Sandrine Elberg

Exposition « Zones sensibles », Place de la Concorde, Photoclimat 2025.

photographe et plasticienne

Sandrine Elberg est photographe et plasticienne, diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille en argentique et de façon expérimentale, autour de la mémoire, du cosmos et des paysages en transformation. Son œuvre, nourrie d'un héritage scientifique, a été montrée dans plus d'une centaine de lieux, dont la BnF et le Grand Palais. Lauréate de plusieurs prix, elle a publié « M.O.O.N » et « JÖKULL, la mémoire des glaciers », qui interrogent les liens entre science, imaginaire et écologie.

Pour Photoclimat 2025, place de la Concorde, elle signe « Zones sensibles », une carte blanche avec Médecins du Monde sur la santé face aux environnements nocifs. L'ONG agit depuis trente ans contre les inégalités environnementales de santé : logements insalubres et conditions de travail dangereuses touchent d'abord les plus précaires, qui ont aussi plus de mal à se soigner. À partir de ses propres recherches de matières, l'artiste rend visibles ces réalités trop souvent ignorées.

Photoclimat 2025 : Zones sensibles

Place de la Concorde. Voir dans la galerie des artistes 2025

Texture minérale granuleuse en noir et blanc, criblée de trous, qui se détache sur un fond noir piqué de points blancs.
© Sandrine Elberg, exposition « Zones sensibles », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Une matière grise et poreuse, semée de cavités noires, occupe la moitié gauche de l'image et s'effrite vers un fond noir moucheté comme un ciel étoilé. On hésite entre un minerai vu au microscope et une côte vue du ciel. Sandrine Elberg relie ici l'extraction des minerais et les déchets électroniques qu'ils deviennent. Exposition présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Vue aérienne nocturne d'une ville dense en noir et blanc, traversée par une ligne lumineuse en zigzag, sous un ciel étoilé.
© Sandrine Elberg, « Ville labyrinthe », exposition « Zones sensibles », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

Une mer d'immeubles s'étend jusqu'à l'horizon, où les tours se fondent dans un ciel noir semé d'étoiles. Une fine ligne blanche, tracée comme un itinéraire, zigzague à travers les toits. Le noir et blanc très contrasté de Sandrine Elberg fait de la ville un labyrinthe sans fin et interroge notre place dans l'urbanisation galopante. Exposition présentée place de la Concorde à Photoclimat 2025.

Silhouettes de fleurs et d'herbes en noir et blanc devant un nuage de fines gouttelettes, comme une pulvérisation dans les champs.
© Sandrine Elberg, exposition « Zones sensibles », place de la Concorde, Photoclimat 2025.

En contre-jour, des fleurs sauvages et de hautes herbes se découpent en noir sur un ciel nuageux, traversé par un nuage de gouttelettes scintillantes qui retombe sur la végétation. La beauté de l'image cache une menace : Sandrine Elberg évoque la pulvérisation de pesticides dans les champs et ses effets sur le vivant. Exposition « Zones sensibles » présentée place de la Concorde, Photoclimat 2025.

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