Exposition « My Psalms », Place de la Concorde, Photoclimat 2025.
Né à Accra, au Ghana, Prince Gyasi est un artiste visuel autodidacte qui a fait ses premières photos avec un smartphone, à 16 ans. Ses images aux couleurs saturées, marquées par sa synesthésie, qui lui fait associer des couleurs aux mots, évoquent de loin des peintures. Il propose un autre récit que les représentations occidentales de l'Afrique. En 2023, il a été le premier photographe noir choisi pour le calendrier Pirelli, et le magazine Time l'a cité parmi les « Next Generation Leaders ».
Place de la Concorde, il présente à Photoclimat 2025 « My Psalms », avec la Maat Gallery, sous le commissariat de Séverine Morelle et Rodolphe Blavy. Ses photographies célèbrent l'élégance, l'énergie et la force de sa génération au Ghana. Pour lui, l'artiste peut changer l'image de l'Afrique en montrant sa beauté, plutôt que les seuls aspects négatifs qui la définissent trop souvent.
Place de la Concorde. Voir dans la galerie des artistes 2025

Sur un fond entièrement bleu outremer, une fillette en robe blanche, de dos, se hisse sur un cube pour tracer à la craie un électrocardiogramme qui s'emballe ; elle tient un flacon dans sa main gauche. L'image, aux couleurs franches et saturées propres à Prince Gyasi, fait du battement de cœur un signal d'alerte. Exposée place de la Concorde pendant la biennale Photoclimat 2025.

Sur un ciel rose corail, un homme en short bleu électrique, vu de dos, porte une longue perche bleue à laquelle sont suspendus huit bidons jaunes, face à une mer turquoise où passe un navire violet. Les couleurs franches et saturées propres à Prince Gyasi rendent visible la corvée d'eau et la précarité de l'accès à cette ressource. Exposée place de la Concorde pendant la biennale Photoclimat 2025.

Au centre d'une cible posée sur un sol rose vif, une femme en robe blanche bande son arc vers le ciel, entourée de flèches plantées autour d'elle. Derrière, des herbes dorées et des collines vertes s'étendent sous un ciel turquoise. Les couleurs irréelles de Prince Gyasi font de cette scène une allégorie de la trahison et de la vulnérabilité. Exposée place de la Concorde à Photoclimat 2025.