Exposition « Institut du Monde arabe », Hors-les-murs, Photoclimat 2025.
Mohamed Alfaraj est un artiste qui passe du film à l'installation, de la sculpture à l'écriture et à la photographie. Né à AlHasa, oasis du désert saoudien, il s'appuie sur ce territoire pour penser la relation entre l'homme et la nature, avec des matériaux locaux comme la terre, les feuilles de palmier ou les dattes, et des récits transmis à l'oral. Ingénieur de formation, il a montré son travail en Arabie saoudite, à Dubaï et à la Biennale de Lyon, et a reçu en 2025 le prix Art Basel Emerging Artist. Il est représenté par les galeries Mennour et ATHR.
À Photoclimat 2025, son travail est présenté dans le cadre d'un partenariat avec l'Institut du monde arabe et la galerie saoudienne ATHR, sous le commissariat de Quentin Richard, attaché culturel de l'ambassade de France à Djeddah. Ses œuvres, poétiques et engagées, parlent de survie et de déclin, de tradition et de modernité, et de régénération écologique et culturelle.
Hors-les-murs. Voir dans la galerie des artistes 2025

Un homme aux cheveux bouclés se tient de dos, les bras croisés de sorte que ses mains, couvertes d'un pigment rouge sombre, s'ouvrent sur ses omoplates. Des traînées de la même couleur coulent le long de sa colonne et dessinent des cercles sur sa peau. Derrière lui, des palmes et un feuillage vert. Mohamed Alfaraj interroge le lien du corps à la terre et à la palmeraie. Œuvre présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025.

Cadrées de près, deux mains se présentent paumes ouvertes vers l'objectif, la peau noircie jusqu'aux poignets d'une matière sombre, des anneaux aux doigts et un bracelet de montre au poignet. Derrière elles, un bloc de pierre ou de terre claire et des plastiques froissés, noirs et blancs. Mohamed Alfaraj fait des mains le témoin du travail et de la trace laissée par la matière. Présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025.

Sur le sol sableux d'une palmeraie, des dizaines de bases de palmes séchées, plantées côte à côte, dessinent une grande spirale qui s'enroule vers le fond de l'image. La lumière filtrée par les palmiers pose des taches claires sur le sable, devant des clôtures de tôle. Mohamed Alfaraj crée avec les rebuts du palmier une œuvre de land art qui rend hommage à cet arbre nourricier. Présentée hors-les-murs à l'Institut du monde arabe, Photoclimat 2025.