ses projets ont porté sur les personnes sans abri, les travailleuses du sexe, la fin de vie ou l'écologie. Son travail a notamment été exposé au musée de l'International Center of Photography à New York et à l'ONU à Genève. Sur les quais de Seine, il présente à Photoclimat 2025 « Les hérauts de l'océan », avec l'ONG Bloom, fondée par Claire Nouvian pour protéger l'océan et les espèces marines. Il y photographie des océanologues, biologistes, climatologues et militants qui consacrent leur vie à l'océan, grand régulateur du climat et source de la moitié de notre oxygène. Ces témoins disent leur inquiétude et leur colère, mais aussi leur détermination à agir. - Photoclimat 2025 : exposition « Les hérauts de l'océan », Quais de Seine. - Photo : Portrait en buste, en lumière douce, d'une femme souriante en chemisier blanc à col froncé, portant une coiffe spectaculaire de gorgones rouges et bleues, de coquillages, d'un poulpe argenté et d'un poisson. Steve Fiehl a photographié des défenseurs de l'océan couronnés des espèces qu'ils protègent. Exposition présentée sur les quais de Seine avec l'association Bloom. - Photo : Sur un fond brun presque noir, un homme aux cheveux gris et à la moustache blanche, enveloppé dans un grand drapé noir, fixe l'objectif en tenant au creux de ses mains un petit poisson argenté. La lumière douce et sobre évoque la peinture ancienne. Steve Fiehl fait le portrait de défenseurs de l'océan, ici le spécialiste des pêches Daniel Pauly. Exposition présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. - Photo : Le visage d'un homme aux cheveux gris apparaît derrière les mailles nouées d'un épais filet de pêche rose, qu'il écarte de ses doigts comme pour s'en libérer. L'éclairage latéral, sur fond noir, accentue les rides et le grain de la corde. Steve Fiehl photographie des défenseurs de l'océan, ici le chercheur Didier Gascuel, spécialiste de l'écologie des pêches. Exposition présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Studio Photoclimat Page : https://photoclimat.com/artistes/studio-photoclimat/ Studio Photoclimat signe une création produite par la biennale elle-même, comptée parmi les créations originales de l'édition 2025, en partenariat avec l'association France terre d'asile, qui défend depuis 1970 le droit d'asile et accompagne chaque jour des milliers de personnes exilées. Place de la Concorde, « Résonances » veut sortir les personnes exilées de la marge des récits pour les remettre au centre. Six panneaux lenticulaires réunissent douze portraits grandeur nature : six personnes réfugiées et six personnes liées, de près ou de loin, à l'exil. En marchant, les visages se superposent et changent, sans que l'on sache qui est réfugié. Des miroirs invitent le visiteur à se projeter : l'exil est une situation, pas une identité. - Photoclimat 2025 : exposition « Résonances », Place de la Concorde. - Photo : Sur un fond blanc de studio, quatre personnes posent debout, de face : un homme âgé en chapeau de paille et chemise blanche, une femme bras croisés en pantalon kaki, un homme vêtu d'une longue robe bleu pâle avec une écharpe aux couleurs vives, une femme en robe claire. Ce portrait collectif, simple et frontal, met chacun sur un pied d'égalité. Exposition « Résonances » du Studio Photoclimat, place de la Concorde, Photoclimat 2025. ### Stéphanie Dozol, illustratrice Page : https://photoclimat.com/artistes/stephanie-dozol/ Née à Manosque, Stéphanie Dozol vit et travaille à Marseille. Diplômée de l'ENSAAMA Olivier de Serres, elle est illustratrice et graphiste indépendante pour les secteurs culturels et institutionnels, notamment le ministère de la Culture, la Ville de Paris ou le théâtre de Chelles. Son travail a une forte dimension pédagogique et scientifique : elle accompagne des projets de médiation pour la Ligue de l'enseignement, l'université d'Aix-Marseille, le CRIPS Île-de-France, le CEA ou l'IRD. Sur les quais de Seine, elle illustre à Photoclimat 2025 « Éclaireuses », une initiative de l'Institut de recherche pour le développement. Le projet met en avant des parcours de femmes scientifiques pour encourager les jeunes, et surtout les filles, à se tourner vers la recherche. Chercheuses et ingénieures y racontent leur métier à des lycéens pour défaire les stéréotypes de genre, avec le label Génération Égalité d'ONU Femmes. - Photoclimat 2025 : exposition « Éclaireuses », Quais de Seine. - Photo : Panneau mêlant photographie et illustration : le portrait en noir et blanc de Mounia Tahiri, géomaticienne, se détache sur un halo bleu, entre des coupes de terrain colorées surmontées de palmiers et des formules mathématiques. Un texte explique qu'au Maroc elle étudie les eaux souterraines grâce aux images satellites, pour anticiper les sécheresses. Série « Éclaireuses » sur des femmes scientifiques, quais de Seine, Photoclimat 2025. - Photo : Panneau mêlant photographie et illustration : le portrait de Tania Gonzalez, ethno-écologue, surplombe un paysage de montagnes enneigées peuplé de petites silhouettes. Le texte raconte qu'en Équateur elle étudie les liens entre les habitants du volcan Chimborazo et son glacier, qui recule. Une citation célèbre ce sommet des Andes. Série « Éclaireuses » sur des femmes scientifiques, présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2025. ### Surexposés, exposition collective Page : https://photoclimat.com/artistes/surexposes/ « Surexposés, le dérèglement climatique vu par Action contre la Faim » est une commande de l'ONG à quatre photographes de l'Agence VU' : Andrew Quilty, installé à Kaboul, Cyril Zannettacci, Ferhat Bouda, engagé de longue date auprès des peuples berbères et nomades, et Catalina Martin-Chico, lauréate notamment du Visa d'or humanitaire du CICR. Chacun s'est rendu dans une région du monde touchée par la faim et le climat. En 2021, l'exposition a été installée place de l'Hôtel de Ville. Désertification, récoltes inondées, manque d'eau, sécheresse, insécurité alimentaire : les photographes montrent comment le dérèglement climatique aggrave la faim et pousse des familles entières à partir pour survivre. En allant à la rencontre de ces personnes, ils rendent visibles des réalités quotidiennes trop souvent oubliées, et le travail mené par Action contre la Faim dans près de cinquante pays. - Photoclimat 2021 : exposition « Action contre la Faim », Hôtel de Ville, avec Action contre la Faim. - Photo : Au premier plan, une femme coiffée d'un foulard, en tunique brodée, se penche pour traîner un grand bidon sur une berge de boue séchée ; son visage et ses bras portent des traces claires. Derrière elle, d'autres femmes remplissent leurs récipients au bord d'une eau basse. Le noir et blanc contrasté de Ferhat Bouda dit la corvée de l'eau et la vulnérabilité face au climat. Exposition « Surexposés » d'Action contre la Faim, Hôtel de Ville, Photoclimat 2021. - Photo : La nuit tombée, la façade de l'Hôtel de Ville, éclairée en lumière dorée avec ses statues et ses lucarnes, domine une longue cimaise de bois posée sur des gradins. Les tirages en noir et blanc montrent des personnes dans des paysages secs ou dévastés, que l'éclairage fait ressortir sur le parvis sombre. Vue de l'exposition « Surexposés » d'Action contre la Faim, présentée devant l'Hôtel de Ville de Paris à Photoclimat 2021. ### Tamara Dean, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/tamara-dean/ Née en 1976, Tamara Dean est une artiste photographe australienne qui prolonge ses images par des installations et des œuvres en mouvement. Elle explore les liens entre les êtres humains et leur environnement. Récompensée à plusieurs reprises, notamment par le Goulburn Art Award en 2020, elle a été sélectionnée pour l'Adelaide Biennial of Australian Art en 2018, et ses œuvres figurent dans des collections en Australie et ailleurs. Sa série « Of Nature » a été montrée à Photoclimat en 2021 sous la canopée du Forum des Halles, avec l'association Nitidae, puis en 2023 au Domaine national de Saint-Cloud. Face au réchauffement et au déclin des espèces, l'artiste rappelle que nous sommes nous aussi des animaux, membres d'un même écosystème fragile. En prendre conscience, dit-elle, c'est commencer à se voir comme une part d'un ensemble plus grand, plutôt que comme le centre de l'univers. - Photoclimat 2023 : exposition « Of Nature », Domaine national de Saint-Cloud. - Photo : Isolée sur un fond noir, une femme en justaucorps gris s'enroule à l'envers autour d'une branche fine, les jambes repliées et accrochées au bois, le visage tourné vers le sol. Les feuilles étroites de l'arbre, bien éclairées, forment une couronne verte au-dessus d'elle. Tamara Dean explore le lien physique entre le corps humain et le vivant. Exposition « Of Nature », Domaine national de Saint-Cloud, Photoclimat 2023. - Photo : Au cœur d'un fouillis de grandes feuilles en forme de cœur et de palmes, quatre bras nus émergent de l'ombre et entourent une feuille comme on étreint quelqu'un. Les corps restent cachés : seuls la peau claire des mains et le vert profond du feuillage ressortent. Tamara Dean met en scène cette étreinte entre l'humain et le végétal dans l'exposition « Of Nature », au Domaine national de Saint-Cloud pour Photoclimat 2023. - Photoclimat 2021 : exposition « Of Nature », Forum des Halles. - Photo : Au cœur d'un massif de grandes feuilles d'Alocasia, dans une lumière douce et sombre, des bras nus surgissent du feuillage et étreignent une feuille, le visage caché derrière elle. Les tons vert profond enveloppent le corps, qui semble se fondre dans la plante. Tamara Dean met en scène le corps humain dans la nature pour rappeler que nous en faisons partie. Œuvre de la série « Of Nature », exposée au Forum des Halles à Photoclimat 2021. - Photo : Sous l'immense toiture de lames de verre et d'acier de la Canopée des Halles, une rangée de grands tirages encadrés de bois repose sur des fûts métalliques noirs. Au centre, une image montre des chiens dans un paysage sec ; à droite, une silhouette dans une eau bleu nuit. L'espace ouvert, traversé de lumière, fait de ce lieu de passage une galerie gratuite. Vue de l'accrochage au Forum des Halles pendant Photoclimat 2021. ### Tim Flach, photographe animalier Page : https://photoclimat.com/artistes/tim-flach/ Tim Flach est un photographe britannique, diplômé de la St Martins School of Art, connu pour ses portraits d'animaux stylisés. Il consacre son travail à la biodiversité et à l'empathie envers le monde vivant, et collabore avec des scientifiques pour que la photographie aide à protéger l'environnement. Auteur de plusieurs livres primés et traduits, il est membre honoraire de la Royal Photographic Society, docteur honoris causa de l'Université des arts de Londres et chercheur associé à l'université d'Oxford. Il accompagne Photoclimat depuis la première édition. En 2021, « Regard(s) fascinant(s) » est installé au Parc zoologique de Paris, avec le Muséum national d'Histoire naturelle, dans une scénographie qui évoque une forêt protectrice. En 2025, « Regards fascinants » revient place de la Concorde. Ses portraits au cadrage serré ne montrent pas une espèce mais un individu, avec sa personnalité, et nous invitent à créer un lien avec des animaux souvent menacés pour mieux les protéger. - Photoclimat 2025 : exposition « Regards fascinants », Place de la Concorde. - Photo : Cadrage très serré, presque abstrait, sur le corps velu d'un papillon de nuit et ses ailes brunes, où deux ocelles cerclés de blanc et de rouge sombre dessinent un regard qui fixe le spectateur. Ces faux yeux servent à effrayer les prédateurs. Tim Flach photographie les animaux comme des portraits, pour faire ressentir la beauté et la fragilité du vivant. - Photo : Cadré au plus près, le haut de la tête d'un singe aux poils dressés occupe l'image ; ses deux yeux brillants, écarquillés, regardent droit vers le spectateur. Le noir et blanc très net sur fond noir révèle chaque poil et chaque reflet. Tim Flach photographie les animaux comme des portraits, pour créer un lien d'empathie avec les espèces menacées. Exposition présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025. - Photo : De face, sur un fond bleu nuit, un axolotl à la peau blanc rosé déploie ses branchies frangées de rose comme une couronne, ses petits yeux bleus et sa bouche donnant l'impression d'un sourire. La lumière douce de studio révèle la délicatesse de ses pattes. Cet amphibien, presque disparu dans son milieu naturel au Mexique, incarne la fragilité du vivant chère à Tim Flach. Exposé place de la Concorde, Photoclimat 2025. - Photoclimat 2021 : exposition « Regard(s) fascinant(s) », Parc zoologique de Paris, avec Parc zoologique de Paris. - Photo : Sur un fond noir uni, une petite grenouille au corps vert vif fixe l'objectif de ses deux énormes yeux, aux iris blancs finement mouchetés autour d'une pupille noire. La gorge pâle et le cadrage frontal en font un véritable portrait. Tim Flach photographie les animaux comme des personnes, pour créer de l'empathie envers des espèces souvent menacées. Exposition « Regard(s) fascinant(s) », présentée au Parc zoologique de Paris à Photoclimat 2021. - Photo : Sous un ciel bleu nuit, une dizaine de tirages encadrés de bois s'alignent sur une bande de gazon, éclairés par des projecteurs fixés à de grandes structures en bois aux bras anguleux, comme des arbres stylisés. Au centre, un singe aux yeux écarquillés domine ; autour, une araignée, un loup, un insecte et d'autres animaux. Vue nocturne de l'exposition de Tim Flach au Parc zoologique de Paris, pendant la biennale Photoclimat 2021. ### Valérie Lilette, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/valerie-lilette/ Docteure en anthropologie de l'université de La Réunion, Valérie Lilette a mené des recherches de terrain notamment au Mali, aux Comores, à Madagascar et en Mauritanie. Pendant plus de dix ans, elle a travaillé à sensibiliser le public aux questions sociales, surtout environnementales et climatiques, avec des laboratoires de recherche, avant de devenir photographe professionnelle en 2021. En 2023, l'Académie du Climat a accueilli son exposition « Regards intimes sur le GIEC », présentée avec l'IPSL, l'Institut Pierre-Simon Laplace. - Photoclimat 2023 : exposition « Regards intimes sur le GIEC », Académie du Climat. - Photo : Sur un fond noir, une femme aux cheveux bruns courts, en chemise blanche et bretelles, s'accoude au dossier d'une chaise, la tête posée sur le poing, avec un léger sourire. La lumière douce venue de la gauche sculpte le visage et les mains. Valérie Lilette a photographié pour l'IPSL des scientifiques du climat liés aux travaux du GIEC, loin de l'image austère des laboratoires. Exposition « Regards intimes sur le GIEC », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Accoudé au dossier d'une chaise rouge, un homme en veste et chemise noires croise les avant-bras et fixe l'objectif avec un demi-sourire. Dans ce clair-obscur, la montre au bracelet jaune et le rouge de la chaise sont les seules touches de couleur. Valérie Lilette donne un visage aux scientifiques du climat liés au GIEC, dans une série réalisée pour l'IPSL. Exposition « Regards intimes sur le GIEC », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Les bras croisés sur le dossier d'une chaise, une femme aux cheveux châtains coupés au carré, lunettes turquoise et foulard à motifs colorés, regarde l'objectif avec un sourire calme. Le fond noir et la lumière latérale concentrent l'attention sur l'expression. Ce portrait appartient à la série de Valérie Lilette consacrée aux scientifiques du climat associés au GIEC, réalisée pour l'IPSL. Exposition « Regards intimes sur le GIEC », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Assis face à l'objectif, un homme aux cheveux gris, en pull camionneur rouge brique, pose les mains croisées sur le dossier d'une chaise, le regard grave. Le clair-obscur fait ressortir la texture du tissu et les traits du visage. Valérie Lilette a photographié pour l'IPSL les scientifiques du climat qui contribuent aux travaux du GIEC, au plus près de leur personne. Exposition « Regards intimes sur le GIEC », Académie du Climat, Photoclimat 2023. - Photo : Sur un fond noir profond, une femme aux cheveux bruns bouclés, en gilet bleu marine, pose assise, le menton appuyé sur son poing, avec un léger sourire. Une lumière douce et latérale sculpte le visage et les mains. Pour la série « Regards intimes sur le GIEC », Valérie Lilette a photographié pour l'IPSL des scientifiques du climat, ici Pascale Braconnot, loin de l'image froide des rapports. Présenté à l'Académie du Climat lors de Photoclimat 2023. - Photo : Un homme barbu en chemise bleu ciel aux manches retroussées est assis à l'envers sur une chaise de bois rouge, les bras croisés sur le dossier, et regarde l'objectif avec un sourire franc. La lumière en clair-obscur détache la silhouette du fond noir. Valérie Lilette fait le portrait des chercheurs du climat de l'IPSL, ici l'océanographe Jean-Baptiste Sallée, dans la série « Regards intimes sur le GIEC », exposée à l'Académie du Climat pour Photoclimat 2023. - Photo : Debout face à l'objectif, une femme aux cheveux courts, en chemisier de satin blanc, pantalon rouge et ceinture à motifs, garde les mains dans les poches ; de grandes boucles d'oreilles rondes accrochent la lumière. Le blanc lumineux du vêtement tranche sur le fond noir. Ce portrait de la chercheuse Nathalie de Noblet-Ducoudré appartient à la série de Valérie Lilette pour l'IPSL, « Regards intimes sur le GIEC », présentée à l'Académie du Climat lors de Photoclimat 2023. - Photo : Un homme aux cheveux blancs, lunettes et barbe courte, en pull gris sombre, est assis sur une chaise rouge, la joue posée dans la main, les yeux tournés vers le haut dans une attitude songeuse. La lumière douce le détache d'un fond noir. Valérie Lilette a photographié pour l'IPSL des scientifiques impliqués dans les travaux du GIEC, ici le climatologue Robert Vautard, pour l'exposition « Regards intimes sur le GIEC » à l'Académie du Climat, Photoclimat 2023. ### Vik Muniz, artiste photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/vik-muniz/ Né en 1961, partagé entre le Brésil et les États-Unis, Vik Muniz figure dans de grandes collections et a représenté son pays à la Biennale de Venise en 2001. Il recompose des images connues avec des matériaux inattendus, chocolat, nuages, poussière ou détritus, si bien que l'œil va sans cesse du sujet à la matière. Le film « Waste Land » (2010), consacré à son travail, a été primé à Sundance et nommé aux Oscars. Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO depuis 2014, il a fondé une école d'arts visuels pour les enfants d'une favela de Rio. En 2021, place des Vosges, Photoclimat a présenté « Pictures of Garbage », avec l'UNESCO. Ces portraits sont nés de sa rencontre avec les catadores, les ramasseurs de déchets de la décharge de Jardim Gramacho, décrite comme la plus vaste du monde. Faites des rebuts de notre consommation, les images saluent leur dignité. - Photoclimat 2021 : exposition « Pictures of Garbage », Place des Vosges, avec UNESCO. - Photo : Vue d'en haut, une immense image d'une femme voilée tenant un bébé, un second enfant au premier plan, dessinée uniquement avec des déchets triés par couleur et par valeur ; tout autour s'étalent bouteilles, jouets, pneus et sacs plastiques. Vik Muniz a réalisé cette série avec les trieurs d'une décharge géante près de Rio de Janeiro. Exposition présentée place des Vosges en 2021. - Photo : Au centre du jardin de la place des Vosges, sur le sable, une grande image de Vik Muniz montrant deux corps entrelacés est dressée sur des caisses de transport en bois, entourée de cadres plus petits. Derrière, les façades de brique rouge et d'ardoise et les tilleuls taillés de la place encadrent l'installation. Les œuvres de la série sont composées de déchets récupérés. Vue de l'exposition présentée avec l'UNESCO à Photoclimat 2021. ### Vincent Munier, photographe animalier Page : https://photoclimat.com/artistes/vincent-munier/ Né en 1976, Vincent Munier aime les grands espaces sauvages et les voyages extrêmes. Inspiré par les estampes japonaises et l'art minimaliste, il montre l'animal au cœur de son milieu : panthère des neiges, loup blanc, harfang des neiges ou bœuf musqué, rencontrés lors d'expéditions menées seul et en autonomie. Auteur d'une douzaine de livres, exposé en France et à l'étranger, il a fondé en 2010 les éditions Kobalann. En 2021, la Fondation GoodPlanet a présenté « Les 3 Pôles » dans le cadre des programmes associés de Photoclimat. L'exposition suit son voyage dans les paysages blancs qu'il affectionne : l'Arctique, l'Antarctique et les hauts plateaux du Tibet, surnommés le troisième pôle. Loup arctique, ours polaire, manchot empereur ou panthère des neiges : ces rencontres rares, nées de longues attentes solitaires, rappellent la valeur d'un monde sauvage fragile. - Photoclimat 2021 : exposition « Les 3 Pôles », Fondation GoodPlanet, avec Fondation GoodPlanet. - Photo : Dans un sous-bois lumineux, deux grands panneaux blancs se dressent au milieu des fougères et du lierre, le long d'un chemin de planches. Le premier montre des manchots empereurs, à peine dessinés dans le blanc ; le second une colonie de manchots sur la neige, au pied d'un piton rocheux. Les images épurées de Vincent Munier invitent au silence et au respect du monde sauvage. Exposition « Les 3 Pôles » à la Fondation GoodPlanet, Photoclimat 2021. ### Yann Arthus-Bertrand, photographe Page : https://photoclimat.com/artistes/yann-arthus-bertrand/ Né en 1946, Yann Arthus-Bertrand se passionne très tôt pour les animaux et les espaces naturels. À trente ans, il part trois ans au Kenya avec sa femme pour observer des familles de lions, et c'est là que l'appareil photo devient son outil : il y trouve sa vocation de témoin par l'image. Après les années 1980, marquées par la photographie des grandes compétitions sportives, il revient à ce qui le touche le plus, le lien entre l'homme et l'animal, puis la Terre elle-même. En 2023, sur les quais de Seine, Photoclimat a exposé « L'animal et nous », une sélection de ses images consacrées au bétail et aux chevaux, commencées au début des années 1990 au Salon de l'agriculture puis poursuivies dans le monde entier. L'exposition, accompagnée par La Cense fonds de dotation, interroge la place des animaux dans nos sociétés et notre manière de vivre à leurs côtés, au sein du pôle Biodiversité. - Photoclimat 2023 : exposition « L’animal et nous », Quais de Seine. - Photo : Au milieu d'une vaste steppe sous un ciel gris, une grande toile ocre doré, tendue et éclairée par deux projecteurs, sert de fond de studio en plein air. Devant elle, des cavaliers en costume traditionnel posent avec leurs chevaux, tandis qu'une foule d'éleveurs et d'enfants observe la scène. Cette image montre la méthode de Yann Arthus-Bertrand pour la série « L'animal et nous » : photographier les éleveurs et leurs bêtes comme des portraits. Exposée sur les quais de Seine à Photoclimat 2023. - Photo : Devant une toile peinte aux tons bruns, un homme en chapeau, cravate et pull jacquard vert tient un porcelet dans chaque main ; derrière lui se tient une grosse truie rose, et une dizaine de petits cochons s'éparpillent à ses pieds. La lumière de studio donne à la scène la solennité d'un portrait de famille. Avec « L'animal et nous », Yann Arthus-Bertrand interroge le lien entre l'homme et les animaux qu'il élève. Exposition présentée sur les quais de Seine, Photoclimat 2023. - Photo : Une jument à la robe blanche et à la crinière soyeuse tourne la tête vers son poulain à la robe brune, qui tète sous son ventre. Les deux chevaux se découpent sur une toile de fond brune et dorée, dans une lumière chaude qui fait briller le pelage. Yann Arthus-Bertrand photographie les animaux domestiques en studio, avec le même soin qu'un portrait humain. Image de l'exposition « L'animal et nous », quais de Seine, biennale Photoclimat 2023. ### Yun Faillard, illustrateur scientifique Page : https://photoclimat.com/artistes/yun-faillard/ Yun Faillard est illustrateur scientifique, formé à l'École Estienne. Sa pratique se situe au croisement de l'observation naturaliste, de la recherche sur le climat et du récit en images. Le projet qu'il présente est né de son diplôme supérieur d'arts appliqués en illustration scientifique, en lien étroit avec la Fondation Tara Océan. Hors-les-murs, à Photoclimat 2025, il expose « Fragments, une dérive arctique en six saisons ». Au fil des saisons inuites, l'exposition suit la dérive de la Tara Polar Station, station scientifique conçue pour travailler sur la banquise arctique pendant vingt ans. Entre science embarquée et récit polaire, elle raconte un monde en train de fondre et montre une recherche sur le climat qui engage l'avenir de tous. - Photoclimat 2025 : exposition « Fragments », Hors-les-murs. - Photo : Trois vignettes découpées en biais, dans des tons orange et bleu gris : un chercheur en combinaison orange sort une carotte de glace, une autre personne la manipule au laboratoire, un troisième se penche sur un microscope. Ce dessin de Yun Faillard raconte le travail des scientifiques qui lisent l'histoire du climat dans la glace. Exposition « Fragments » présentée hors les murs, Photoclimat 2025. - Photo : Dans des fragments de dessin aux tons bleu nuit, rose et orange, un navire rond surmonté d'une coupole à facettes avance entre les plaques de glace ; une vue de dessus le montre traçant son sillage dans la banquise. Son nom, Tara Polar Station, est peint sur la coque. Yun Faillard illustre cette base scientifique dérivante dédiée à l'étude de l'Arctique. Exposition « Fragments » présentée hors les murs, Photoclimat 2025. - Photo : Dans un dessin aux bleus profonds, deux personnes en combinaison orange, accoudées au bastingage d'un navire à coupole, contemplent une aurore polaire qui ondule dans un ciel étoilé. Le cadre, découpé comme un hublot, semble nous placer à bord. Yun Faillard raconte la vie des scientifiques de la Tara Polar Station pendant la longue nuit arctique. Exposition « Fragments » présentée hors les murs, Photoclimat 2025. ### Zuzanna Distel Page : https://photoclimat.com/artistes/zuzanna-distel/ Zuzanna Distel a participé à Maskbook, l'œuvre collective et engagée de l'association Art of Change 21. Lancé en 2015 pour la COP21 avec l'artiste chinoise Wen Fang, ce projet rassemble des milliers de participants de plus de quarante pays, qui détournent le masque antipollution pour en faire un support d'optimisme et d'engagement. En 2021, Photoclimat a exposé Maskbook sur les quais de Seine, sous le commissariat de Florence Drouhet. La création de Zuzanna Distel, « Vagues de plastique », y figurait parmi les masques présentés, comme un rappel de la pollution qui envahit les mers. - Photoclimat 2021 : exposition « Maskbook », Quai de Seine, avec Art of Change 21. - Photo : Sur un fond bleu uni, une jeune femme aux cheveux tressés, en pull bleu, regarde l'objectif. Son visage est caché par un masque chirurgical bleu transformé en sculpture : coquilles Saint-Jacques, morceaux de plastique et tuyau annelé comme un tuba. Le masque, créé par chacun, devient un message sur la pollution et la mer. Portrait de Zuzanna Distel pour Maskbook, le projet d'Art of Change 21, exposé sur les quais de Seine à Photoclimat 2021. - Photo : Sur un mur de pierre en partie couvert de lierre, des lattes de bois croisées soutiennent des cadres de bois récupéré. Chacun contient un portrait : masques faits de fleurs rouges, de feuilles jaunes, de tuyaux verts ou de plastique coloré, sur des fonds noirs, blancs ou roses. Ces masques bricolés parlent de pollution de l'air et de créativité citoyenne. Vue de l'exposition « Maskbook » d'Art of Change 21 sur les quais de Seine, Photoclimat 2021.