Juliette-Andréa Élie

Exposition « Les mains qui obliquent », Place de la Concorde, Photoclimat 2025. Exposition « Mysterious Mist », Quais de Seine, Photoclimat 2023.

artiste plasticienne

Originaire de la région des volcans d'Auvergne, Juliette-Andréa Élie s'est formée aux Beaux-Arts de Nantes puis à l'université Concordia de Montréal. Son univers, entre photographie et dessin, questionne le paysage contemporain et nos liens avec les autres êtres vivants, souvent aux côtés de chercheurs. Elle crée des images-objets gravées à la pointe sèche, en superposant des tirages sur papier translucide, miroir ou organza. L'historien Michel Poivert a évoqué sa pratique dans un essai paru en 2024, et elle a reçu la bourse Ronan Guillou 2025.

En 2023, lauréate du prix Une autre empreinte du laboratoire Dahinden, consacré cette année-là à l'air, elle expose « Mysterious Mist » sur les quais de Seine. En 2025, place de la Concorde, « Les mains qui obliquent » naît d'une résidence nomade avec la Fondation Avril, auprès de projets agricoles innovants en France et au Togo : glanage solidaire, élevage, paysannes et semences anciennes, pour une alimentation plus juste.

Photoclimat 2025 : Les mains qui obliquent

Place de la Concorde. Voir dans la galerie des artistes 2025

Image superposée aux tons bleus et violets : un poisson aux grandes écailles, des racines blanches, des bulles et des tiges d'herbes.
© Juliette-Andréa Élie, exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Dans une atmosphère bleu violet, un grand poisson aux écailles sombres et aux nageoires translucides traverse l'image, mêlé à un réseau de fines racines blanches et à des bulles d'eau. Au premier plan, des tiges d'herbes vertes et quelques boutons jaunes se superposent. Juliette-Andréa Élie superpose les couches pour faire dialoguer l'eau, le végétal et l'animal. Exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Collage aux tons bleutés : des personnes penchées cueillent dans un champ, sous une grande fraise et des fils colorés, par Juliette-Andréa Élie.
© Juliette-Andréa Élie, exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Plusieurs personnes, courbées vers le sol, récoltent dans un champ à perte de vue, sous un ciel pâle. Des bandes verticales bleutées, une énorme fraise rouge, des lignes de fils colorés et des silhouettes d'animaux se superposent à la scène. Juliette-Andréa Élie rend hommage au travail des mains dans les champs et à ce que la terre nourrit. Exposition « Les mains qui obliquent » présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Collage de portraits de femmes au Togo, en pagnes colorés, riant, travaillant ou préparant du grain, mêlés à des fleurs roses.
© Juliette-Andréa Élie, exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Sur un fond de tons sable et orangés, plusieurs scènes se fondent : une femme rit en levant les mains, une autre s'accoude, d'autres remuent du grain dans une grande bassine, devant une case et des palmiers. Des fleurs roses et des silhouettes en ombre relient les images. Juliette-Andréa Élie célèbre le travail et la force des femmes rencontrées au Togo. Exposition « Les mains qui obliquent », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Photoclimat 2023 : Mysterious Mist

Quais de Seine. Voir dans la galerie des artistes 2023

Champ de colza en fleurs sous un ciel d'orage, traversé de volutes lumineuses en forme de boucles, par Juliette-Andréa Élie.
© Juliette-Andréa Élie, exposition « Mysterious Mist », quais de Seine, Photoclimat 2023.

Au premier plan, un champ de colza d'un jaune intense s'étend sous un ciel gris bleu chargé de nuages. Au-dessus des fleurs flotte une longue traînée de boucles blanches et jaunes, comme une brume ou un souffle rendu visible. L'artiste intervient sur l'image pour faire apparaître ce qui, dans le paysage, échappe au regard. Juliette-Andréa Élie, exposition « Mysterious Mist », quais de Seine, Photoclimat 2023.

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